Trump, Brexit, Le Pen – Il y a des tas de gens en colère

Trump, Brexit, Le Pen – Il y a des tas de gens en colère

Il y a un sentiment palpable de frustration, de colère et de peur dans l’air, dans le monde entier. Aux États-Unis, il s’exprime à travers Donald Trump et Bernie Sanders. L’Angleterre a choqué le monde entier avec son Brexit.

En France, le parti d’extrême droite de Marine Le Pen sert de mégaphone à ceux qui en ont marre du statu quo.

Ces sentiments ont toujours existé mais j’ai l’impression qu’ils sont maintenant en ébullition au lieu de simplement frémir.

Quand les gens se mettent en colère, de bonnes choses peuvent se produire. Aux États-Unis, MADD (« Mothers Against Drunk Driving », c’est-à-dire « Les mères contre la conduite en état d’ivresse ») est né de la colère de Candy Lightner qui a perdu sa fille de treize ans, renversée par un conducteur saoul.

MADD dit que le nombre de morts causés par des conducteurs en état d’ivresse a diminué de 50 % aux USA depuis sa fondation.

C’est bien.

Mais, ce n'est pas toujours bien
En Allemagne, dans les années trente, cependant, des gens en ont eu marre de la souffrance économique et de la honte suite à leur défaite lors de la Première Guerre Mondiale. Les nazis, les communistes et d’autres ont offert des solutions aux personnes en colère – et ils ont ouvert la voie à la montée au pouvoir d’Adolph Hitler.

La morale de l’histoire, c’est qu’il faut nous assurer que notre colère conduit à quelque chose de meilleur – si possible.

Je ne sais pas comment tout ça va finir, mais la colère et le venin, de chaque côté du spectre politique, me choquent. Les médias – qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre – remuent constamment la boue et ont mis KO le journalisme impartial. Aujourd’hui, les « nouvelles » nous informent souvent plus sur la tendance politique du journaliste que sur ce qui se passe dans le monde.

Voilà deux choses que j’espère vraiment : j’aimerais que chacun de nous puisse se rappeler que nous ne savons pas tout. Si nous gagnons, souvenons-nous que nous partageons ce pays avec d’autres qui l’aiment aussi.

Obtenir 50,001 % des votes ne veut pas dire que nous avons raison. Ça fait juste de nous les vainqueurs de l’élection. Évidemment, ces 49,999 % de gens qui ont voté pour le perdant passent, en quelque sorte, pour des idiots.
Mais ils apportent aussi une autre façon de voir les choses et nous mettent au défi de penser au-delà de notre expérience limitée.

Respecte l’autre, même si tu n’es pas d’accord avec lui. Honnêtement, il m’est difficile de suivre mon propre conseil quand je vois des adultes agir comme des enfants de deux ans. Ce sont ces gens qui vont diriger le monde libre ? Aide-nous, Seigneur !

Ce que j’espère pour l’Église, c’est que nous puissions arrêter d’agir comme si toutes choses dans l’Histoire dépendaient d’Hillary ou de Donald, de François, Marine ou Nicolas. Aucun d’eux n’a des cicatrices de clous dans les mains.

Nous voyons des politiques dans tout l’Ancien et le Nouveau Testament. Le fait est que, partout où des hommes vivent ensemble, ils doivent décider des règles leur permettant de vivre ensemble et des personnes représentant l’autorité.

Ça ne peut pas marcher sans règles et sans autorité.

Politique ou prière ?
Les chrétiens peuvent/doivent être impliqués dans nos sociétés démocratiques. Nous avons besoin de camionneurs chrétiens, de banquiers chrétiens, de secrétaires chrétiens, de docteurs chrétiens et de politiciens chrétiens. Et non, ce dernier n’est pas un oxymore.

Ce qui pose problème, c’est quand nous pensons que notre principal recours est la puissance politique temporelle. Il y a une Puissance qui règne au-dessus de tout et Il est celui qui décide et qui dispose.

Ce qui me dérange, c’est que nous puissions être aussi passionnés au sujet de la politique tout en étant si tièdes vis-à-vis de la prière, si exaltés au sujet des républicains et des socialistes ou le FN et si « hein, quoi ? » au sujet de la destinée éternelle d’une personne.

Parfois, j’ai l’impression que nous sommes comme des taureaux en colère, réagissant à la cape rouge du toréador qui manie ceux qui ne sont pas d’accord avec nous. Et le « toréador » agite souvent sa cape, simplement pour nous contrarier, nous voir charger et accomplir… pas grand-chose.

Notre message le plus puissant, c’est Jésus et la vie transformée qu’Il apporte.

Nous pourrions gagner la guerre des cultures et tout de même perdre la guerre éternelle pour les âmes des hommes. Des hommes pécheurs qui agissent bien en respectant la loi du pays restent tout de même des hommes pécheurs, perdus sans le Seigneur Jésus. Quand Jésus change notre cœur, nous n’avons pas besoin d’une loi pour nous obliger de faire ce qui plaît à Dieu.

Nous voulons Lui plaire.

Une opportunité incroyable
Église, quoi qu’il puisse se passer, le Seigneur gagne ! Même si le diable lui-même était élu Président, l’Église serait encore victorieuse parce que le Capitaine de notre Salut l’a vaincu à la Croix.

Les temps difficiles sont une opportunité pour l’Église.

« Mais, David, je n’ai jamais vu le péché caracoler et se lisser les plumes comme maintenant. » Oui, c’est vrai. Quelle opportunité !

« La loi est intervenue et alors les fautes se sont multipliées ; mais là où le péché s'est multiplié, la grâce de Dieu a été bien plus abondante encore. Ainsi, de même que le péché a manifesté son pouvoir de mort, de même la grâce de Dieu manifeste son pouvoir salutaire pour nous conduire à la vie éternelle par Jésus-Christ, notre Seigneur.” (Rom. 5:20, 21 BFC)

La traduction The Message paraphrase ainsi : « Tout ce qu’a accompli l’ancienne loi vis-à-vis du péché, c’est de produire d’avantage de personnes violant la loi. Mais le péché n’avait pas, et n’a pas, la moindre chance face au pardon agressif que nous appelons grâce. Quand le péché affronte la grâce, la grâce gagne haut la main. Tout ce que le péché peut faire, c’est nous menacer de mort, et c’est tout. La grâce, parce que Dieu rassemble toutes choses dans le Messie, nous invite à la vie – une vie qui continue encore et encore, sans fin. »

C’est un peu sorti du contexte, mais la vérité nous crie tout de même : « Hé, si le péché abonde de tous côtés, la grâce surabonde ! La grâce SURABONDE. »

Église, cesse de pleurer sur facebook au sujet de ce que l’ennemi est en train de faire. Lève-toi et accomplis des exploits dans le Nom du Seigneur. La grâce pulse dans l’atmosphère. C’est notre jour.

Crois-tu réellement en la Parole de Dieu ? Sois en colère contre ce qui met Dieu en colère – les ravages du péché dans les vies, des cœurs brisés, des relations détruites, des enfants qui grandissent dans des foyers remplis de haine, des hommes et des femmes séparés de Dieu. Soyons en colère contre ça, levons-nous et apportons la grâce de Dieu à ce monde chancelant.

(Vous m’aimez encore quand même ? Hé, chacun de vous est spécial et je vous aime et vous apprécie. Le cri de mon cœur pour chacun de nous, c’est que Dieu nous touche, nous aide à grandir et nous rende capable d’apporter Son amour à ceux qui en ont désespérément besoin.)

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12 commentaires
  • Lilas34 Il y a 3 années, 10 mois

    merci pour cet exhortation a médité amen!!!
  • Yimgos Il y a 3 années, 11 mois

    Texte riche et qui interpelle. Que l'Eternel vous bénisse. Même si le diable lui-même était élu Président, "Même si le diable lui-même était élu Président, l'Église serait encore victorieuse parce que le Capitaine de notre Salut l'a vaincu à la Croix." Seigneur, Tu nous attend à la breche, plutot qu'au parloir, s'Il Te plait, aides nous à veiller, comme des sentinelles éveillées, que Tu trouveras à leur poste le jour de Ton retour. Merci pour Ton Salut que Tu nous accordé en Jésus-Christ! Amen!
  • noeliagracemia57 Il y a 3 années, 11 mois

    Amennnn !!! Que notre Seigneur nous ferme et intègre en sa parole et que tout les chose futile du monde glisse sur nous et que rien ne s'accroche que seul Dieu règne en nous et sur nous . Soyez beni dans le nom de notre Seigneur Jésus Christ amen
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