Voulez-vous hurler dans l'aéroport?

Voulez-vous hurler dans l'aéroport?

J’ai entendu des gens dire : « Je déteste prendre l’avion ! » Je ne déteste pas prendre l’avion. Je veux dire: a-t-on souvent la chance de passer neuf heures coincé dans un minuscule espace, avec les genoux sous le menton et le voisin de devant allongé dessus ? (S’il peut y arriver)

A-t-on souvent la chance de manger de la nourriture aussi étrange que celle qu’ils servent dans les avions ? Elle est mystérieuse. Et le mystère, c’est excitant, pas vrai ? Prendre l’avion, c’est génial. Ce sont les aéroports qui me tapent sur les nerfs.

L’autre jour, nous rentrions de France où nous avions prêché. Nous étions sûrs de nous-mêmes, parce que nous avions souvent été dans cet aéroport. Sauf que… Sauf qu’il y avait un problème avec une espèce de machine à bagage et la file d’attente pour passer le contrôle ressemblait aux files d’âmes en peine attendant de pouvoir grimper sur la Tour Eiffel.

Et puis, nous avons dû nous éloigner rapidement parce qu’une âme naïve avait laissé son sac sans surveillance et que la police mettait tout le monde en sûreté, au cas où les sous-vêtements de l’homme en question exploseraient.

Quand nous sommes enfin revenus dans la file, un enfant qui devait avoir deux ans hurlait d’une voix qui aurait irrité un saint. Aïe, aïe, aïe. Quand j’ai chaud, que je suis fatigué et irrité, un enfant qui hurle me tape singulièrement sur les nerfs. Si j’avais hurlé comme ça à proximité de ma mère, je ne serais pas là pour vous raconter l’histoire.

Mais vous savez quoi ? J’en suis arrivé à la conclusion qu’il verbalisait simplement ce qu’un grand nombre d’entre nous ressent intérieurement quand nous expérimentons le stress des aéroports. C’est juste qu’il n’est pas socialement acceptable de faire une scène, de hurler, etc. en public quand on a plus de vingt ans.

J’étais tenté de hurler moi-même.

 

La vie ressemble souvent à un aéroport bondé. Les factures, les enfants, les maris, les femmes (non, efface ça! Les femmes ne te feraient jamais te sentir de cette façon), la maladie, les patrons, les amis, les épreuves, les injustices, etc., tout cela joue sur nos nerfs comme des ongles crissant sur un tableau noir.

Nous pouvons ajouter au mélange nos propres échecs, nos fautes, nos péchés, nos insécurités, nos manquements, nos incapacités et notre énervement. Souvent, nous sourions à l’extérieur alors que nous hurlons à l’intérieur. Cela m’aide à mieux comprendre l’enfant qui criait.

Ce n’est pas pour cela que j’aimerais l’entendre à nouveau, cela dit.

Une des choses qui m’ont vraiment mis au défi ces derniers temps, c’est la joie que possédaient des gens comme Paul. Il est constamment en train de dire aux autres d’être joyeux et reconnaissant envers Dieu. Mais si quelqu’un avait le droit de renifler et de pleurer, c’était bien lui. Il avait été jeté en prison, battu, naufragé et je ne sais quoi encore.

Et pourtant, son conseil pour nous, c’est : “Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire. » (Philippiens 3.1)

« D’accord. Tout cela, c’est très bien pour Paul », dis-tu, « mais il jouait dans une autre catégorie que moi. C’est un de ces gars qu’ils peignent avec une auréole sur la tête. Je ne peux tout simplement pas réagir de cette façon. »

Il n’est pas facile d’avoir la bonne attitude. Il n’est pas facile de se réjouir quand la vie ne se comporte pas bien. Il est plus facile d’être reconnaissant envers Dieu quand on reçoit un remboursement de la part des impôts que lorsqu’on doit donner de l’argent durement gagné à l’Etat.

Mais cela ne semblait pas changer beaucoup l’attitude de Paul. Quand les choses tournaient mal, il était capable de faire virer la « barre de son attitude » pour tourner autour et revenir à la louange et aux remerciements envers le Seigneur Jésus.

Pourquoi ? Comment ?

Je ne prétends pas avoir tout compris, mais je connais au moins une partie de la raison. Paul regardait l’ensemble de l’image et pas seulement la situation qui se trouvait en face de lui. Il avait perdu sa position, son argent, un futur plein de promesse au sein de sa religion et l’estime des dirigeants de son peuple.

S’ils avaient eu un bureau de poste, la photo de Paul marquée : « Recherché mort ou vif » y aurait été suspendue.

Mais il avait décidé que le fait de connaître Jésus, de Lui obéir et d’avoir la promesse de la vie éternelle pesait plus que tout ce qu’il avait dû abandonner.

« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort … » (Philippiens 3:7-10).

Celui qui loue, qui loue réellement, celui qui remercie Dieu, qui Le remercie vraiment, voit l’image dans son ensemble. Celui qui ne voit que ce qui se trouve sous son nez se contente de hurler.

Es-tu un «louangeur» reconnaissant ou un hurleur ? A toi de décider...

 

 

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