Corriger son enfant (1 de 3)

Corriger son enfant (1 de 3)

Cher Pasteur,

Aujourd'hui, j'aimerais aborder un sujet sensible, mais ô combien important de la vie familiale : L'éducation des enfants. Nous apporterons quelques réflexions sur cette question en trois articles, dont voici le premier. Le livre des Proverbe affirme :

"La folie est attachée au cœur de l'enfant ; la verge de la correction l'éloignera de lui." (Pr. 22.15)

J'ai depuis longtemps remarqué qu'en matière d'éducation des enfants, les champions sont ceux qui n'en ont jamais eus ! On peut avoir de belles théories, mais lorsqu'on se retrouve, comme cela a été notre cas, avec cinq enfants, tous différents, bien que sortis du même moule, on a intérêt à avoir des théories qui tiennent la route. Les nôtres, nous les avons puisées à une source sûre, la parole de Dieu.

Beaucoup de psychologues modernes ont des théories savantes sur la nécessité de ne pas traumatiser les petites têtes blondes. On n'est pas très loin du fameux slogan : "Il est interdit d'interdire". Quant aux châtiments corporels, considérés comme la survivance d'une époque barbare, ils peuvent, en Suède, vous traîner devant les tribunaux !

Pourtant je suis bien obligé d'admettre que l'Écriture parle de la "verge de la correction" :

"N'épargne pas la correction à l'enfant ; si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. En le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts." (Pr. 23.13-14)

Qui a eu des enfants ne peut vraiment adhérer aux idées de Jean-Jacques Rousseau sur la bonté naturelle du cœur humain. La Bible nous enseigne le contraire. Les repères nécessaires à l'éclosion d'une personnalité cohérente ne s'acquièrent pas dans le laisser-aller. Jésus lui-même "a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes" (Héb. 5.8). Certes, son obéissance était d'une nature différente de celle que nous devons exiger de nos enfants, car il était sans péché. Mais le principe reste vrai. Le tout jeune enfant n'apprend pas à obéir par des caresses. L'auteur de l'épître aux Hébreux souligne le côté désagréable de cet apprentissage :

"Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice." (Héb. 12.11)

Il est vain de vouloir raisonner un tout jeune enfant. Sa faculté de compréhension n'est pas encore suffisamment formée. Par contre, il est ouvert aux réflexes conditionnés. Quelle maman n'a pas utilisé le son spécial "pss pss pss" pour inciter son petit bout de chou à faire pipi ? Bien sûr, personne n'a envie de corriger un petit enfant ! Il est si mignon et innocent ! Innocent ? Voire ! Je me souviens très bien de notre fille aînée, qui avait moins d'un an à l'époque. Elle avait commencé à griffer lorsqu'elle était mécontente. Je lui avais fait plusieurs fois la leçon à ce sujet. Un jour, elle était sur mes genoux. Elle me regarda bien en face, de ses yeux noirs pétillants, et elle me griffa tranquillement, lentement, comme pour me dire : "tu vois, je fais ce que je veux !". Je la grondai et lui mis une tape sur la main fautive, ce qui m'attira les foudres d'un oncle-gâteau présent qui, à l'évidence, me prit pour un bourreau d'enfants.

Il est nécessaire de donner à l'enfant des repères clairs dès le plus jeune âge, qu'il intègrera comme des outils pour lui permettre plus tard d'aborder l'obéissance d'une manière plus raisonnée.

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