Tout est une question de limites !

Tout est une question de limites !
En balayant devant votre porte, n’oubliez pas que le voisin souffre peut-être…

« Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ. Que chacun examine son œuvre propre, et alors il trouvera en lui seul, et non dans les autres, le sujet de se glorifier, car chacun portera sa propre charge » (Galates 6.2, 4).


Ces deux versets très riches nous montrent que nous devons aider les autres mais également que certaines choses nous concernent nous, et uniquement nous-mêmes. Ils nous gardent aussi d’une véritable plaie : la comparaison.

Ce n’est pas en nous comparant aux autres, encore moins en enviant ce qu’ils ont, que nous acquerrons une signification. C’est quand on portera sa propre charge, c'est-à-dire ce qui nous incombe directement dans notre vie, qu’on trouvera la vraie liberté. Cette liberté nous permettra de ne pas nous laisser envahir par les autres, ni de nous faire manipuler, tout en restant disponibles pour ceux qui ont des fardeaux trop lourds à porter.

Ce passage parle des limites dans notre vie. Les limites définissent ce dont nous sommes responsables et ce dont nous ne sommes pas responsables.

Des conflits avec soi-même et avec les autres surgissent quand on fait l’une des deux erreurs suivantes (ou les deux) :

1. ne pas s’occuper des choses qui sont à l’intérieur de nos limites,
2. s’occuper des choses qui sont en dehors de nos limites.

L’apôtre Paul dit que « chacun portera sa propre charge ». En grec le mot « charge », signifie « sac à dos » ce que nous portons chaque jour lors de notre voyage à travers la vie.

Il s’agit du même « fardeau » dont parle Jésus en Mathieu 12.30 : « Car mon joug est aisé et mon fardeau léger » Cette « charge » inclut les responsabilités que nous devons nous-mêmes endosser sur nos épaules.

Imaginez-vous porter un sac à dos en cuir, semblable à celui des montagnards dans l’ancien temps, et qui ne contient que vos effets personnels. Dieu l’a cousu sur vos épaules, et vous êtes censée protéger ce qu’il y a dedans, ne pas permettre aux autres de rajouter des choses qui ne sont pas à vous, et vous ne devez pas non plus prendre des choses de ce sac à dos pour aller les rajouter chez les autres et de ce fait rendre leur sac à dos plus lourd.

Voilà ce qu’il contient : vos pensées, vos attitudes, vos opinions, croyances, besoins, choix, sentiments, valeurs, votre temps, vos possessions, votre argent, vos dons, vos talents, votre comportement et votre corps. Vous devez donc protéger ce contenu précieux et le maintenir vous-même en état. Voilà votre responsabilité.

A vous d’évaluer si vous prenez bien vos responsabilités concernant votre sac à dos.

Réfléchissez si votre sac à dos contient bien ce qui vous appartient. Il se peut que vous ayez permis à des personnes de rajouter des choses dans votre sac à dos. A ce moment-là, vous serez prise d’un sentiment de malaise, d’être manipulée, d’un réel ras-le-bol de certaines personnes, de ne pas arriver à gérer votre temps, ou simplement de vous sentir envahie par les autres.

Il se peut aussi que ce soit l’inverse, que vous ne vouliez pas vous occuper de ce qu’il y a dans votre sac à dos et que vous le placiez dans le sac à dos d’une amie. Cette dernière pourra devenir agressive à votre égard, ou prendre du recul envers vous. C’est simplement que vous lui avez mis un poids supplémentaire dans sa vie qu’elle ne peut pas porter. On peut dire que Dieu n’avait pas prévu ce fardeau supplémentaire pour cette personne.

De ce fait, en rajoutant des poids dans le sac à dos des autres, nous renforçons leur comportement négatif. Nous pouvons aussi les rendre dépendants de nous-mêmes, entravant ainsi leur croissance psychologique et spirituelle.

En nous occupant à charger le sac à dos des autres, nous pouvons en arriver à négliger de gérer le contenu même de notre sac à dos. Nous ne prenons pas la responsabilité que Dieu nous a confiée et devenons par là de mauvais intendants.

Par contre, au verset 2, Paul décrit une « charge » différente : « Portez les fardeaux les uns des autres ». Le terme grec est le mot « poids lourd » (pierre lourde » : des fardeaux pesants, qui nous écrasent et qu’on ne peut porter seul.

Quand nos amis, nos proches, nos frères et sœurs dans la foi vivent des tragédies de la vie, des crises, des pertes, des événements qui leur tombent dessus, nous devons les aider à supporter leur fardeau du mieux que nous le pouvons. C’est cela l’amour fraternel.

Dieu désire qu’on traite différemment les poids lourds des sacs à dos. Nous ne devons pas prendre sur nous le sac à dos de quelqu’un rempli de problèmes. Mais celui qui est abattu et écrasé par les poids lourds qui lui tombent dessus, celui-là nous devons le soutenir jusqu’à ce qu’il soit remis sur pied, comme dans l’histoire du bon samaritain.

Nous sommes pleinement responsables de nous-mêmes, du sac à dos que nous portons. Mais nous sommes partiellement responsables des autres. Nous les aidons avec leurs poids lourds quand nous le pouvons. Nous allons-nous blesser et blesser les autres si nous portons la fausse charge. Il faut laisser les autres subir les conséquences de leurs actions par rapport à la façon dont ils ont géré leur sac à dos.

A vous d’évaluer si votre sac à dos est allégé ou trop lourd ou s’il contient le bon poids pour avancer dans la vie et vous permettre de soulager les autres de leurs poids lourds dans une vraie liberté.


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1 commentaire
  • Abby Il y a 15 années, 1 mois

    Je vous recommande un excellent livre à ce sujet : Oser s'affirmer, l'art de poser ses limites de John Towsend et Henry Cloud ( deux chrétiens). Editions Empreinte temps présent.