Semailles et moissons

Semailles et moissons

"Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d'allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes.

" (Ps. 126.5-6)

Depuis que nous sommes venus vivre dans la vieille demeure familiale où ont vécu mes grands-parents et, plus tard, mes parents, dans un pittoresque petit village au fond de la campagne, nous avons connu un certain "retour à la terre". Chaque fois que nous quittons nos murs de pierre, vieux de bientôt quatre cents ans, nous traversons d'immenses plaines cultivées. Au fil des saisons, nous pouvons observer les travaux des champs. Ici, un tracteur laboure une vaste étendue, et ressemble à un frêle bateau perdu sur l'océan de la glèbe. Puis, après divers travaux, ce sont les semis. Et on ne voit plus personne. Que se passe-t-il ? Le cultivateur ne s'intéresse-t-il plus à ses terres ?

Bientôt, toujours personne, mais la plaine s'est transformée ; toute seule, on dirait. Un tapis vert la recouvre. Et plus tard ce seront les blés dorés qui se balanceront dans la brise. Alors, de nouveau, la plaine s'animera. Ce sera la moisson.

Ce thème des semailles et des moissons est souvent abordé dans l'Écriture, pour illustrer divers aspect de notre vie, que je ne puis évoquer tous. J'aimerais seulement citer deux textes :

"Il faut que le laboureur travaille avant de recueillir les fruits." (2 Tim. 2.6)

"Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu'à ce qu'il ait reçu les pluies de la première et de l'arrière-saison." (Ja. 5.7)

Le cultivateur de ma campagne m'a donné deux grandes leçons. Premièrement, que pour moissonner, il faut semer, et que cela demande beaucoup de savoir-faire et de travail. Deuxièmement, que pour récolter, il faut attendre que le temps ait fait son œuvre. Je n'ignore pas que, sous des latitudes plus nordiques, en été, lorsque le soleil oublie d'aller se coucher, on sème le blé et on le moissonne en cinq semaines. Mais bien que le temps, là-bas, semble travailler plus vite, il est tout de même indispensable.

Combien nous avons besoin de comprendre que cette même loi immuable des semailles et des moissons est valable dans le domaine spirituel. Prenez la confiance en Dieu. Si nous voulons qu'elle grandisse, afin de pouvoir la moissonner au moment de l'épreuve, il faut préalablement en avoir semé les graines, par une marche fidèle, et une communion journalière avec "Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection" (Héb. 12.2, NEG). Nous voulons souvent semer et récolter le même jour : Une épreuve ? Vite, une prière !

Ou en est notre caractère, en tant que chrétien ? (grand silence). Encore une affaire de semailles et de moissons ! Semez une pensée, vous récolterez une action. Semez une action, vous récolterez une habitude. Semez une habitude, vous récolterez un caractère !

"Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l'Éternel" (Osée 10.12)



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