Les invités aux noces du fils du roi

Les invités aux noces du fils du roi Les invités aux noces du fils du roi

Jésus, harcelé par les religieux et à la foule qui se presse autour de lui, adresse une prophétie en forme de parabole qui est avertissement solennel aussi bien aux juifs et qu’à ceux que les disciples d’Antioche appelleront plus tard : « chrétiens ».

Un roi invite des convives légitimes au mariage de son fils. (Matthieu 22.1-14) Ils refusent de répondre à l’invitation en invoquant différents prétextes. Et non seulement ils méprisent le roi mais vont même jusqu’à maltraiter et tuer ses messagers. Leur condamnation est sans appel, ils sont châtiés et tués, leur ville brulée ce qui n’est pas sans nous faire penser à Jérusalem qui sera détruite quelques années plus tard par les armées romaines.

Ces premiers invités aux noces sont les enfants d'Israël, les fils légitimes d’Abraham, qui héritent ainsi des promesses.

Comme ils ont refusé, le roi fait appel à ceux qui n’étaient pas invités. Ses serviteurs vont chercher par les chemins tous ceux qu’ils trouvent méchants et bons dit la Bible. La salle des noces et pleine et le roi trouve là un convive qui n’a pas revêtu l’habit de noce qu’il avait mis à sa disposition. Pris à défaut, cet homme a la bouche fermée, il n’a aucune excuse…

Irrité et sans doute déçu, le roi le chasse de la noce. Il est jeté dehors pieds et mains liés là où il y a des ténèbres, des pleurs et des grincements de dents.

Cette parabole est notre histoire. Poussés par les religieux et les pharisiens, les juifs après avoir bien commencé, rejettent l’alliance nouvelle en Jésus-Christ. Alors l’apôtre Paul se tourne vers ceux qui n’étaient pas invités en premier, vers les païens, vers nous...

Ce sont donc les païens qui vont faire fonction d’ambassadeurs de la nouvelle alliance. Jésus fait de nous les invités de la dernière chance, une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte. (1 Pierre 2.9) Nous qui n’étions pas un peuple nous sommes devenus le peuple de Dieu par sa miséricorde.

Gardons-nous de juger les premiers invités. C’est Dieu qui les juge et lui seul, car ils ont été aveuglés pour notre salut. S’ils n’avaient pas été aveuglés, et finalement rejetés, nous ne serions jamais entrés dans la salle des noces.

Dieu est juste et comme il a jugé et châtié son peuple premier né pendant 2000 ans, parce qu’il ne s’est pas montré digne de l’appel qui lui était adressée, il jugera de la même manière ceux qui ont hérité de cette responsabilité et qui ne s’en montrent dignes.

« Si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne nous épargnera pas non plus » dit la Bible, nous n’auront aucune excuse Dieu nous ayant tout donné… (Romains 11.21)

Il ne suffit pas d’être invité et même d’entrer dans la salle de réception, encore faut-il avoir revêtu un habit digne de l’honneur qui est fait à l’invité.

Et cet habit c’est l’obéissance à la Parole de Dieu, la Sainteté, la consécration, l’Amour et le pardon, car celui qui ne pardonne pas Dieu ne lui pardonnera pas non plus.

Si Israël a méconnu ses privilèges, gardons-nous de méconnaître les nôtres car la sentence est terrible : l’invité qui ne s’est pas revêtu est jeté dehors là où il y a des pleurs et des grincements de dents.

Au banquet de la grâce, il y a aussi beaucoup d’appelés mais peu d’élus.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

0 commentaire