Le premier soir

Le premier soir

Le soir du premier jour de la résurrection Jésus se présente aux onze disciples rassemblés à Jérusalem.

Les femmes qui leur avaient annoncé le matin même qu’elles avaient vu Jésus, et qu’ils n’avaient pas cru, sont sans doute avec eux. Il y a aussi les deux disciples du chemin d’Emmaüs qui viennent d’arriver. 

C’est à ce moment que Jésus se présente au milieu d’eux. Il leur montre ses mains et ses pieds percés. Il leur dit qu’ils peuvent le toucher ayant de la chair et des os ; mais ils ne croient pas encore ! Alors, Il réclame à manger et mange avec eux comme il l’a fait si souvent. Enfin, ils croient. 

Après leur avoir reproché leur incrédulité, il leur dit : « La paix soit avec vous » afin de les rassurer, les réconforter de ce grand trouble qu’ils connaissent depuis Gethsémané, où tous se sont enfuis. 

Il souffle sur eux disant : « Recevez le Saint-Esprit ». C’est la première étape du don du Saint Esprit. C’est comme un sceau, une marque de Dieu, que reçoivent femmes et hommes qui croient et confessent le nom de Jésus.

Ils appartiennent désormais à Dieu. Personne ne peut les toucher sans le consentement de Dieu. Ils sont dès cet instant : « enfants de Dieu, héritiers du Père et cohéritiers avec le fils ».

Par le souffle de Jésus, le Dieu trois fois Saint fait sa demeure en eux. Cela peut se faire parce que le sacrifice de l’agneau de Dieu est accompli, la résurrection a eu lieu, les puissances et les dominations sont vaincues et même la mort a perdu son pouvoir sur ceux qui croient en lui. 

Ce n’était pas possible avant. Tant que le sang de l’alliance n’avait pas coulé à la croix et que la mort ait été vaincue. Avant cet instant, ceux qui deviendront les apôtres n’étaient pas enfant de Dieu, ils n’étaient pas sauvés.

Ce souffle qui marque la nouvelle naissance n’est pas encore le baptême de puissance nécessaire pour être témoins de l’Évangile dans le monde. Ce Baptême de feu annoncé par Jean Baptiste et Jésus se manifestera dix jours plus tard à la Pentecôte. 

En soufflant sur eux, Jésus ajoute : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ».

Ce que Jésus dit ce n’est pas que l’on peut pardonner ou ne pas pardonner car nous savons que si nous ne pardonnons pas, Dieu non plus ne nous pardonnera pas.

Non, ce que dit Jésus par cette parole : « ceux à qui vous pardonnerez les péchés ils leur seront pardonnés » c’est que nous avons reçu du Père une délégation d’autorité totale, une marque de confiance absolue, un pouvoir et une responsabilité sans pareille. Il affirme, en disant cela, que les enfants de Dieu sont précieux et importants à ses yeux et aux yeux du Père. Mon frère, ma sœur, vous êtes précieux aux yeux de Dieu.

Veillons avec une grande vigilance à ce que nos paroles et nos actes soient à la hauteur de ce que Dieu fait pour nous et que désormais, il attend de nous.



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