Un pardon par procuration ?

Un pardon par procuration ?


Juste au moment où je pense – me semble-t-il – être agréable au Seigneur, je me trouve dans une situation qui me montre que l'Eternel demande que je marche humblement avec Lui !

Je n'aime pas trop demander pardon. Je suis beaucoup mieux qu'avant mais... je lutte quand même. Généralement, c'est l'autre qui m'a provoqué et ma réaction était entièrement justifiée. Après tout, j'ai le bon exemple d'Adam, dans le jardin, qui a accusé Dieu à cause de la femme qu'Il a mise auprès de lui.

Comme c'est plus facile de "faire" pour le Seigneur que de lui obéir !

"Pourrais-tu aller à La Poste chercher ce paquet pour moi ?" m'a demandé mon mari, en me donnant la notice "Avis de passage" que le facteur avait déposé dans notre boîte aux lettres.

Cela ne m'emballait pas trop d’aller à ce bureau ; c'était un bureau mal organisé et il n'était pas rare d'attendre une bonne trentaine de minutes avant d'arriver au guichet. Mais j'aime beaucoup mon mari. Et ce n'était pas différent cette fois-ci !

Arrivée au guichet, je présente la feuille à la dame qui me demande si j’ai la procuration de mon mari.
- Procuration, quelle procuration ?
- Oui, je ne peux pas vous donner le paquet sans une procuration de sa part.
Un autre défaut que j'ai, c'est de monter vite en pression… et cette fois-là je n'ai pas manqué de le faire !

"Quoi, une procuration, qu'est ce que c'est que ça?" lui dis-je, tout en espérant que mon accent trouverait grâce auprès d’elle. "J'ai attendu trente minutes pour rien, c'est pas possible etc. … etc. ..."
Vous connaissez la chanson?
Bref, j'ai quitté la Poste, furieuse, et sans le paquet.

Si vous doutez qu'il y a un Saint-Esprit, moi je vous assure qu'il y en a un. Après cinq minutes de marche vigoureuse, où je pestais intérieurement sur l’incompétence des gens, je me suis brusquement arrêtée. Une petite voix était en train de me dire clairement de retourner à la Poste et de demander pardon !
Et savez-vous quoi ? Je n'ai pas trop discuté, contrairement à mon habitude, parce que je savais pertinemment que j'avais eu tort !

Alors, eh bien, j’y suis retournée, j'ai encore attendu trente minutes, et oui, j'ai demandé pardon à la dame pour mon attitude; c’est elle qui avait raison, elle faisait son travail comme il faut.

Chaque situation pénible et difficile, si petite soit-elle, est une occasion d'avancer en Lui.
« Et ce que l’Eternel te demande… c’est que tu marches humblement avec lui » Michée 6 ; 8

Love,


PS : Pour la petite histoire, c'est mon mari qui est retourné chercher le colis !



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