Comment résoudre les conflits dans votre église ?

Comment résoudre les conflits dans votre église ?

Si vous ne traitez pas les conflits, cela arrêtera l’œuvre de Dieu dans votre vie. Si vous allez être un dirigeant, vous devez apprendre à résoudre les conflits. Cette semaine, je veux regarder à ce que Néhémie (chapitre 5) enseigne à propos de la gestion de conflit. Néhémie savait que les conflits pouvaient lui éclater à la figure et les murs ne jamais être reconstruits. Les gens de son peuple s’exploitaient les uns les autres et se dressaient les uns contre les autres. C'est pire que de combattre un ennemi externe. Un ennemi externe rassemble souvent les troupes ; cela construit l’unité. Quand vous vous combattez les uns les autres, cela vous déchire.

La première chose que nous voyons est que Néhémie se mit en colère.

Quelquefois la colère est bienvenue. D’après Ephésiens 4.26, il est possible d’être en colère et de ne pas pécher. Dieu s’est mis en colère. Jésus s’est mis en colère. Vous pouvez vous mettre en colère et ne pas pécher. C’est une des premières choses que vous devez faire quand il y a une discorde causée par l’égoïsme : en tant que dirigeant vous feriez mieux de vous mettre en colère. Prenez-le au sérieux !

Maintenant, il y a un bon type de colère et un mauvais type de colère. Le leadership, c’est connaître la différence.

La colère de Néhémie n’est pas une réaction personnelle. Personne n’était en train de lui faire du mal. Il n’est pas en train de se mettre en colère et de se venger parce que quelqu’un a froissé son ego. C’est ça le mauvais type de colère. Il avait une indignation justifiable. Il est en colère contre l’égoïsme des gens riches et leur manière d’exploiter les autres. Leur égoïsme pourrait arrêter la construction du mur.

La deuxième chose que nous voyons est que Néhémie a d’abord réfléchi , puis il a parlé.

La première réaction de Néhémie a été de se mettre en colère, mais avant de faire quoi que ce soit d’autre, il se parla à lui-même. Il alla seul avec Dieu, pria à ce sujet et y réfléchit de manière à avoir une bonne perspective. Il y a des moments où un dirigeant doit se parler à lui-même. Vous n’avez pas besoin d’aller parler à quelqu’un d’autre. Vous avez besoin de demander : "Qu’est-ce qui se passe vraiment ici ? Je suis embêté. Je suis irrité. Je suis ennuyé. Que se passe-t-il vraiment ?" Prenez quelque temps de réflexion, parce que quand vous vous mettez en colère, votre première réaction est souvent mauvaise. Vous devriez être irrité quand vous voyez de l’égoïsme nuire ou faire du tort à l ‘œuvre de Dieu. Mais avant que vous fassiez quoi que ce soit, vous devriez réfléchir avant de parler.

Jacques 1.19-20 dit : "Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu." Voilà l’antidote. Ce n’est pas une contradiction. Cela éclaire Ephésiens : "Mettez-vous en colère, mais ne commettez pas de péché." Il y a une différence entre la colère de l’homme et la colère de Dieu. La colère de l’homme c’est quand nous agissons avec vengeance. La colère de Dieu est quand nous agissons avec droiture. Il n'y a pas de vendetta personnelle impliquée. En d’autres mots, soyez certain de ne pas être en colère à cause de votre égoïsme parce que quelqu’un n’a pas été à la hauteur de vos attentes.

La troisième chose que nous voyons est que Néhémie a affronté en privé les parties offensantes.

Vous allez directement à la source. Vous ne traitez pas avec quelqu’un d’autre à ce propos ni parlez avec cinq ou six personnes pour avoir tout le monde de votre côté.

Si quelqu’un vous a vexé et que vous allez voir, d’abord, quelqu’un d’autre qu’elle ou lui,  vous avez déjà péché. Dans Matthieu 18.15-17, Jésus nous dit comment s’y prendre avec les conflits : "Si ton frère s'est rendu coupable à ton égard, va le trouver, et convaincs-le de sa faute : mais que cela se passe en tête-à-tête. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, reviens le voir en prenant avec toi une ou deux autres personnes, pour que tout ce qui sera dit soit appuyé sur les déclarations de deux ou de trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Eglise. S'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, mets-le sur le même plan que les païens et les collecteurs d'impôts."

Comment Jésus nous a-t-il dit de traiter les païens et les collecteurs de taxes ? Aimez-les. Il ne les a pas traités tout simplement en tant que frères. Voilà toute la différence entre l’acceptation et l’approbation.

Tout d’abord, allez vers la personne. Essayer de résoudre la chose avec votre patron ou quiconque. Si cela ne marche pas, prenez une autre personne avec vous. Si cela ne marche pas, alors impliquez un plus grand groupe et incluez-y l’église. Mais Dieu n’a pas dit : "Allez le dire tout d’abord à l’église entière, puis à la personne." Si vous allez d’abord voir quelqu’un d’autre, vous avez péché.

La quatrième chose que nous voyons est que Néhémie a traité publiquement les divisions publiques.

Manifestement, dans cette situation, tout le monde savait ce qui se passait. Les gens riches étaient en train de dépouiller les pauvres. Cela devait être traité publiquement. Vous traitez les choses publiquement quand elles sont connues publiquement. Si c’est un péché privé, vous le confessez en privé à Dieu. Si c’est un péché privé entre vous et une autre personne, confessez-le en privé. Si c’est flagrant à toute l’église, alors vous devez le traiter publiquement.

Puis, au verset 7, Néhémie répète publiquement ce qu’il leur a dit en privé. Il dit : "Je pris la décision d'adresser de vifs reproches aux notables et aux chefs du peuple. Je leur dis : Quand vous prêtez de l'argent à vos compatriotes, vous leur demandez des intérêts ! Je convoquai une grande assemblée pour traiter leur cas." La réponse fut le silence.

Pensez-vous que Néhémie était nerveux ? Il faut des tripes. Il a publiquement défié les dirigeants de la ville. Il réprimanda les riches propriétaires de Jérusalem, les mêmes personnes desquelles il doit dépendre pour subventionner la reconstruction du mur. C’est un vrai jeu de hasard.

Mais il sait que la discorde est toujours un mauvais témoignage. Quand une église a une réputation d’être une église de dispute, elle perd son efficacité. Le monde se rit des églises où l'on se combat l’un l’autre.

Le résultat fut qu’ils se repentirent. Néhémie a dû pousser un soupir de soulagement à ce moment-là. C’était un vrai jeu de hasard que de défier le peuple – ces riches propriétaires. Puis, Néhémie ne les a pas laissé partir simplement en disant qu’ils ne le referaient plus. Il leur a fait prêter serment, un contrat public.

La cinquième chose que nous voyons est que Néhémie donne un exemple de désintéressement.

Le fondement du leadership de Néhémie c’est qu’il montre l’exemple. Quand il leur a demandé de reconstruire le mur, il était lui aussi dehors en train de reconstruire le mur. Quand il leur a demandé de prier, il avait déjà prié. Quand il leur a demandé de rester éveillés toute la nuit pour le construire, il est resté avec eux. Quand il leur a demandé d’aider les pauvres, il était déjà en train de le faire. Il montre l’exemple.

Dans votre famille qu'est l’église, Ephésiens 4.3 est une description partielle de vos devoirs : "Efforcez-vous de conserver l'unité que donne l'Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres."

Le fait est que les différences internes -dès que vous avez un bon groupe de personnes- sont inévitables. Quand deux personnes s’accordent sur tout, une personne n’est pas nécessaire. Alors il va y avoir des différences. L’église parfaite n’existe pas. Il n’y a pas de famille parfaite. Il n’y a pas d’affaire ou de bureau parfait. Il y aura forcément des conflits. Mais Dieu veut que nous minimisions les conflits pour sa gloire, spécialement dans l’église.

Le témoignage de l’église ne devrait pas être les beaux bâtiments, les grands sermons et la belle musique ; au contraire, cela devrait être l'amour que chacun a pour l'autre. C’est cela la marque du chrétien. Jésus dit : "A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres" (Jean 13.35).

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