Bâtir son avenir

Bâtir son avenir

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun » (1Co 3.11-13)

Jésus a enseigné la vraie manière de bâtir. En comparant l’homme prudent avec l’insensé, il a expliqué que le fait de mettre en pratique la Parole de Dieu était le meilleur moyen de construire sa maison (Mat 7.23-27). Nous pouvons lire dans l’Ancien Testament que Néhémie a bâtit, en son temps, une muraille et des portes à Jérusalem. Il a accompli en 52 jours ce qui s’était avéré impossible dans les 90 années précédentes. Il nous donne un bon exemple de la manière de bâtir selon Dieu. Le récit de Néhémie nous montre que des bonnes fondations auxquelles il est ajouté des bonnes priorités procurent des bons résultats dans la vie d’un homme.


La fondation de la prière

Plus de dix fois dans ce récit, nous voyons que Néhémie a eu recours à la prière. Il n’y a qu’à lire les premiers versets du livre pour connaître le cœur de ce serviteur (Neh 1.1-11).

  • Néhémie a répondu à l'appel de Dieu par la prière.

    Son cœur a été touché, il était assis, désolé, en pleurs, il est devenu inconfortable avec la situation qui lui était présentée au sujet des juifs et de Jérusalem.

Pour bâtir,  il faut être inconfortable dans notre situation présente. Sachant cela, nous pouvons tous nous poser la question : Sommes-nous confortable avec notre vie ? Notre avenir ? Notre église ? Notre ville ? Notre pays ?

  • Néhémie a nourri son appel dans la prière.

    Il a choisi de le faire grandir au lieu de l’étouffer, de le nourrir au lieu de l’oublier et il est devenu pour lui une préoccupation, il n’est pas resté indifférent.
  • Néhémie a calculé le prix dans la prière.

    En évaluant la situation financière et sociale devant un avenir incertain, lui qui manquait de connaissance face à une telle situation et qui été dépourvu d’expertise dans le domaine de la construction. A-t-il fait des cartes ou des plans de construction ?
  • Néhémie a déclenché l’œuvre de Dieu par la prière

    Il n’a pas attendu d’avoir une vision ou une révélation ni de recevoir un ange ou voir un miracle. La situation était déjà très claire et il fallait que cela change. Il a pratiqué pendant quatre mois la Parole qui dit : « Recommande à l’Éternel tes oeuvres, Et tes projets réussiront » (Pro 16.3)

La conséquence de cette attitude ? Les projets de Dieu deviennent nos projets et nos projets deviennent les projets de Dieu. Néhémie a pu entreprendre quelque chose qui était impossible au départ, il l’a fait en cinquante deux jours en apportant une vision qui vient de Dieu. Il a mobilisé 44 groupes de travailleurs sans aucun spécialiste mais avec la prière, le sacrifice de soi et par la foi.

Les meilleurs projets sont ceux qui naissent dans la prière et ainsi, nous pouvons dire : « La bonne main de mon Dieu était sur moi » (Neh 2.8)


Les priorités du bâtisseur

Le Temple venait d’être reconstruit avec Esdras mais les portes étaient détruites. Pour Néhémie, les portes sont devenues une priorité car les portes permettent de laisser entrer ce que l’on désire pour ensuite le garder à l’intérieur et elles nous permettent de sortir ce que nous ne voulons pas garder avec nous. Dans le cas de Néhémie, nous pouvons voir trois portes différentes.

  • La porte des brebis (Neh 3.1)

    Il y avait un marché de brebis près de là et il fallait que l’on puisse les faire entrer pour les sacrifices, la relation avec Dieu. Il faut un agneau ! Nous sommes les sacrificateurs de Dieu et nous avons besoin d’un agneau pour nos vies.

Sans l’agneau, où puiserions-nous notre amour pour les perdus ? Où puiserions-nous nos forces pour le service ? Où puiserions-nous notre amour pour Dieu ?

Le livre de l’Apocalypse est caractérisé par la présence de l’Agneau. Délaisser l’Agneau nous conduirait au refroidissement et à la disparition. N’oublions pas que les dinosaures ont disparu à cause de changements climatiques. Il peut y avoir des changements climatiques spirituels dans le monde et nous devons comprendre que cela entraîne souvent à la mort. Les chances de survie d’un homme dans une eau à 10 degrés sont de 3h30 environ !

  • La porte des poissons (Neh. 3.3)

    Les poissons ne servaient pas aux sacrifices ou pour le salut mais juste pour simplement pour la nourriture quotidienne. C’est par cette porte que les marchands de poisson entraient.

Il faut se nourrir pour bâtir et se souvenir que Jésus prenait plaisir à multiplier les poissons.
 
Êtes-vous bien nourris ? Les études disent que les enfants, en occident, sont les mieux nourrit de la planète. Nous ne pouvons pas nous nourrir avec des programmes comme Weight Watcher, ni dans des restaurants rapides comme McDonald mais nous devons manger équilibré. Pas toujours ce que nous aimons  le plus ni ce que nous désirons le plus mais quelque chose de varié et avec régularité.

Votre porte des poissons est-elles en bon état ? Est-ce qu’elle vous permet de laisser dehors ce qui n’est pas bon et de garder ce qui l’est ?

  • La vieille porte (Neh 3.6)

    Elle séparait la ville en deux. Dans certains cas, on parle de la porte de la nouvelle cité ou celle du nouveau quartier. On peut parler d’une porte qui ouvre sur la nouveauté. Il y a un proverbe qui dit : « Rien de nouveau sous le soleil mais peut-être dans ma vie ».

Au temps de Jésus, les gens refusaient de croire que ses enseignements étaient nouveaux et ils ont alors essayé d’intégrer ces enseignements à leur ancien système, comme le vin nouveau dans de vieilles outres.

La vieille porte nous invite en fait à vivre quelque chose de nouveau. Nous pouvons y entrer et nous attendre à Dieu.

Lorsque les trains à vapeur ont commencé à être utilisés aux États-Unis, le gouverneur Von Buren avait écrit une lettre au Président pour lui faire part que de tels moyens de transport, si bruyants, si effrayants pour tout ce qui vit à la campagne, si rapides (environ 30 km/h) etc... n'étaient certainement pas l'intention du Très-Haut.

Il est parfois difficile d'envisager les choses nouvelles comme étant bonnes mais l'histoire nous montre que la foi peut être une bonne alternative à la peur de l'inconnu.

« Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Heb 11.6)

En considérant le récit de Néhémie, nous pouvons donc croire qu’il est possible de réaliser l’impossible de manière extraordinaire mais rien ne se fera sans la prière et quelques réparations de portes. Cette œuvre est le fruit d’un travail d’équipe, avec des gens ordinaires qui n’étaient plus à l’aise avec leur situation qui se sont tenus côte à côte pour bâtir.

Que Dieu vous bénisse !

Pasteur Gérald Emery


Gérald Emery est le doyen académique de l’Institut Biblique du Québec.Il est originaire de la Suisse et il a été pasteur au Québec pendant plusieurs années avent de rejoindre l’I.B.Q. Il est marié à Françoise et père de trois enfants.



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