La parabole des mauvais vignerons

La parabole des mauvais vignerons La parabole des mauvais vignerons

Avant la croix, Jésus s’adresse une dernière fois à ceux qui ont la responsabilité de conduire le peuple d’Israël.

Les chefs religieux se posent en défenseurs du judaïsme et craignent sa disparition par assimilation à une autre culture. Ils se souviennent que, suite à la déportation à Babylone 600 ans auparavant, seulement 70 000 juifs revinrent en Israël, sur plusieurs millions au départ.

A l’époque de Jésus, un danger semblable se manifeste, c’est la montée en puissance, parmi l’élite d’Israël, de la culture idolâtre grecque. Le culte et le temple sont gérés par l’envahisseur romain qui désigne les sacrificateurs.

Ils ont peur de Jésus, non pas parce qu’il pourrait être le Messie, et plusieurs le croient, mais parce qu’il détourne une partie du peuple des rites judaïques imposés par les pharisiens afin de préserver leur identité.

A leurs yeux, c’est la survie même d’Israël qui est en jeu et qui pèse sur leur décision de faire mourir Jésus.
C’est une décision de stratégie politique, les motivations religieuses ne sont finalement que des prétextes.

Jésus l’a compris et ne manque pas de les avertir des conséquences et de la responsabilité qu’ils prennent par les choix qu’ils font. C’est ce qu’il fait par la parabole des vignerons. (Matthieu 21.33-46)

Un homme plante une vigne et met tout en place pour qu’elle puisse être exploitée. Il la loue à des vignerons qui devront lui en donner le prix.

Lorsque le maître de la vigne envoie ses serviteurs chercher ce qui lui est dû, les vignerons les maltraitent et les tuent. Il envoie alors son fils, pensant qu’ils le respecteront. Alors les vignerons calculent que s’ils tuent le fils, il n’y aura plus d’héritier. Ce n’est pas qu’ils en veulent personnellement au fils, mais c’est le fruit d’un calcul au service d’un intérêt qu’ils estiment supérieur. Ils tuent le fils…

C’est un mauvais calcul, car le maître de la vigne va venir pour les châtier.

C’est à nous aussi que Jésus adresse cette parabole.

Le serviteur, disciple de Christ est assujetti, consacré à son maître, non par calcul ni pour son intérêt propre, mais par amour.

C’est l’amour qui dirige la vie du disciple. C’est l’amour qui préside à ses choix, ses décisions, sa consécration.

Dieu répond toujours à l’amour et tant que notre vie est centrée sur nous-mêmes, tant que nous soumettons nos décisions à un calcul entre ce que j’ai à gagner et ce que j’ai à perdre, nous ne pouvons espérer une bénédiction pleine et entière.

Certains n’ont que des bribes de bénédiction, alors qu’ils pourraient avoir beaucoup plus, s’ils acceptaient par amour de tout abandonner au pied de la croix.

Jésus a donné sa vie pour nous par amour. Non pas que nous méritions quoi que ce soit. C’est l’amour qui l’a conduit à bénir ceux qu’ils le crucifieraient un jour.

S’il avait choisi premièrement son intérêt, il serait resté auprès du père et nous serions tous condamnés à l’enfer.
Mais il avait en vue ces myriades de femmes et d’hommes qui, par son amour, seraient avec lui dans le ciel pour l’éternité.

Devant chacun de nos choix, de nos décisions demandons-nous ce que Jésus aurait choisi dans la même situation. Et que l’amour soit le moteur de nos vies.



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