Dans un conflit, comment gérer l'os?

Dans un conflit, comment gérer l'os?

Leurs relations s’étaient brouillées. Chacun campait sur sa position. Maintenant, ils se retrouvaient à table, dans une atmosphère électrique et tendue. L’incident allait éclater. Un non juif sorti un magnifique rôti de porc sous le nez des frères juifs. Avec ses amis, il voulait leur faire comprendre, une fois pour toutes, qu’un chrétien peut manger de tout. Outrés, ces juifs, tels de piètres magistrats, se mirent à accuser et juger les coupables. Ces derniers, avec un soupçon de mépris, leur rendirent la pareille. Où sommes-nous ? Cette scène, imaginée, a pu se produire dans l’église de Rome. On lira, avec intérêt, les chapitres 13 à 15 de l’épître aux Romains, pour s’en convaincre.

C’est un passage touchant, très instructif. Il m’enseigne une vérité fondamentale, qui m’aide dans les situations qui pourraient tourner en " Vendetta ". Disons, avant tout, que Paul ne cherche pas à trancher, qui a tort et qui a raison. Il commence par rappeler que la loi du royaume de Dieu consiste en l’amour. Il expose et développe d’excellentes raisons pour lesquelles ces chrétiens devraient s’accueillir mutuellement. La plus importante se trouve, il me semble, au chapitre 15, verset 6 : Paul déclare qu’en restant unis, ils pourront d’un même cœur célébrer la gloire de Dieu.

Ça me parle. Le passage traite la question suivante : " Dans un confit, comment gérer l’os ? ". Paul dit ici : Sans te focaliser sur l’os ! Il nous invite à dépasser le quotidien pour discerner le projet de Dieu. Car le plan de Dieu au travers les âges est bien de se créer un peuple uni en Jésus Christ. Christ nous a rassemblés afin que, d’une même voix et d’un même cœur, nous célébrions l’Eternel.

Bien des problèmes sont le résultat d’un vain désir de l’homme de se mettre en avant. En recherchant la gloire de Dieu, nous préserverons la paix. Avec cette idée en tête, nos petites histoires prennent moins d’ampleur. Qu’importe s’il y a une concession à faire, une antipathie à surmonter, une différence d’opinion à accepter, une maladresse à pardonner. Jésus-Christ doit être mis en avant, pas nous.

N’est-ce pas une fuite lâche ? Non ce passage m’invite à faire la part de choses entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. A Rome nous sommes sur des questions secondaires. Le passage très connu sur le pardon, en Matthieu 18, reste précédé par cette invitation à parler des situations plus graves et de les régler.


en partenariat avec : www.famillejetaime.com

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1 commentaire
  • fanoufatiha Il y a 3 années, 5 mois

    je d'origine musulmane et je mange du porc. J'ai souvent nargué les musulmans à ma table en posant le vin et le saucisson, hors Dieu dit de ne pas choquer l'autre. Depuis plusieurs années j'ai compris et je ne le fais plus. Si je veux les gagner à christ je dois agir comme lui. ARRETONS de chercher à comprendre conformons nous à la parole et on sera moins fatigués