Un été de guerre

Un été de guerre

Voici le cri de guerre, typique pour cette époque, fait par le roi Joas. Nous le trouvons dans le deuxième livre des Rois, C'est le premier verset d’un passage très approprié pour les jours dans lesquels nous vivons car il nous raconte une histoire de guerre (2R 13. 14-20). Depuis quelques années maintenant nous avons l’impression que le monde entier parle de guerre; la guerre présente contre le terrorisme et d'autres, encore inconnues, mais certainement à venir.

En tant que pasteurs, leaders et chrétiens responsables dans l’église locale, il ne faut jamais oublier que nous sommes également impliqués dans une guerre. Elle n’est pas moins réelle que celle contre le terrorisme dont nous sommes témoins à chaque jour par les médias, et elle n'est moins importante!
Notre guerre est une guerre spirituelle contre les forces des ténèbres qui emprisonnent le monde francophone. Nous pouvons l’appeler « la guerre pour l’âme de la francophonie ». La « francophonie » est un terme qui existe depuis 1880 et qui décrit le réseau global des nations françaises. Il a été popularisé par les leaders de la France, du Canada et du Sénégal en 1985 pour des intérêts économiques et politiques. Quant à nous, notre intérêt pour la francophonie vise son avenir spirituel et sa vie éternelle. Nous nous soucions pour le bien-être de son âme!

Comme Joas dans cette histoire, nous prononçons avec larmes et émotion la guerre contre notre ennemi spirituel et les forces des ténèbres qui terrorisent depuis des années des millions de gens du monde francophone. Notre guerre en faveur de la francophonie est un combat pour :

  • 500 millions d’âmes réparties dans 46 pays et 51 villes comptant plus de 250,000 habitants.
  • 10 des 40 pays les moins évangélisés sur la planète, représentant un quart.
  • 7 des 10 pays les plus pauvres au monde, représentant 70%.
  • 11 pays sous l’influence séductrice et destructrice de l’Islam avec un pourcentage de population musulmane de 80% ou plus.
  • 4 pays avec une population musulmane de 99%.

Elle est aussi un combat contre :

  • La pauvreté spirituelle que nous vivons en Amérique du Nord représentée par le Québec et en Europe représentée par la France, la Suisse et la Belgique. Une pauvreté spirituelle reflétée par l’obsession sexuelle et matérielle, la violence, l’indifférence religieuse, la paresse spirituelle et l’idolâtrie
  • Les maladies comme le sida qui ravagent les pays africains et qui deviennent rapidement un fléau incontrôlable. 
  • Les problèmes politiques, les guerres civiles, l’oppression militaire et spirituelle, le Vaudou qui réussit à garder des pays entiers esclaves, la crainte, la corruption, le racisme et la haine sous toutes ses formes.

Comme Joas nous constatons que l’ennemi est à la porte et que le temps pour l’action est arrivé. C’est eux ou nous; la situation est urgente et c’est pourquoi nous crions « Père! Père! La guerre, la guerre! ». Et comme Joas nous voulons aller vers la bonne personne et à la bonne place.
Le roi Joas avait bien des défauts et des faiblesses, mais au moins il savait ou aller dans les temps de crise et de guerre. Il a couru à la bonne place et vers la bonne personne. Il est allé chez Élisée, l’homme de Dieu renommé, l’homme de la prière. Courir vers Élisée était de courir vers la puissance divine. Pendant les jours de guerre physique et spirituelle, où sont les hommes, les femmes et les jeunes qui courent vers le secours surnaturel du Dieu très haut dans la prière? Qui courra avec urgence vers la bonne personne (Jésus) et vers la bonne place (le lieu de la prière)?

Quand nous voyons l’ennemi à la porte de cette génération, prêt à faire un ravage chez nous, il faut courir (et non marcher), vers l’autel de l'église, vers le sanctuaire, vers la présence et la puissance de Dieu. Il faut courir vers notre Père céleste et, tout comme Josias, élever notre voix pour invoquer Son aide et Son secours. Il faut faire comme l’apôtre Paul nous l’enseigne en Romains 8 et prier par l’Esprit en disant « Abba! Père! » Paul nous dit de crier littéralement en faveur de ce pays et cette génération. Joas est allé vers la bonne personne et il a reçu ce que nous avons besoin en ce moment … une parole prophétique de la part de Dieu. Une promesse de l’intervention divine pour la guerre, venant d’un véritable homme de Dieu.

Ce que j’apprécie de l'histoire de cet homme, Élisée, c’est qu’il n’a pas hésité une seconde avant de répondre avec une parole d’assurance. Il est un homme d’une foi inébranlable. Un homme qui avait une parole de la part de Dieu précisément pour l’occasion. Il n’a pas chancelé entre deux opinions. Il n’a pas répondu « peut-être… si le climat est bon… un jour… je ne sais pas, que sera sera … s’il n y a pas trop d’obstacles… s’il n’est pas trop tard » mais plutôt avec une parole de foi et de confiance. Une parole venant d’un homme qui connaissait Dieu comme l’ultime guerrier et la suprême autorité.
Malgré son âge avancé, son affliction et sa faiblesse (vs.14), malgré le fait qu’il arrivait vers la fin de sa vie (v.20), il était encore un guerrier de la foi. Son corps était faible mais son esprit était encore fort. Il ne manifestait aucune indifférence face à la crise du moment et le cri de Joas. Il prend la main de Joas (v.16), pour lui signifier la solidarité et l’unité entre les générations. Élisée ne manifeste aucune jalousie, amertume ou mépris à la fin de sa vie mais il reflète plutôt l’importance de travailler main dans la main avec la jeune génération pour lancer la flèche par la fenêtre. C'était le symbole de la victoire. Pour Élisée ce n'était pas une situation désespérée mais une fenêtre ouverte pour que Dieu révèle Sa puissance et Sa gloire. L’ennemi peut gagner quelques combats et faire des menaces à haute voix mais ultimement la victoire appartient à Dieu!
Ce que Joas voyait comme un problème, Élisée le voyait comme une porte ouverte, une occasion pour que Dieu répondre à la prière et accorde la délivrance.

On ne trouve chez Élisée aucun esprit cynique, fataliste ou négatif. Il ne voyait que les possibilités. Le dernier acte dans la vie d’Élisée, un homme qui a vu Dieu agir à mainte reprises pendant plusieurs années de sa vie, était un acte de foi en Dieu. Qu’allons-nous faire devant l’état spirituel pénible de la francophonie? Devant nos propres crises ? Allons-nous devenir frustrés, découragés, amers? Allons-nous abandonner ou céder à la crainte ou aux mensonges de l’ennemi? Allons-nous devenir fatalistes et accepter l’inacceptable? Ou bien allons-nous courir vers le lieu de la prière et voir Dieu agir? Il faut voir nos crises comme des portes ouvertes pour Dieu, lancer nos flèches vers l’ennemi par la prière et croire pour un miracle? Qu’en pensez-vous?

Il existe une parole pour nous qui œuvrons dans le monde francophone. Une parole divine de victoire et une promesse d'un meilleur avenir spirituel pour la francophonie. Quand je pense aux centaines d’étudiants qui suivent une formation ici à l’Institut Biblique du Québec, et qui viennent d’un peu partout de la francophonie, je suis encouragé et inspiré car chacun d’eux représente la promesse de Dieu pour la francophonie et une flèche envoyée dans la guerre pour apporter la victoire par et pour notre Seigneur Jésus-Christ.

Cet été, chers étudiants et collègues, amusez-vous, reposez-vous, et profitez comme il faut du beau temps, mais je vous supplie de ne pas oublier que nous sommes engagés dans une guerre d’une suprême importance. Courrez donc vers la bonne personne et vers la bonne place, saisissez la main d’un homme de Dieu quelque part et ensemble nous gagnerons le combat pour ces millions de francophones.

Y a-t-il autre chose à apprendre de ce passage concernant la guerre? Oui! Est-ce que la manière avec laquelle nous prions est importante? Oui! Mais nous en parlerons un autre moment.
Bonnes vacances et bonne guerre! Le Seigneur est avec vous!

Pasteur Mark LECOMPE


Mark Lecompte est président de l'Institut Biblique du Québec. Il est aussi Pasteur Associé à l'Église Nouvelle Vie de Longueuil, sur la Rive Sud de Montréal, avec le Pasteur Claude Houde (QC).



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