Trois échanges

Trois échanges

"… lui [Jésus] qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

" (1 Pi. 2.24)

La crucifixion de Jésus nous interpelle, et, pour certains, surtout depuis que Mel Gibson l'a décrite d'une façon si intense dans son film "La Passion du Christ". Je n'entrerai pas dans la controverse — inutile, à mon sens — que ce film soulève. Je veux seulement souligner le fait que cette croix qu'a subie Jésus, horrible et effrayant instrument de torture romain, a été banalisée au cours des siècles, pour ne pas dire galvaudée, au point d'être aujourd'hui un objet de décoration en broche ou en pendentif. Pour le souvenir, prétendra-t-on ! Combien, dites-moi, qui portent cette croix en sautoir ou en pendant d'oreille, pensent un seul instant au Crucifié ? Et pourriez-vous imaginer un royaliste vénérant le souvenir de Louis XVI, portant une mignonne petite guillotine en or guilloché ?

Le Prince de la vie, celui qui, seul parmi les hommes, pouvait satisfaire la norme de la justice divine, celui qui possédait toutes choses, a volontairement renoncé à tous ses droits pour me sauver, et a accepté trois échanges :

1. Sa vie contre ma mort : Mon sort inéluctable de pécheur était la mort éternelle. Il est mort afin que je vive (Jn. 10.11-18) :

Car le salaire du péché, c'est la mort" (Rom. 6.23).

"Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ." (Rom. 6.10-11)

2. Sa justice contre mon péché : Il était Le Juste, et je n'avais que mon péché. Il a pris sur lui mon péché et il m'a donné sa justice :

"Celui [Jésus] qui n'a point connu le péché, il [Dieu] l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu." (2 Co. 5.21)

3. Sa richesse contre ma pauvreté : Le Fils de Dieu, qui possédait l'univers entier, s'est dépouillé de sa gloire pour me délivrer de ma pauvreté :

"[Jésus] s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes" (Phil. 2.7)

"Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis." (2 Co. 8.9)

Qui pourra jamais sonder la profondeur de l'amour qui a conduit à un tel sacrifice ?

Les vaines religions du monde ont des dieux qui exigent. Nous avons un Dieu qui se donne lui-même en la personne de son Fils. Cet amour ne vous touche-t-il pas ? Allez-vous lui faire l'insulte de le refuser, et de rendre nul à votre égard le dessein de Dieu ? (Luc 7.30)



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