La lâcheté (À prendre au second degré !)

La lâcheté (À prendre au second degré !)
Cher Pasteur,

Voici un texte qui devrait faire réfléchir :

"Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort." (Apoc. 21.8)

Pas tendre, l'Apocalypse ! Où est donc la tolérance, tellement prônée aujourd'hui ? Comment ? Les pauvres timorés, couards, craintifs, poltrons, trouillards de tout poil, bref, les lâches (je lâche le mot) sont épinglés au même titre que les… (voir la liste ci-dessus) ? Et ils figurent en tête dans l'inventaire de ceux qui sont promis à la seconde mort !

Il doit y avoir erreur. Un pauvre petit lâche n'a jamais fait de mal à personne ! Bon, c'est vrai, il avait de bons arguments ; il aurait pu les faire valoir pour faire triompher la justice. Mais il n'a pas osé se dresser contre les puissants. Car ils étaient si puissants ! Notre pauvre lâche aurait pu en pâtir ! N'est-il pas écrit, si ma mémoire est bonne, dans le trente-deuxième chapitre du livre des proverbes : "Charité bien ordonnée commence par soi-même" ? Non, tu en es sûr ? Il n'y a que trente et un chapitres ? J'ai dû me tromper, alors !

Oui, certes, il est écrit :

"Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. " (Ja. 4.17).

Faire le bien, c'est bien, c'est sage, mais ça peut coûter gros. Il est aussi écrit :

"Ne sois pas juste à l'excès, et ne te montre pas trop sage : pourquoi te détruirais-tu ? " (Ecc. 7.16).

Tu ne les connais pas, toi, les puissants ! Ce sont de grands chefs. Au départ, ils étaient petits, de condition modeste, tout comme notre pauvre lâche. Mais ils ont grandi. D'abord chefs d'une petite entreprise (qui ne connaissait pas la crise), ils sont passés à une plus grande, puis encore une plus grande (Ça va toujours dans ce sens). Aujourd'hui, ils sont devenus arrogants, et ils s'imaginent qu'ils ont la science infuse. Pas question alors de les contredire !

Et puis, il y en a d'autres que notre pauvre lâche, mieux placés, moins vulnérables, qui auraient pu intervenir ! C'est fou comment ceux qui pourraient parler se taisent ! Pourquoi notre pauvre ami devrait-il s'exposer à la place de ceux qui n'ont pas le courage de leurs opinions ? Regarde, même du temps de Paul, tous ceux qui auraient pu l'aider se sont esquivés :

"Dans ma première défense, personne ne m'a assisté, mais tous m'ont abandonné. " (2 Tim. 4.16).

On n'a pas le droit de juger un pauvre lâche. On ne peut pas savoir ce qu'on aurait fait à sa place. Risquer de tout perdre pour défendre un principe ? Serait-ce bien raisonnable ? Ce n'est pas si facile d'aller à contre-courant ! C'est hurler avec les loups, dis-tu ? Non ? Avec les hyènes, alors ?

Ah ! Oui, qu'en disait Paul, déjà ? :

"Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, […] insensibles, déloyaux, […] traîtres, […] ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. " (2 Tim. 3.1‑5)

Très dur, tout ça. Enfin, un peu de lâcheté, ça n'a jamais tué personne, et ça peut être bien commode, parfois ! Faudra que je demande quelques explications au Seigneur quand j'arriverai Là-Haut !

(Rediffusion Édito – La lâcheté - 2703)

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3 commentaires
  • Tugdual LE PELLETER Il y a 1 année, 4 mois

    Je me suis moi-même heurté sur le verset du Livre de l’Apocalypse 21.8, mais, n’étant plus une pierre d’achoppement, j’avais à cœur de vous partager ce qu’il m’a été donné de comprendre. En m’examinant moi-même, je me suis rendu compte que dans certaines situations j’agissais par lâcheté et c’est pourquoi j’ai engagé des recherches pour comprendre ce verset. C’est l’analyse des deux définitions du mot lâcheté (cf. site du CNRTL) à la lumière des Ecritures Saintes qui m’a permis de comprendre pourquoi la condamnation du lâche est indiscutable et qu’elle n’est pas à prendre au second degré. La première définition désigne une personne qui manque de fermeté, qui se défile devant ses responsabilités par paresse, la menant ainsi à l’improductivité. Or si un Chrétien reste dans l’oisiveté il se condamne lui-même. En effet, nous avons pour mission de servir notre Seigneur Jésus-Christ et ainsi porter beaucoup de fruit pour que Dieu le Père puisse être glorifié (cf. Jean 15.8). Un Chrétien qui possède la foi mais pas les œuvres est semblable au figuier stérile que Jésus-Christ a maudit (cf. Matthieu 21.19). Et s’il persévère dans sa lâcheté, et ainsi qu’il ne demeure pas en Jésus-Christ, il s’expose au fait d’être retranché puis jeté au feu (cf. Jean 15.6). Cependant, Dieu patiente envers pour que nous puissions nous repentir afin d’être sauvés (cf. Luc 13.6:9 et 2 Pierre 3.9). Si nous restons plantés aux pieds du Seigneur (cf. Luc 10.39) à nous laisser instruire et en gardant les commandements de Dieu, c’est alors que Jésus-Christ demeura en nous (cf. Jean 14.21) et que nous pourrons ainsi porter beaucoup de fruit (cf. Jean 15.5). « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui ». Jean 14.21. La seconde définition du mot lâcheté concerne une personne qui abdique devant le danger par manque de bravoure. Ainsi, elle cherche à éviter dans tous les cas la confrontation de peur qu’elle se retrouve dans une situation pénible voire dangereuse. Un Chrétien qui agit de la sorte n’est pas en mesure de partager la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ de peur de heurter l’opinion publique. Par cette décision, il choisit ainsi de plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. On peut imaginer que dans une situation où sa vie serait en danger, le Chrétien lâche préférerait sauver sa vie reniant ainsi Jésus-Christ, s’exposant à la damnation éternelle (cf. Matthieu 10.33). Et comme il l’est écrit dans Marc 8.35, celui qui voudra sauver sa vie la perdra. La foi en Jésus-Christ est un combat spirituel et nous sommes amené à souffrir (cf. 2 Timothée 2.3). Nous sommes amenés à subir des épreuves par amour pour notre Seigneur et notamment subir la persécution (cf. Matthieu 5.11), la haine (cf. Matthieu 10.22 et Marc 13.13) voir même être exposé à la mort (cf. 2 Corinthiens 4.11). En effet, nous devons souffrir avec Christ afin d’être glorifié avec lui (cf. Romains 8.17). L’apostolat de Paul permet d’illustrer avec force la hardiesse spirituelle dont le Chrétien doit faire preuve. Par exemple, après avoir été lapidé et laissé pour mort à Lystre (cf. Actes 14.19), il reprit son voyage le lendemain pour Derbe avec Barnabé afin de continuer à prêcher la bonne nouvelle ! Paul retournera même par la suite dans la ville où il a été lapidé et dans les villes d’Icone et d’Antioche d’où venait ses persécuteurs (cf. Actes 14.20:21). Les épreuves sont nécessaires dans notre vie de Chrétien et c’est à travers elles que Dieu poursuit l’œuvre qu’Il a commencé en nous, à savoir, faire mourir en nous les œuvres de la chair et développer en même temps le fruit de l’esprit (sanctification), afin que nous soyons parfaits pour le jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Après analyse, il semble évident que si le Chrétien vie dans l’inactivité et/ou l’abdication, dont ces deux actions proviennent de la lâcheté, il se condamne lui-même. En tant que Chrétien, nous devons persévérer en Jésus-Christ malgré les tribulations afin de porter beaucoup de fruit à la gloire de Dieu notre Père et ainsi être sauvé (cf. Matthieu 24.13, Matthieu 10.22 et Marc 13.13). L’apôtre Jacques met bien en évidence que si nous ne portons pas d’œuvres, notre foi est stérile (cf. Jacques 2.20), or, c’est en vertu des œuvres que notre foi est portée à son accomplissement (cf. Jacques 2.22) pour être ainsi justifié. De plus, nous devons persévérer durant notre chemin de croix, obéissant jusqu’à la mort comme notre Seigneur Jésus-Christ (cf. Philippiens 2.8) afin d’être glorifié avec lui (cf. Romains 8.17). Il ne faut pas que notre course chrétienne soit arrêtée par notre incompréhension mais demander constamment à Dieu, dans nos prières, le discernement de Sa Parole afin de rechercher à faire Sa volonté et Sa volonté seule. L’erreur fatale serait de rejeter ce qui nous déplaît et de garder seulement ce que nous apprécions, ce serait alors sombrer dans l’idolâtrie. Alors comme Samuel (1 Samuel 3.19), ne laissons aucune des Paroles de Dieu tomber à terre et méditons-les comme Marie, qui les gardaient et les repaissaient dans son cœur (Luc 2.19 et Luc 2.51) bien qu’elle n’eût, sur le moment, pas encore reçue le discernement.
  • laurcaz Il y a 2 années, 5 mois

    meme au seconde degré, parler de lacheté aussi légèrement, c'est croire que la peur que l'autre, ne va rien nous faire dans les meme conditions (meme passé, meme contexte). j'en connais qui ont détallé là ou je restais de marbre et d'autres qui sont resté ou je détallait comme un lapin. il y a une erreur ici: je pense tout simplement que croire que toute la science (il y a des peur rationnellles: essayez de sauter d'un pont avec un elastique, votre volonté n'arrive pas à donner des ordres à votre corps), toute la psychologie (il y a des peurs maladives ou traumatiques), et toute la biologie (il y a des peurs avec des facteurs genetiques), toute la sociologie (peurs collectives) soit comprises toute entier dans un seul livre, la bible (ou alors il faudrait qu'elle soit 100000 fois pus grosse) est une erreur fondamentale trop répandue. qui fait des gros dégats sur le plan psychologique (j'ai testé). la bible est un point de départ, la bible est la vérité, mais ne referme pas TOUTES les verités du monde et de l'univers (seul jesus est LA vérité, meme sa parole n'en est qu'une partie). il y a par ex des gens qu'on pourrait dire lache et qui ont simplement des phobies tenaces, phobies provoquées par des trauma (agressions etc...), et parfois meme des phobies qui ont été amplifiée par des pasteurs et des pretres (OUI) et autres personnes qui se lachent sur des sites web (genre légalistes, doloristes et cie) et use de la parole de Dieu comme une épee qui fait mal, Des phobies qui se corrigent pourtant avec des TCC cad une exposition progressive à ce qui nous fait peur. si tout défaut de nature est un ignoble peché, alors on est tous foutus, tant qu"on ne sera pas intégralement gueri par jesus. donc on ne peut pas traiter un pb psycho/bio/socio/logique par un simple commentaire biblique qui boucle dans la bible et reboucle dedans sans jamais en sortir, ni se référer à rien d'autre. on peut se baser sur la bible comme pt de départ ou pour confirmer des affirmations, mais il faut aussi avoir des bonnes notions de psychologie, de médecine pour aborder ces sujets complexes. je donne un ex: un cd sensé débarasser des phobies m'en a donné encore plus. !!! ce n'est pas un simple 'l'amour bannit la crainte' qui va vous enlever vos craintes les pires (et si je ne suis pas sur à 100% d'avoir l'amour, je fais quoi ?). ou 'la peur est un peché, elle ne vient pas de Dieu' . ensuite ? on a en plus peur de sa propre peur.... par contre, je vous donne un moyen simple comment un médécin a arreté une crise de spasmophiliie qui aurait pu me couter la vie (car s'est déclenchée un soir), il est venu et m'a déculpabilisé: 1) "vous n'etes pas fou" : car on a l'impression de l'etre dans cette situation .. 2) "je sais c'est tres impressionnant, vous avez l'impression que vous allez mourir" enfin qqun qui me comprend et voit que c'est pas de la comedie. (coeur en train d'imploser et on suffoque: là on a une idée de ce que le christ a supporté, aucune technique de respiration ne marchant) 3) "votre coeur est 100% normal et pourra tenir longtemps meme avec cette sensation insupportable" => dedramatisation 4) calmez vous juste te vous allez voir, ca va revenir à la normale 5 min plus tard la peur est partie (démasquée) et plus jamais revenue maintenant imaginez qqun qui m'aurait dit à ce moment: c'est pas bien d'avoir peur, si tu as peur tu risque de mourir ! la peur est un peché, tu es lache en réalité (resiste aussi à ca tu verra si tu peux) ===> arret cardiaque direct car ce que le médecin ne m'avait pas dit c'est qu'en fait s'il n'était pas venu et que j'étais resté seul avec cette peur, oui là à vers 4-5h du matin mon coeur aurait laché à force. conclusion: si l'amour bannit la peur pourquoi ne voit on pas plus souvent des prédications qui parle d'amour de Dieu, d'amour des autres, d'amour de soi (aime ton prochain comme TOI-MEME) et qui ne se cantonne pas qu'à des versets, mais develeppe le sujet pour la vie courante, avec plus de psychologie. car avec un grnad bain d'amour venant de Dieu, là sur que vos craintes vont s'évanouir. mais ca fait bcp de temps que je ne vois plus trop ce genre de prédication sur internet, plutot des texes pour culpabiliser (on veut guerir la culpabilité par la culpabilité), faire peur (guerir le peur par le peur). c'est peut-etre une piste qui est pas encore bien explorée car tout de meme, jesus a resumé sa parole ainsi: Dieu EST amour. le 1er commandement est SEMBLABLE au second (aime toi comme ton prochain). la loi se resume à: fait (ou ne fait pas) ce que tu aimerai (ou n'amerai pas) qu'on te fasse (ou te fasse pas) mais pourquoi si peu de texte sur cela pour une foi qui se distingue des autres (islam, bouddsime, judaisme) par l'amour ? parce que c'est trop évident ou parce qu'on on est en train d'oublier l'essentiel. c'est à dire qu'un sermon doit commencer et finir par l'amour et etre tjs dans l'esprit de respecter le 2eme commandement. pourquoi ? car le 1er PERSONNE sait si il l'accomplit comme il faut: comment peut tu savoir que tu aime Dieu que tu ne vois pas, si tu n'aime pas ton prochain que tu vois très bien et là on aura des textes qui auront une puissance de guerison bien plus grande. observez jesus, qd qqun venait à lui perdu, jamais aucun reproche, il comprenait, écoutait et guerissait par de simples mots
  • laurcaz Il y a 4 années, 3 mois

    j"aimerai bien qu'on m'explique. car issu d'une éducation assez peu aventureuse, j'ai développé des phobies/angoisses. donc je suis lache ? ou faut il lire le mot lache comme qqun qui a parfaitement les moyens de faire ce qu'il peut faire, et ne le fait pas, car n'a pas avant envie de risquer quoique ce soit "Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. " qui peut m'éclairer ?