Doit-on donner notre dîme à notre église locale ?

Doit-on donner notre dîme à notre église locale ?

L'Eglise locale devrait-elle être notre priorité
ou devrions-nous répondre positivement
à toutes les sollicitations ?

La dîme

C'est la dixième partie du revenu qui est offerte régulièrement à l'oeuvre de Dieu. Pour une information générale sur ce sujet, vous pouvez consulter :   

Le chrétien doit-il donner la dîme ?

A qui donner la dîme ?

La dîme devrait être versée prioritairement à l'église locale, le lieu dont on profite et dont on fait partie. Même si aujourd'hui l'argent reçu ne va pas aux veuves et aux orphelins comme dans la Bible, l'Eglise a besoin de moyens pour accomplir sa tâche : salaires, entretien des bâtiments, matériel, animations, aides concrètes… Même sans tomber dans le luxe, toutes les prestations ont un prix. Si l'on ne soutient pas notre église locale, qui d'autre va le faire ?

Et si l'église ou le pasteur ne sont pas géniaux ?

La communauté parfaite n'existe pas. Ses membres y ont leur place pour améliorer son fonctionnement. Pour éviter une gestion sectaire des finances, ils savent ce qu'on fait de leur argent et ont un droit de regard équilibré sur sa gestion. Mais attendre que tout soit parfait dans l'église avant de la soutenir est une mauvaise excuse. Dieu voit aussi notre coeur.

Doit-on donner l'argent directement au pasteur ?

Nous tenons à éviter toute critique quant à notre manière de nous occuper de ces sommes importantes.
2 Corinthiens 8.20

En 2018, en Suisse, les membres d'une église ont gagné un procès contre leur pasteur : celui-ci récoltait les dîmes directement de main à main, ouvrant la porte à toutes sortes de dérives comme des dépenses opaques ou des donateurs contrôlés. L'argent devrait plutôt être donné à l'église locale en tant que telle et sans pression.

Soutenir des personnes dans le besoin, est-ce que ça compte pour une dîme ?

Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, mais d'établir l'égalité.
2 Corinthiens 8.13

Un soutien raisonnable de notre famille est important. Par contre, offrir des cadeaux somptuaires puis déduire leur montant de la dîme tourne aux petits calculs d'épicerie. Certains vont jusqu'à soustraire frais et impôts de leur revenu avant de donner. La mentalité d'avarice n'est pas loin et nous serions bien ennuyés si Dieu en faisait de même avec nous lorsque nous lui demandons son aide...

Les offrandes

Il s'agit de dons supplémentaires. Les bénéficiaires ne manquent pas : certains travaillent pour l'évangélisation, d'autres pour nos frères et soeurs persécutés, pour des médias chrétiens, pour des projets d'entraide... Demandons la sagesse à Dieu pour répondre aux nombreuses sollicitations qui nous sont adressées.

Conclusion

Que chacun donne ce qu'il aura décidé en son coeur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie.
2 Corinthiens 9.7



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