Du miel sous la langue …

Du miel sous la langue …
1. Des mots d’amour …

Ton baiser a la douceur du miel. 
Du miel et du lait se cachent sous ta langue. 
Tes vêtements ont l’odeur des forêts du Liban. 
Tu es mon jardin privé, petite soeur, ma fiancée,
la source qui m’appartient, ma fontaine réservée. 
Tu as la fraîcheur d’une plantation de paradis,
peuplée de grenadiers aux fruits délicieux. 
Là poussent des plantes de bonne odeur: le henné et le nard, 
le safran, le laurier et la cannelle, tous les arbres à encens, 
la myrrhe et l’aloès avec les parfums les plus délicats. 
Oui, tu es une fontaine au milieu des jardins,
une source d’eau pure qui coule des montagnes du Liban. 
Réveille-toi, vent du Nord! Viens vite, vent du Sud!
Soufflez sur mon jardin, qu’il répande ses bonnes odeurs !
Toi que j’aime, entre dans ton jardin et mange ses fruits délicieux ! 
J’entre dans mon jardin, petite soeur, ma fiancée. 
Je cueille ma myrrhe et mes autres plantes parfumées.
Je mange mon rayon de miel, je bois mon vin et mon lait.
Mangez, mes amis, buvez, devenez ivres d’amour ! 

Cantique des cantiques 4/11 à 5/1 (Parole De Vie)


2. Communiquer dans le contexte biblique

Proverbes 16/24 : « Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps. »

Proverbes 15/4 : « Une parole encourageante est comme un arbre qui donne la vie, mais une parole méchante brise le coeur. » (PDV)

Proverbes 15/23 : « Une bonne réponse donne de la joie, une parole dite au bon moment fait du bien. » (PDV)

Proverbes 31/26 : « Une femme de valeur parle avec sagesse, elle donne ses enseignements avec bonté. » (PDV)

Proverbes 19/14 : « Tu peux hériter d’une maison et des biens de tes parents, mais une femme intelligente (prudente et réfléchie) est un don du Seigneur. » (PDV)

Proverbes 21/19 : « Il vaut mieux habiter dans un désert qu’avec une femme de mauvais caractère et aimant les disputes. » (PDV)

A juste titre, Jésus a affirmé que les paroles dépendent de ce qui remplit le cœur et que c’est le surplus de l’être profond qui jaillit des lèvres. Les mots ont extrêmement d’importance pour celui qui les prononcent et plus encore pour celui qui les reçoit.
L’apôtre Jacques l’a formidablement expliqué dans son épître en écrivant que personne ne peut faire obéir la langue! C’est une chose mauvaise qui ne reste jamais tranquille, et elle est pleine d’un poison qui donne la mort. Avec la langue, nous chantons la louange de notre Seigneur. Avec elle aussi, nous jetons des malédictions aux êtres humains que Dieu a faits à son image.

Vous l’avez compris, il est difficile de tricher longtemps avec la langue, car tôt ou tard elle fera jaillir ce que contient vraiment notre cœur. Inutile de jouer les hypocrites, pour avoir de bonnes paroles jour après jour, il faut absolument avoir un cœur renouvelé, rempli de grâce et d’amour. Les paroles vraies jaillissant d’un cœur pur sont les seules qui peuvent apporter la vie. Les mots qui encouragent, bénissent, relèvent… sont ceux donnés du fond du cœur par une personne foncièrement sincère et aimante.

La bible demande aux maris d’aimer leurs femmes et aux femmes de respecter leur mari.

Ephésiens 5/33 : « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte (craigne) son mari. »

Dans le contexte dans lequel l’apôtre Paul a écrit ses épîtres, l’inégalité entre les hommes et les femmes était considérable. En général, les femmes étaient obligées d’accepter le mari qu’avaient choisi leurs parents, et elles étaient considérées comme des esclaves par celui-ci. Les mariages d’amour étaient rares et les femmes étaient considérées comme des êtres inférieurs, sans valeur et incultes, contraintes à rester dans leur foyer. Dans cet environnement hostile à la femme, les propos de Paul sont tout à fait révolutionnaires. Contre les mœurs de son époque, il ordonne aux maris d’aimer leur femme comme eux-mêmes et aux femmes de respecter leur mari.

Difficile, pour les hommes d’avoir de la considération pour leur femme qu’ils envisageaient bien souvent comme une servante ! Difficile aussi pour les femmes de respecter un homme qu’elles n’avaient pas choisi, qu’elles n’aimaient pas et qui souvent n’avait aucun égard pour elles !

Paul, en donnant ce genre de commandement, tente de rétablir les valeurs d’égalité et d’amour voulues par Dieu au commencement. Le défi était ardu pour ses contemporains ! Remplacer le mépris et la rébellion cachée par de l’amour inconditionnel et du respect, tel était pourtant l’enjeu réclamé par Christ.

3. La communication au sein du couple

Aujourd’hui, dans notre société occidentale, les choses ont bien changé. Les paroles de l’apôtre Paul n’ont plus le même impact car le contexte est différent. Cela peut même paraître évident pour certains d’aimer et de respecter son conjoint.

Et pourtant, en y réfléchissant bien, il semble que la routine, la familiarité, le laissez aller réciproque entraînent souvent des attitudes négligées, de l’égoïsme, voir même de la vulgarité… et très vite, les compliments et les égards donnés entre fiancés, peuvent se transformer en reproches, en silences et en bousculades. Alors qu’est devenu le respect ?

Et même si on a la certitude de s’aimer, sait-on bien le communiquer? Savez-vous qu’un compliment sincère stimule et devient une source d’encouragement ?  Il est vrai que pour le donner, il faut savoir regarder… Avec les yeux de l’amour, on trouve toujours des points positifs chez celui que l’on côtoie. Alors dès que les pensées de fierté, d’admiration, d’amour sont sur votre cœur, il suffit d’ouvrir la bouche sans complexe et de faire jaillir des paroles qui donnent la vie.

En appréciant et en respectant son mari, la femme l’aide à s’épanouir en tant qu’homme, elle le conforte dans son rôle de protecteur, rempli d’affection et d’attention.

Ephésiens 5/28 : « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise… »

Si la femme encourage son mari, il l’encouragera à son tour et les deux seront plus forts pour s’aider et se compléter.

Ecclésiaste 4/12 : « On peut attaquer facilement celui qui est seul, mais deux personnes peuvent résister. Une corde tressée de plusieurs fils ne casse pas facilement. »

L’intuition féminine complétera l’intelligence plus technique de l’homme. Le soutien loyal de la femme épaulera l’homme dans ses initiatives.

Les conseils sages et aimants seront des atouts de valeur réciproques. (Proverbes 19/14)

L’homme et la femme ont besoin de dialoguer : de bien communiquer leurs sentiments, leurs désirs, leurs besoins, leurs soucis, leurs centres d’intérêts, leurs joies, leurs peines, leurs perplexités et leurs découvertes… 

S’ils ne le font pas, le silence les éloignera l’un de l’autre et l’ennemi s’infiltrera dans cette brèche. L’amertume, la frustration, les reproches rempliront vos cœurs de poison et dans la tension, tout sera propice aux querelles, aux revendications et aux accusations. La dispute, le reproche, la critique et le démolissage sont de très mauvais moyens de communiquer qui ne construisent jamais et laissent de vilaines plaies dans les cœurs !

L’homme et la femme ont besoin d’apprendre à communiquer pour toujours mieux se connaître, pour se montrer de l’intérêt réciproque, pour exprimer leur amour, se donner des conseils, s’encourager…. Apprendre à écouter, à se taire au bon moment, à lire à travers les mots, à parler avec son cœur, à construire avec des paroles… tout cela n’est pas inné. Si vous comprenez l’importance qu’ont les mots, si vous avez la volonté de bénir avec vos lèvres, il faut vous imprégner de la parole de Dieu et vous laisser remplir de son amour.

En ouvrant la bouche pour exprimer l’abondance de vos bons sentiments, vous récolterez de l’amour !

Par contre, si vous vous tenez loin du Christ et de son amour plein de grâce, il finira par sortir de votre bouche un venin mortel, amère, des paroles dures, critiques, médisantes, accusatrices, revendicatrices, malsaines… et vous ne récolterez en retour que des larmes et des guerres !

Galates 6/7 : « Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu.
Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. »

Il est de loin préférable d’avoir du miel et du lait sous la langue comme la bien-aimée du cantique des cantiques, plutôt que du venin comme la femme querelleuse des proverbes.


Cantique 4/11 : « Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; Il y a sous ta langue du miel et du lait … »

Le lait et le miel adoucissent, nourrissent, guérissent et apaisent. Ils sont agréables et salutaires, mais ils sont aussi les résultats d’une maturation et d’une transformation. Avoir sous la langue du lait et du miel, signifie avoir des réserves de paroles douces et constructives, guérissantes et consolantes. Des paroles issues d’une longue maturation, d’un cœur purifié et transformé. Des paroles justes et dites à propos, avec sagesse et amour. Des paroles distillées, filtrées, non données comme un flot qui enivre mais comme un précieux remède à la fois efficace et agréable au goût.


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8 commentaires
  • Estelle75 Il y a 5 années, 11 mois

    Merci Sophie Lavie pour cet article si bien rédigé et parfaitement clair !
  • hibiscus9712 Il y a 6 années, 8 mois

    fantastique message je suis vraiment touché :)
  • fanou Il y a 6 années, 10 mois

    chez les orientaux, au moment des fiançailles et le jour du mariage, on donne à manger des dattes et on fait boire du lait aux jeunes gens, en leur souhaitant d'être aussi doux l'un pour l'autre. Quel paradoxe par rapport au coran sur la femme qu'il faut battre de temps en temps!!! lorsque le mari est inconverti et un mari mal aimant, on porte ses larmes à christ pour être remplie de SON amour pour son conjoint, et on fait de son mieux en attendant que Dieu agisse!! celui (celle) qui est à christ doit fonctionner du mieux qu'il peut avec les sentiments de christ (pas facile), son rôle c'est d'honorer christ.
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