Y a-t-il encore besoin de missionnaire ? Quelques obstacles à l’envoi de missionnaire.

Y a-t-il encore besoin de missionnaire ? Quelques obstacles à l’envoi de missionnaire.

Introduction

Le " encore " de la question du titre peut laisser supposer qu’il n’y a plus besoin aujourd’hui de missionnaires, et c’est peut-être le constat ou la question que se posent certains. Mais au travers de ce qui suit nous verrons que plus que jamais, il y a besoin de missionnaires.

Plan de cette étude :

1 - Quelle nation n’ a pas encore d’assemblée évangélique ?

2 - Œcuménisme

3 - Régionalisme religieux

4 - La moisson est grande

5 - Quel type de missionnaire ?

6 - Les églises en mission

7 - Envoyer des missionnaires

1 - Quelle nation n’ a pas encore d’assemblée évangélique ?

Si nous faisons le tour de la planète nous constatons que dans toutes les nations il y a des églises ou des groupes évangéliques, même dans les pays les plus durs et les plus fermés, comme la Corée du Nord, l’Iran, etc (tout dépend aussi de ce qu’on appelle nation).

Partant de ce fait certains peuvent dire : " aujourd’hui, il n’ y a plus besoin de missionnaire ". Toutefois, ce n’est pas parce qu’il y a quelques églises ou quelques chrétiens dans un pays que ce pays est évangélisé, pouvons-nous nous satisfaire de quelques centaines de chrétiens dans un pays qui est habité par plusieurs millions d’habitants ?

Dans Matt 28 :19, Jésus a demandé à ses disciples de faire de toutes les nations disciples. Devons-nous nous arrêter parce que dans chaque nation il y a des disciples? Non, bien sur.

Dans Marc 16 :15 il est écrit : " Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. " Dans l’expression " toute la création " les nations sont comprises, mais pas seulement, il y a aussi les tribus, les peuples, et ceux de toutes langues, ce sont toutes les âmes qu’il nous faut atteindre, dans le livre de l’Apocalypse nous apprenons qu’il y aura des rachetés de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. (Apo 7:9 Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.)

Est-ce le cas aujourd’hui ? Non.

Trop nombreux sont encore les peuples, les tribus où il n’y a pas une seule âme connaissant le Seigneur Jésus.

2 - Œcuménisme

Un piège de l’œcuménisme est de nous amener à penser qu’il n’y a pas besoin de missionnaires puisqu’il y a déjà des églises chrétiennes, mais qu’entendons-nous par chrétien ?

Certains disent (quand ça les arrangent) qu’il n’y a pas besoin de missionnaires dans certains pays car ils y sont déjà.

Mais nous envoyons des missionnaires car nous savons que ces « chrétiens » ne sont pas nés de nouveau et que leurs responsables religieux ne prêchent pas l’évangile dans son intégralité.

Il est important d’étudier chaque champ missionnaire. Quelles sont les églises qui y sont, combien de chrétiens, à combien s’élève la population de ce lieu ? Est-ce que ces églises prêchent la nouvelle naissance, annoncent-elles fidèlement l’évangile ? Si oui, que Dieu soit béni, et si ces églises sont assez nombreuses pour évangéliser leur région il n’ y a peut-être pas besoin d’y aller pour y planter le " drapeau " de notre dénomination. Peut-être que ces églises ont seulement besoin d’aide. Ne leur fermons pas notre cœur parce qu’ils sont d’autres dénominations, ou parce qu’elles ont été ouvertes par d’autres pays. Il faut néanmoins avoir certaines garanties et bien étudier tout le contexte avant d’envoyer une aide ou avant d’établir un partenariat.

Mais ils sont encore bien nombreux les endroits où il n’ y a pas un seul mouvement évangélique, pourquoi aller là où il y a plusieurs églises de plusieurs mouvements évangéliques, alors que dans d’autres régions il y a rien ou presque ?

3 - Régionalisme religieux

Le régionalisme religieux est aussi un obstacle à l’envoi de missionnaire, et peut amener certains à dire qu’il n’y a pas besoin de missionnaire.

Qu’est-ce que le régionalisme religieux ? C’est un concept avancé par certains philosophes et théologiens, disant que le monde est divisé en région, et que chacune d’elles a une ou des religions qui leur conviennent selon ses spécificités. Ainsi l’islam serait la religion idéale pour l’Arabie et l’Afrique du Nord, l’animisme pour l’Afrique, le judaïsme pour la Palestine, le boudhisme et l’hindouisme pour l’inde et l’Asie en générale, le christianisme pour les pays du nord et de l’ouest. Et que si nous habitions ces régions nous aurions tout naturellement leur religion. Il est évident que si nous adhérons à une telle théorie nous nous sentons alors ni motivés ni autorisés à évangéliser tel ou tel pays, et nous dirions : "pourquoi envoyer un missionnaire pour faire connaître l’évangile à un peuple qui a déjà une religion et qui vit bien avec". Non cette théorie n’est pas bonne et elle est fausse.

La plupart des religions essaient de gagner d’autres régions que celle de leur origine, ainsi l’islam gagne l’occident et les pays du nord ainsi que l’Afrique, le christianisme est présent partout, le judaïsme à cause de la diaspora juive est présente dans de nombreux pays, le boudhisme a largement dépassé l’Asie.

Jésus nous a demandé de faire de toute les nations des disciples, à son époque comme à la notre les nations avaient diverses religions, souvent le polythéisme.

Déjà dans l’Ancien-Testament, surtout dans les psaumes, il y a cette invitation à proclamer les œuvres de Dieu dans toutes les nations (Ps18:50, 57:10, 96:3, 96:10, 108:4).

De plus aucun message n’apporte ce que l’évangile apporte. L’animisme met ses adeptes dans la crainte des esprits et rend superstitieux, l’évangile libère.

L’islam parle d’un Dieu dur qui punit et qui est inaccessible, l’évangile nous présente Dieu accessible en Jésus qui nous a aimé en Lui. Certaines religions proposent à l’homme d’atteindre la divinité et même de devenir Dieu avec certaines pratiques qui conduisent à un esclavage spirituel, l’évangile nous annonce que Dieu est venu vers nous en Jésus et que nous pouvons grâce à la croix avoir une relation vivante et vivifiante avec Lui.

D’autres religions encore insistent sur la moralité, mettant les personnes sous une culpabilité excessive, l’évangile nous enseigne un changement de vie opéré par l’action du Saint-Esprit en celui qui a cru en Jésus.

D’autres nous disent vous dérangez certains peuples qui ont toujours eu la même religion, et qui vivent bien avec. En apportant l’évangile vous risquez de causer des troubles culturels, ou familiaux, car certains membres des familles vont se convertir au Christ et d’autres non, ce qui va causer une séparation au sein même de ces familles à cause de l’évangile. Et voici que l’accusation est faite aux évangélistes de troubler certains peuples. Il est vrai qu’en acceptant l’évangile certains se voient rejeter de leur famille, Jésus nous avait averti de cela : Mat10:34-36 « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l'homme aura pour ennemis les gens de sa maison ».

Ceci est une réalité, mais les familles sans Jésus sont malheureuses, et c’est une véritable bénédiction pour la personne qui accepte Jésus, et sa famille peut aussi connaître le salut après un temps d’opposition.

Le christianisme s’est fait mal voir dans certains pays à cause des croisades sanglantes menées par un pseudo christianisme qui a voulu par les armes imposer une culture chrétienne (peut-on d’ailleurs parler de culture chrétienne ?), mais l’évangile est loin d’être cela, il ne s’impose pas par la force, il se prêche, il s’accepte volontairement et se vit naturellement sans détruire la culture des peuples, dans la mesure où ces cultures ne sont pas en contradiction avec la Parole de Dieu (comme l’idolâtrie ou la mutilation corporelle par exemple). Pour ce qui est des problèmes culturelles, il est important d’étudier cas par cas, c’est un vaste sujet, mais comme l’apôtre Paul il est important de se faire tout à tous : 1Cor9:19-22 « Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns ».

Et dans le chapitre 14 de l’épître aux romains qui traite de certains problèmes relatifs à la culture Paul a écrit : Rom14:17 « Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit ».

En annonçant l’évangile à Ephèse, il y a eu un tumulte en réaction avec le grand nombre de conversion, les tenants d’une religion qui vouaient un culte à la déesse Diane (dont ils faisaient le commerce des statues) ont provoqué une émeute contre les chrétiens, c’était bel et bien un trouble religieux (voir Actes 19).

Ce n’est pas le seul cas de trouble religieux dans le livre des actes des apôtres causé par la proclamation de l’évangile. Mais pour Ephèse et les autres villes cela en valait la peine car une multitude de personnes crurent et furent bénies pas Dieu.

Citons l’exemple aussi de la réaction de quelques personnes lorsque Paul chasse un démon à Philippes : Actes16:21 « ce sont des Juifs, qui annoncent des coutumes qu'il ne nous est permis ni de recevoir ni de suivre, à nous qui sommes Romains ».

Ce sujet n’est donc pas nouveau.

Les difficultés et conflits commencent à partir du moment où des âmes commencent à se convertir, ainsi que quand les tenants d’une religion voient leurs intérêts diminuer à cause des conversions, mais cela en vaut la peine, car des âmes sont sauvées et peuvent être à leur tour des témoins là où ils vivent.

On peut citer encore cet exemple : Actes 14 :4 « La population de la ville se divisa: les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres ».

 

Actes4:12 Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Le seul nom qui sauve c’est Jésus. N’ayons aucuns scrupules à annoncer l’évangile à ceux qui ont déjà une religion, même chrétienne si c’est un faux christianisme, car le seul nom qui sauve c’est celui de Jésus.

4 - La moisson est grande

À l’époque où le monde est considéré comme un village, nous avons peut-être l’impression que le monde n’est pas si grand que ça et que donc la moisson n’est pas si grande que ça. Nous avons des moyens de communications qui nous mettent en contact avec des personnes à l’autre bout du monde, en quelques secondes. Nous pouvons voyager partout avec toutes sortes de moyens de transport, les hommes ont même pu aller sur la lune et envisagent d’aller sur Mars. Tout cela, et bien d’autres choses peuvent fausser notre manière de voir le monde ainsi que nos méthodes pour l’atteindre.

Jésus a dit : Luc10:1-2 « Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson ».

Si Jésus a pu dire que la moisson est grande, c’est qu’il la voit grande, Lui qui est le créateur de l’univers.

Qu’est-ce que la Terre dans l’univers ? Un simple grain de poussière. Puissions-nous voir comme Jésus voit et ne pas penser que la moisson est petite.

Jésus a dit encore : Jean 4:35 « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson ». Il parle des champs au pluriel, il n’ y a donc pas qu’un seul champ, même si le monde est un seul champ d’une manière global, mais dans ce champ il y a multiples parcelles, terrains, champs. Encore faut-il que nous levions les yeux et les regarder pour les voir. Oui, levons les yeux, ne regardons pas seulement notre champ, là où nous sommes, mais scrutons l’horizon et nous verrons les champs qui s’étalent à perte de vue et nous ferons ainsi cette prière : Seigneur envoie des ouvriers dans ta moisson car elle est grande et nous sommes trop peu nombreux.

Luc10 :1 nous lisons que Jésus a désigné encore 70 autres disciples et les a envoyés. Les douzes ne suffisaient pas, il en fallait d’autres, il en est de même aujourd’hui il y a besoin d’autres ouvriers.

Certes, nous pouvons dire, que l’église est mieux répandue dans le monde, qu’elle a atteint des points stratégiques, mais ce qui reste à atteindre est plus grand que ce qui a déjà été atteint. Ces églises qui sont en des points stratégiques deviennent une véritable bénédiction lorsque de là des missionnaires y sont envoyés, comme l’église d’Antioche qui a envoyé Paul et Barnabas.

5 - Quel type de missionnaire ?

Par définition le missionnaire est quelqu’un qui est envoyé dans un but précis pour accomplir quelque chose qui lui a été confié.

Ce que le Seigneur a confié à son église c’est d’être ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Tout ce qui est fait par l’église doit rentrer dans ce cadre là.

La notion, d’être envoyé, est importante. Peut-on être considéré comme missionnaire lorsque nous témoignons à notre entourage dans notre localité ? Oui et non. Oui parce que nous accomplissons alors ce que le Seigneur nous a confié ; non parce que nous ne sommes pas envoyés. Dans Romains 10 :13-18, il ressort que Paul dit : « comment y aura t-il des prédicateurs s’ils ne sont pas envoyés », il y a une impérieuse nécessité d’envoyer des prédicateurs pour que les hommes entendent parler de Jésus et qu’ensuite ils puissent croire. Nous sommes des témoins vivants du Christ par nos actes et paroles, là où nous vivons, mais comment les peuples ,où il n’y a pas de chrétiens, croiront-ils si personne n’est envoyé vers eux ? La radio et autres moyens médiatiques ainsi qu’internet sont des bonnes solutions pour atteindre ces peuples, moyens que j’utilise aussi, mais cela ne veut pas dire qu’on peut se passer d’envoyer des prédicateurs et des chrétiens qui témoignent de Jésus-Christ. La semence c’est non seulement la Parole de Dieu qui est envoyée (Matt13 :1-23), mais aussi les fils du royaume, ils sont une semence que Dieu envoie (Matt13 :24-30, 36-43).

A partir de quand peut-on être considéré comme envoyé ? Peut-on être considéré comme envoyé (missionnaire) dans son propre pays ? Il y a plusieurs éléments de réponse : si on part quelque part c’est qu’on quitte un endroit, une culture, un environnement habituel sécurisant.

Il y a des pays où les églises ne font pas la différence entre mission intérieure et extérieure. Mais il faut savoir que dans beaucoup de ces pays il y a des différences culturelles importantes à l ‘intérieur même de leur frontière.

Dans de tels pays il est compréhensible qu’un chrétien partant évangéliser des peuples d’une culture si différente soit considéré comme missionnaire, car même s’il reste dans son pays il devra quand même s’adapter à une culture étrangère et donc quitter la sienne ainsi que ses terres. Toutefois les choses sont plus surtout dans le domaine administratif.

A partir du moment où quelqu’un quitte un endroit pour aller dans un autre, dans le but d’y annoncer l’évangile, et qu’il a quitté sa propre culture voir sa langue il peut être considéré comme missionnaire.

Il y a une dimension de renoncement importante dans la vie du missionnaire, (Marc10 :28-31).

Il y a aussi dans le terme missionnaire une notion de mandat. Quel mandat ont les missionnaires, et qui les mandate ?

Lorsque Jésus donne son ordre d’être ses témoins, il mandate tous les chrétiens.

En Juin 2002, dans la région parisienne ma foi a été édifiée par la consécration d’une chrétienne qui nous avait prêté son appartement 2 ou 3 jours. Cette chrétienne, avant d’habiter cet appartement dans une banlieue à risques de la région parisienne (insécurité, délinquance, drogue, insalubrité) habitait un quartier où il faisait bon vivre (calme, sécurité, propreté). Pourquoi a-t-elle quitté ce quartier calme pour l’autre ? Tout simplement parce qu’elle voulait être témoin de Jésus-Christ dans ce quartier difficile en y vivant. Elle a ainsi répondu à l’ordre du Seigneur. Aucune église ne l’a mandatée pour cela, elle a eu simplement à cœur de la faire.

D’illustres missionnaires n’ont pas attendu d’avoir un mandat de leurs églises ou de leur mouvement pour partir, ils ne seraient pas partis autrement, surtout que certains ont connu de l’opposition de leurs églises ou mouvements et des paroles décourageantes du genre " vous n’ allez pas partir dans ce pays alors qu’il y a tant à faire chez nous ". Même s’il y a tant à faire chez nous (ce qui est vrai), ce n’est pas une raison pour oublier les autres. L’apôtre Paul allait toujours plus loin, il avait même le projet d’aller en Espagne (Rom15 :24) et pourtant il restait tant à faire là où il était déjà passé.

Toutefois avoir le mandat de son église est important et préférable pour plusieurs raisons. Parce que cela donne du sérieux et de la légitimité à cette mission, parce que le missionnaire peut bénéficier d’un soutien moral et spirituel, et parce qu’ il doit rendre des comptes, ce qui les protège et leur évite bien des dérapages. Un missionnaire indépendant qui n’a de compte à rendre à personne est plus en proie à des dérapages, notamment dans la gestion de l’argent ainsi que dans la doctrine. De plus les indépendants peuvent travailler parfois sans se soucier des autres ce qui peut-être préjudiciable aux efforts des autres missions. Même si le missionnaire part sans soutien financier de son église ou mouvement il est préférable pour lui, ainsi que pour l’église et la mission, qu’il soit mandaté.

Actes 15:40  « Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur » .

Tous les missionnaires ne travaillent pas dans l’évangélisation, il y a aussi les œuvres humanitaires. Mais tout ce qui est fait, doit l’être pour que notre lumière brille devant les hommes (Mattt5/15-16). Les enseignants dans les écoles bibliques ont aussi une grande utilité, car ils vont formés des prédicateurs nationaux pour l’annonce de l’évangile, ainsi que des pasteurs, qui vont favoriser la maturité des chrétiens et ceux-ci seront alors capables de rendre un témoignage efficace dans leur environnement. Tous les ministères ont donc leur utilité dans la mission pour l’édification du corps de Christ.

Nous voyons donc que non seulement la moisson est grande mais les domaines d’activités sont aussi très variés en mission pour le même but, et qu’il y a donc vraiment besoin de missionnaires.

Les missionnaires devront :

Faire des rapports Col4 :7-9 ; Eph6 :21-22, Actes15 :4,12 (rapport spirituel, et financier)

- S’attacher à leur ministère Rom12 :7, 1Cor9 :16

6 - Les églises en mission

À partir du moment où une église est implantée dans une ville, région, c’est à elle d’évangéliser. Est-ce pour autant qu’il n’y a plus besoin de missionnaires ? Cela dépend de bien des facteurs.

Il est évident qu’une seule église de quelques dizaines de membres, dans une région de plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’habitants, aura encore besoin d’aide pour pouvoir accomplir sa mission. Aide humaine, financière, et spirituelle. Mais il est important de donner à une nouvelle église, dès ses débuts, la vision de la mission, quand bien même elle ne serait pas elle même encore autonome, mais il faut éviter de créer des assistanats.

La question générale à se poser et à poser à ces églises est : quelle aide pouvons-nous leur apporter ?

Il y a aussi le cas, dans des pays où l’église nationale est importante et les membres nombreux, mais dont la situation économique est désastreuse, et à cause de ceci ces églises ont besoin d’aides extérieures, que ce soit dans le cadre humanitaire ou des infrastructures (comme les écoles bibliques, bibles, matériel d’évangélisation). Nous ne pouvons pas leur fermer nos cœurs. Il en est de même pour les pays où il y a la persécution, nous devons les soutenir. (voir étude : « souvenez-vous des prisonniers »)

La question générale à se poser et à poser à ces églises est encore : quelle aide pouvons-nous leur apporter ?

Il y a d’autres facteurs qui déterminent la nécessité de missionnaires, comme l’isolement par exemple ou la formation de pasteurs.

Si vraiment il n’y en a plus besoin, le ou les missionnaires devront passer la main à l’église nationale et envisager leur retour dans leur pays ou partir ailleurs, et ne pas s’accrocher à ce champ de mission, tout en gardant des liens fraternels et éventuellement envisager des partenariats pour l’évangélisation d’autres pays.

7 - Envoyer des missionnaires

Rom 10:15 « Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés? selon qu'il est écrit: Qu'ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! »

Certes c’est le Seigneur qui envoie, mais l’église participe activement à cet envoi. Pour le cas de Paul et Barnabas le Saint-Esprit à dit à ceux qui étaient réunis de les mettre à part : Actes13:2 « Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés ». Paul et Barnabas avaient déjà fait leur preuve, l’église a mis à part ces deux ministères de plus il est écrit : Actes 13:3 « Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir ».

Ils ne les ont pas retenus, ils les ont laissés partir, même si ces deux ministères leur étaient utiles.

Dans Actes 15 :40 « Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur ».

Les frères les ont recommandé à la grâce du Seigneur.

L’église participe donc activement à l’envoi de missionnaires.

L’église peut et même doit informer ses membres sur les besoins d’évangéliser telle ou telle région, quartier, pays, etc, ces informations peuvent susciter dans les cœurs des appels authentiques. Les missionnaires par leur rapport sensibilisent et encouragent les églises dans leurs efforts pour la mission.

Soutien financier.

J’ai mis dans ce chapitre le sujet de l’argent car il concerne l’église qui envoie ou qui approuve le départ d’un missionnaire.

Dans tout ce qui va suivre certains vont peut-être penser que j’y vais un peu fort. Mais je ne pense pas après avoir analysé mes propos.

Le manque d’argent peut être un obstacle à l’envoi de missionnaire.

Une église ou un mouvement ne peut se contenter d’approuver le départ d’un missionnaire et de l’envoyer, elle doit en plus de le soutenir moralement et spirituellement, le soutenir financièrement.

Toutefois quand il n’ y a vraiment pas d’argent, est-ce que cela doit empêcher un missionnaire de partir ? Doit-on lui demander d’attendre que l’argent arrive pour partir ? Je ne pense pas, il risque autrement de ne jamais partir. Le missionnaire doit faire un acte de foi, mais l’église aussi doit faire un acte de foi en le laissant partir même s’il n’y a pas l’argent. Bien souvent par affection pour les missionnaires ou voulant qu’ils ne manquent de rien, ou pour la sécurité des missionnaires les églises disent à certains missionnaires d’attendre que le financement arrive et mettre en avant le principe de la sagesse. Toutefois la sagesse de Dieu c’est aussi partir quand lui l’a décidé, il sait toutes choses, ce n’est pas à l’argent de dicter les départs des missionnaires. Le Seigneur est celui qui pourvoit, mettons notre foi en Celui qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

De plus, lorsqu’un missionnaire part, même sans financement, cela suscite une sensibilisation dans les églises qui vont donner pour ce projet, car les églises attendent bien souvent des projets concrets.

Je ne dis pas qu’il faut mettre les églises devant le fait accompli, de forcer leur aide ou de n’en faire qu’à sa tête, mais seulement que le manque d’argent ne doit pas nous bloquer.

Nous en avons un exemple au travers de ce qu’a vécu l’apôtre Paul : Phil 4:10-19 « J'ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez pu enfin renouveler l'expression de vos sentiments pour moi; vous y pensiez bien, mais l'occasion vous manquait. Ce n'est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j'ai appris à être content de l'état où je me trouve. Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie.

Cependant vous avez bien fait de prendre part à ma détresse. Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l'Evangile, lorsque je partis de la Macédoine, aucune Eglise n'entra en compte avec moi pour ce qu'elle donnait et recevait; vous fûtes les seuls à le faire, car vous m'envoyâtes déjà à Thessalonique, et à deux reprises, de quoi pourvoir à mes besoins. Ce n'est pas que je recherche les dons; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. J'ai tout reçu, et je suis dans l'abondance; j'ai été comblé de biens, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ ».

Les Philippiens ont été les seuls à soutenir Paul au départ, mais cela n’a pas empêché Paul de continuer son voyage missionnaire, mais s’il a connu des temps de disette et même de détresse. Le soutien de ces Philippiens fut providentiel pour Paul et il en remercie le Seigneur, cela a réjoui son cœur d’autant plus que les Philippiens n’étaient pas riches.

Les offrandes que nous faisons sont une expression de l’amour et de l’affection que nous avons, Paul écrivant aux Corinthiens parle de la preuve de leur amour il s’agit dans le contexte de l’offrande destinée à l’assistance des saints 2COR8:24 « Donnez-leur donc, à la face des Eglises, la preuve de votre charité, et montrez-leur que nous avons sujet de nous glorifier de vous ».

Les offrandes que nous faisons dans nos églises et pour le fonctionnement de celles-ci sont un peu pour nous, c’est à dire pour payer les frais de location ou de crédit pour les locaux, acheter des nouvelles chaises, acheter une sono, etc...certes nous avons besoin de tout cela .Celles que nous faisons pour la mission ne sont pas pour nous, nous n’en profitons pas, nous n’y avons aucun intérêt, et ceci est une belle expression de notre amour. Je ne dis pas que les offrandes que nous faisons pour notre église locale ne sont pas pour le Seigneur, elles le sont bien sur, et l’église en a vraiment besoin, mais quelque part nous en profitons aussi, et ceci peut nous stimuler d’avantage à donner que pour l’offrande missionnaire.

Bien des églises ont des locaux luxueux alors que d’autres sont dans des locaux insalubres, et des missions manquent de tout, je pense que c’est une iniquité.

N’investissons pas dans des "cathédrales" somptueuses, mais investissons dans les hommes, certaines églises se sont tellement endettées pour leurs locaux qu’elles ne peuvent plus payer un salaire décent à un pasteur, voir même pas de salaire du tout.

Je ne dis pas, qu’il nous faut nous réunir dans des "baraques", non, nos locaux doivent être propres, accueillants, fonctionnels et répondants aux besoins de l’assemblée, c’est tout, le luxe ne sert à rien.

Pourquoi dis-je que c’est une iniquité, les offrandes que les églises récoltent sont-elles à elles ou au Seigneur? Elles sont au Seigneur même si c’est pour leurs besoins. Et à quoi doit servir le superflu, s’il y en a ? Au luxe, à des choses inutiles ? Je laisse les versets suivants répondre à cette question : 2COR 8:13 « Car il s'agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d'égalité: dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu'il y ait égalité, selon qu'il est écrit: Celui qui avait ramassé beaucoup n'avait rien de trop, et celui qui avait ramassé peu n'en manquait pas ».

C’est dans l’état d’esprit de ces versets que nous devons gérer les offrandes de notre église locale, et il est alors fort possible que la mission reçoive plus d’argent.

Si notre superflu ne sert qu’à notre église nous risquons de grossir mais pas de grandir. Que se passe-t-il pour notre corps lorsque nous mangeons de trop ? Il grossit. Il en est de même pour l’église, quand elle use pour elle même de son superflu, elle grossit mais ne s’édifie point. Beaucoup d’argent est utilisé pour des activités qui ne servent strictement à rien, si ce n’est à se donner l’illusion que nous faisons quelque chose, nous grossissons ainsi en activité, mais cette surcharge fatigue l’église et ne l’édifie pas.

La vie coûte, par exemple avoir des enfants coûte, il faut les nourrir, les habiller, en prendre soin, etc, ça coûte mais quel bonheur d’avoir des enfants. Sauver des vies coûte aussi.

Luc10 :25-37 Le samaritain qui était un étranger s’est dépensé et a donné de l’argent pour sauver ce malheureux qui était blessé gravement sur le bord de la route.

Les offrandes sont une preuve d’amour (2COR8 :24).

Paul ira jusqu’à dire qu’il a dépouillé des églises pour pouvoir en servir d’autres : 2 Corinthiens 11:8 « J'ai dépouillé d'autres Eglises, en recevant d'elles un salaire, pour vous servir. Et lorsque j'étais chez vous et que je me suis trouvé dans le besoin, je n'ai été à charge à personne ».

Autres versets à méditer : 1Tim6 :17-19, Gal6 :6-10, 2Cor8 et 9, Heb13 :3, heb 10 :34(se souvenir des prisonniers qui le sont à cause de leur foi). Rom15 :26-27 (ils se sont imposer une contribution en faveur des chrétiens pauvres). 1Cor16 :1-4.

 

Autres soutiens. En plus du soutien financier, nous pouvons soutenir les missionnaires par d’autres moyens. Il y a avant tout le soutien dans la prière, cela est indispensable, il ne peut y avoir de mission efficace sans la prière.

Ce chapitre a besoin d’être développé, mais brièvement en plus du soutien dans la prière et dans les offrandes, il y a le soutien moral qui peut se concrétiser sous forme de visites aux missionnaires, ou de petites attentions (petits cadeaux, entretenir avec eux une correspondance, plus un missionnaire est isolé plus il aura besoin d’un soutien moral).

Jésus et les apôtres étaient assistés par les biens de certaines femmes (Luc8 :1-3) lire aussi Rom16 :1-2, 3Jean5-8, Tite 3 :13-14,

Il y a un réel besoin de missionnaire, puissions-nous en être sensible et faire le nécessaire pour que des missionnaires partent.

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