Le savoir: Une bénédiction ou une malédiction ?

Le savoir: Une bénédiction ou une malédiction ?

Il y a quelque temps j’ai participé à une simulation d’apprentissage pour personnes handicapées. Les professeurs désiraient que chacun des participants développe sa compréhension de certains des problèmes auxquels ont à faire face les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage.

L’une des réalités les plus dures à vivre c’était l’attitude condescendante des autres élèves et de quelques professeurs envers ces enfants différents des autres. Durant cet exercice, l’un d’entre nous était choisi comme élève favori à qui l’on prodiguait de nombreuses marques d’appréciation et d’encouragement, tandis que tous les autres ne faisions l’objet que de critiques acerbes relatives à notre lenteur, notre incompétence ou notre stupidité, tout simplement parce que nous ne pouvions pas faire l’exercice impossible que le professeur avait donné à chacun de nous.

Quand on n’a jamais souffert de difficultés d’apprentissage, il est si facile d’être critique et impatient envers ceux qui ont du mal à collecter et à traiter l’information de façon pratique dans le but de résoudre un problème. Quelqu’un a dit que “le Savoir, c’est le Pouvoir” et ceux d’entre nous qui possèdent les aptitudes requises pour effectuer une tâche donnée trouvent ça difficile d’imaginer le sentiment d’impuissance qui caractérise ceux qui n’ont pas cette capacité.

Dernièrement, j’ai réalisé que la plupart d’entre nous démontrons de temps en temps ce genre d’attitude offensante, que ce soit à l’école, sur notre lieu de travail ou dans d’autres situations. Quelqu’un qui connaît des difficultés d’apprentissage est à coup sûr rempli d’un sentiment d’inadéquation par rapport au monde qui l’entoure.

Le savoir, cependant, devrait être considéré comme un don, non pas comme une arme. Dans l’Ancien Testament, il est dit ceci: “(Dieu) donne la sagesse aux sages et, à ceux qui savent comprendre, il accorde la connaissance” (Daniel 2:21). Le savoir devrait être distribué et partagé de façon à aider les autres, à les rendre capables, et non pas être utilisé pour les accabler ou les inhiber.

Dans notre environnement de travail, l’entreprise nous offre de nombreuses occasions d’utiliser la connaissance de façon positive ou négative. Par exemple, pendant ma carrière à la banque j’ai découvert plusieurs approches différentes d’utiliser le savoir dans mes réunions du comité d’allocation de prêts. J’essuyais parfois le plus fort des attaques quand certains de mes collègues plus expérimentés pouvaient me prouver qu’ils étaient bien plus intelligents que moi. Dans d’autres occasions, cependant, j’ai pu largement bénéficier de l’apport de certains collègues qui en savaient plus que moi et qui me guidaient gracieusement afin que je parvienne par moi-même à aboutir aux bonnes conclusions.

Un peu plus tard dans ma vie professionnelle, alors que j’avais gravi les échelons et que je me trouvais à mon tour en position d’autorité dans des comités d’allocation de prêts de diverses institutions bancaires, j’ai connu des moments – et je dois le dire aujourd’hui, à mon grand regret – où j’ai écrasé les autres en faisant étalage de mes connaissances plutôt qu’en me servant de ce savoir que j’avais reçu pour aider à développer de futurs leaders.

Dans votre propre sphère d’influence – au travail, dans votre communauté, et en particulier à la maison - essayez de chercher toutes les occasions qui se présentent régulièrement pour faire progresser les autres grâce à vos connaissances. Posez-vous la question: Est-ce que je me sers habituellement de mes connaissances pour affliger les autres ou bien comme un moyen de les bénir? Quand vous sentez que vous penchez vers l’affirmation de votre supériorité et l’inclination à bien paraître aux yeux des autres, souvenez-vous de l’avertissement de l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 8:1 “La connaissance enorgueillit, mais l’amour édifie”.



© MANNE DU LUNDI est un article hebdomadaire de CBMC INTERNATIONAL, un ministère évangélique à but non lucratif qui a pour objet de servir les gens d’affaires et les professionnels qui veulent suivre Jésus, de présenter Jésus-Christ en tant que Seigneur et Sauveur auprès des autres gens d’affaires et professionnels.

1 commentaire
  • Sabine Stone Doua Il y a 10 années, 12 mois

    il est vrai que par moment j'ai été impatiente avec ceux qui apprennaient difficillement,mon grand garçon,mes commerciaux,Dieu merci j'ai appris à  partager mon expérience et mon savoir et surtout à  apprendre à  tendre la main aux plus faibles.ce message me conforte dans ma position que Dieu soit loué!!