Le contentement

Le contentement
Cher Pasteur,

Lorsque j'étais enfant, j'étais un "rouspéteur". Cela s'est considérablement amélioré, bien que parfois il m'en reste encore quelques séquelles, que je m'efforce de combattre. Je ne pense pas me tromper en disant que je ne dois pas être seul dans ce cas.

Cela provient d'un état de mécontentement, qui, chez certains, peut devenir chronique. Oh, certes, les sujets de mécontentement ne manquent pas, sur cette terre, et il serait stupide d'affirmer que nous devrions être content de tout. L'apôtre Paul, dans ses épîtres, ne manifeste pas un contentement béat de ce qui se passait dans les églises ! Il y a des choses contre lesquelles il serait lâche de ne pas s'insurger.

Toutefois il arrive souvent que le sujet de notre mécontentement nous concerne personnellement, et touche notre amour-propre, nos revendications, bref, notre MOI. "Pourquoi n'ai-je pas eu cette promotion ? Je la méritais au moins autant que X… !". "J'en ai assez de ces fins de mois sur le fil du rasoir !". "Mes enfants pourraient venir me voir un peu plus souvent !" et j'en passe !

L'apôtre Paul, nous dit : "… j'ai appris à être content de l'état où je me trouve." (Phil 4.11). Il parle de sa situation personnelle, physique, morale, spirituelle. Dans ces domaines, il aurait sans aucun doute pu trouver des sujets de mécontentement. Mais il dit : "j'ai appris à être content". Le contentement n'est donc pas inné ; cela peut s'apprendre !

Dans mon enfance, mes parents m'ont fait lire un ouvrage célèbre à l'époque, qui s'intitulait "Polyanna ou le Jeu du Contentement" (sans doute comme antidote à ma "rouspétomanie" !). Je ne me souviens plus très bien de l'histoire, mais il s'agissait d'une jeune fille qui traversait de graves épreuves physiques, et qui, au lieu de se plaindre de son état, cherchait constamment des sujets de se réjouir : le chant des oiseaux, les irisations que les rayons du soleil faisaient naître dans les prismes du lustre en cristal, etc. Malgré ses souffrances, elle se trouvait heureuse. Elle vivait ce que dit le livre des proverbes :

… "le cœur content est un festin perpétuel" (Pr 15.15)

Ne penses-tu pas qu'il serait temps d'aller à l'école du contentement, et de bien apprendre nos leçons ? Cela aura pour effet, j'en suis sûr, d'améliorer notre perception de la vie, des autres, du Seigneur lui-même. Commençons par méditer ce texte des Romains :

"Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. " (Rom 8.28)

Nous avons beaucoup à y gagner spirituellement, mais aussi physiquement, en évitant cet ulcère à l'estomac qui nous guette ! N'oublions pas que le mécontentement conduit au murmure, ce dont nous parlerons peut-être une autre fois.

"C'est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement" (1Tim 6.6)

(Rediffusion TL – Le contentement - 769)

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