Le figuier maudit

Le figuier maudit

Dans la dernière semaine de son ministère terrestre, Jésus adresse aux chefs religieux de sévères avertissements. Ceux qui devaient entendre son appel ont endurcis leur cœur et refusé de le faire, il est désormais trop tard pour eux. Les dés sont jetés, les religieux ont fait leur choix, la foule est versatile et dominée, Jésus ne peut rien attendre d’elle. Il doit aller jusqu’au bout de ce pourquoi Il est venu.

Malgré tout, certains responsables religieux croient en lui en cachette mais n’osent pas encore l’afficher par crainte des autres.

Ainsi, Nicodème qui était venu voir Jésus de nuit et Joseph d’Arimathé étaient des chefs religieux. Et ce sont eux qui vont mettre Jésus au tombeau alors que tous ses disciples l’ont abandonné.

C’est dans ce contexte que le matin du 4ième jour avant la fête de pâque, Jésus se rend à nouveau à Jérusalem.

En chemin, Il a faim. Il voit un figuier couvert de feuilles mais sur lequel il n’y a pas de fruits. (Matthieu 21.19)

La caractéristique du figuier c’est que les fruits apparaissent en même temps que les feuilles. S’il y a des feuilles et pas de fruits, c’est qu’il n’y en aura pas.

C’est une leçon très dure. Le figuier est un arbre fruitier, il doit avoir des fruits; s’il n’en a pas, il ne sert à rien et épuise inutilement le sol, il doit être coupé. De la même manière, Jésus nous a sauvés pour être ses témoins dans le monde et accomplir des œuvres à la gloire de son Père…

La Parole de Dieu nous rappelle que nous devons servir l’évangile avec piété et avec crainte, car Dieu est aussi un feu dévorant.

A force de dire que Dieu est amour, compatissant, miséricordieux nous oublions aussi de dire qu’il est justice et si nous ne marchons pas selon la vocation que Dieu nous adressée, si nous n’utilisons pas pour le bien les capacités et les dons qu’il nous accorde, ainsi que le temps qu’il nous laisse, il faudra lui en rendre compte.

Ce n’est pas par nos propres forces que nous agissons, mais c’est poussés par l’Esprit de Dieu et par la foi que nous le faisons, car par nous-mêmes nous ne pouvons pas grand-chose. Le figuier doit porter du fruit…

Devant l’incompréhension des disciples, Jésus parle à nouveau de la foi qu’ils devraient avoir. Il dit :

« Si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait. Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez. »
Matthieu 21.21-22

Jésus ne dit pas : « demander au Père de déplacer la montagne ». Il dit VOUS diriez ! C’est votre travail !

L’engagement de la foi, avoir les actes de la foi est notre responsabilité.

La foi authentique qui déplace les montagnes implique toujours l’abandon de soi à la volonté de Dieu à qui tout est possible.

Encore faut-il percevoir sa volonté, ce qui ne peut être envisagé que dans une véritable intimité avec lui par l’étude de la Parole, la prière et la consécration.



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