Dieu a-t-il vraiment dit qu'il est notre refuge ?

Dieu a-t-il vraiment dit qu'il est notre refuge ?

Beaucoup ne comprennent pas que certains chrétiens aient pu être atteints et terrassés par le Coronavirus.

Dieu a-t-il vraiment dit qu’aucun malheur n’approcherait de notre maison, qu’aucun fléau ne nous frapperait ? (Psaume 91.10) Ces questions sont troublantes, n’est-ce pas ? Elles ont de quoi alimenter cette peur, de faire vaciller notre peut-être fragilisée en ces temps incertains, bien qu’on connaisse pas cœur ce passage dans Matthieu 6.25-34 qui se résument en cette célèbre parole de Jésus : "Ne vous inquiétez donc pas…"

Elles peuvent alors se mettre à douter de l’amour et de la protection de Dieu. Elles peuvent aussi se mettre à murmurer contre celui qui dit être notre bouclier, notre cuirasse et des ailes où se mettre à l’abri mais apparemment pas pour tout le monde…

Que si ces chrétiens sont "atteints par le malheur", autrement dit le Covid 19, alors c’est qu’ils devaient être de "grand pécheurs devant l'Éternel". Ce constat a choqué un grand nombre d’entre nous et j’ai été moi-même attristée, qu’entre membres de la même famille, on puisse tenir de tels propos, alors que Dieu a bien dit que son Fils est venu non pour juger le monde mais pour le sauver. (Jean 3.17)

Malheur = châtiment ?

Qu’est-ce que le malheur, finalement ? Le contraire de bonheur, me direz-vous ! Nous pouvons constater, vous et moi, que nous ne sommes pas épargnés par différentes sortes de "malheur", dont la racine est "mal", qui s’oppose au mot "bien". Le malheur - ou le "mal" qui nous arrive - prend la forme d’une épreuve, d’une difficulté, d’une situation compliquée. Alors que nous le surmontons, d’autres surviennent, comme dans une chaîne aux maillons solides que rien ne semble rompre…
Chômage, crise dans le couple ou la famille, problèmes financiers, maladie, solitude, nous les traversons tant bien que mal, avec l’aide de Dieu. 

Leçons de vie qui mettent notre foi en action et qui nous permettent aussi de vivre le miraculeux ! Ce mal se résume à la merveilleuse parole de Paul : "Nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan." (Romains 8.28)

Pour d’autres, c’est un châtiment divin, une punition justement attribuée par Dieu envers les coupables, les pécheurs… Mais ne sommes-nous pas tous coupables et pécheurs devant Dieu ? Il n’y a pas un seul juste, affirme Dieu. (Psaume 14.3) Heureusement que Jésus est venu effacer notre dette à la croix !

Faux ! Dieu est un Dieu d’amour et de grâce

Je ne pense pas que l’on parle alors du même Dieu, de notre Dieu que vous connaissez vous comme moi. Non, Dieu n’est pas un Dieu punitif, vengeur, mais un Dieu lent à la colère et riche en bonté qui garde son amour jusqu’à 1000 générations ! (Exode 34.7

De plus, Dieu est venu pour sauver le monde, non pour le juger, encore moins ses enfants, puisqu’il leur a déjà fait grâce et qu’il "n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ." (Romains 8.1) Ouf 😅

C’est ce que j’ai envie de rappeler haut et fort dans ces circonstances douloureuses, pour ceux qui traversent la vallée des larmes et qui ne peuvent s’unir pour commémorer le souvenir de leurs chers disparus. Dieu n’a frappé personne d’une correction fatale, mais il permet parfois l’épreuve sans que nous ne la comprenions, il est vrai, dans les premiers temps. "En réalité, dans l'homme, c'est l'Esprit, le souffle du Tout-Puissant qui donne la capacité de comprendre." (Job 32.8)

Quand j’ai écouté le témoignage poignant de Samuel Petersmitt, je me suis dit : "Waoooh ! Quelle humilité ! Il a senti le souffle de la mort sur lui et il en a tiré de belles conclusions." Vous pouvez lire aussi son interview ici.

Dieu est notre refuge en tout temps !

Alors, la maladie est-elle un malheur, même si ces deux mots ont la même racine ?! N’est-elle pas aussi une possibilité de voir Dieu de plus près ? De nous cacher en lui, comme l’a fait le pasteur Peterschmitt, qui a proclamé le Psaume 91 dans la nuit qui a précédé sa guérison, alors qu’il avait peine à lire la Bible et prier ? 

Oui, "Dieu est notre refuge et notre appui, un secours toujours présent dans la détresse" ! (Psaume 42.2) Non, la souffrance n’est pas envoyée par Dieu ni pour punir ni pour éduquer, elle est parfois permise pour les raisons que Dieu connaît parfaitement et que nous ne pouvons argumenter ou expliquer... Cependant, elle nous permet de nous rapprocher de Dieu, de coller notre visage contre le sien, de nous serrer contre sa poitrine, de glisser notre main dans la sienne, comme un enfant malade le ferait avec son père, sa mère. 

Et quand bien même la maladie, l’accident emportent nos bien-aimés ou si la mort nous frôle un jour ou l’autre, pouvons-nous affirmer que c’est un malheur ? Pourquoi ne pas se rappeler alors que la mort n’est pas la fin de la vie, mais plutôt le commencement d’une vie glorieuse avec notre Dieu

Alors qu’elle peut être assimilée à un échec par ceux qui n’ont aucune espérance, nous savons, nous chrétiens, que nous avons un puissant consolateur : l’Esprit Saint. Aussi, en ces temps difficiles, pensons à porter en prières toutes ces familles endeuillées. Sachons nous comporter aussi en consolateurs : une carte, un appel téléphonique, un SMS ; soyons bienveillants plus que jamais.

Reconnaissons aussi que la mort peut être considérée comme une guérison pour les chrétiens, puisque nous avons hérité de la vie éternelle grâce à Jésus, car Jésus a vaincu la mort.

Oui, quand nous nous retrouvons seuls, malades, endeuillés, Dieu reste toujours notre ferme appui, notre abri, notre puissant consolateur. Car nous ne sommes jamais seuls ; il avec nous dans les sombres vallées jusqu’à ce que nous retrouvions les sommets brillants de lumière, car la vie est ainsi faite : de hauts et de bas mais une chose est sûre, mes chers Amis : RIEN ne nous séparera de son amour.

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