L’humilité (1)

L’humilité (1)

Nous allons commencer une étude en 3 volets sur l’humilité et une sur la douceur en suivant.

Introduction et définition

1 Pierre 5.5-6 « De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable »

Lire aussi : Jacques 4.6-7 et Phil 2.1-11

Le terme « humilité » vient du terme « HUMUS » (terre). C’est le sentiment de sa faiblesse, de son insuffisance qui pousse une personne à s’abaisser volontairement en réprimant tout mouvement d’orgueil. Celui qui a revêtu ce sentiment est humble, il n’est ni ambitieux pour lui-même, ni arrogant, ni fier.

C’est une des plus grandes et plus précieuses vertus spirituelles, un sentiment de Christ qui se développe dans tout chrétien né de nouveau, et c’est en toute humilité que nous devons servir Christ devant Dieu et devant les hommes.

Avant de parler de l’exemple suprême de l’humilité que nous trouvons en Jésus, nous allons voir les raisons d’être humble.

1 - Les raisons d’être humble.

1.a – Nous sommes des créatures.

Col. 1.16-17 « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui ».

Héb. 1.3 « et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts »

L’homme dans son orgueil rejette Dieu, et trouve toutes sortes de théories pour nier que Dieu est le créateur, et que nous sommes ses créatures.

Une créature dépend de son créateur, elle n’a aucun pouvoir, aucune capacité, qui ne lui soient données par son créateur. Le vase tient sa forme non de lui-même, mais c’est le potier qui l’a formé ainsi.

Nous sommes « par Lui » et aussi « pour Lui », nous lui devons notre existence et ce que nous sommes en tant qu’être humain, et aussi ce que nous sommes devenus en Lui, notre capacité vient de Dieu, notre nouvelle nature est en Lui, nous avons été créé en Lui et dans sa ressemblance (Eph. 4.24, Col. 3.10). Pourquoi nous glorifions nous de ce que nous sommes et de ce que nous avons, nous Lui devons tout, nous avons tout reçu de Lui (1 Cor. 4.6-7). Nous sommes donc « par Lui » et « en Lui » et aussi « pour Lui », nous ne nous appartenons point à nous-mêmes, mais à Dieu (1 Cor. 6.19), c’est la mort du moi, du vieil homme, pour laisser vivre Christ en nous.

La créature n’est rien sans son créateur, elle existe par Lui et pour Lui, mais aussi elle subsiste par Lui. C’est le créateur qui maintient sa créature en vie. C’est Dieu qui tient notre vie entre ses mains, il nous a donné le souffle de vie, et nous le laisse jusqu’au jour où il le reprendra, personne par ses inquiétudes et ses efforts ne peut rallonger sa vie.

Samson était plein de lui-même lorsqu’il a dit : « …je m’en tirerai comme les autres fois, je me dégagerai… » (Juges 16.20). Il avait oublié qu’il n’était rien de lui-même, et que sa force lui venait de Dieu, et « …il ne savait pas que l’Eternel s’était retiré de lui ».

N’oublions pas que sans Jésus nous ne pouvons rien faire : Jean 15.5.

1.b – Nous sommes des pécheurs

Ce point nous rappelle notre déchéance. Dieu est notre Créateur, mais la chute qui a pour base l’orgueil nous a bien dégradés. Satan qui a chuté par orgueil (Es 14.12-15), a fait entré l’orgueil dans le cœur de l’homme : « vous serez comme Dieu »(Gen 3.5). Et depuis l’orgueil s’est étendue sur toute l’humanité.

Pensons-nous être meilleurs que les autres, nullement, nous sommes tous des pécheurs, nous ne sommes pas plus excellents, tous sont sous l’empire du péché : Rom 3.9-23.

Dans la parabole du Pharisiens et du publicain (Luc 18.9-14), le pharisien n’était pas venu dans le temple pour glorifier Dieu mais pour se glorifier lui-même, son orgueil le conduisait au mépris des autres, mais celui qui a été justifié par Dieu c’est le publicain qui se reconnaissait pécheur et qui demandait à Dieu d’être apaisé envers lui.

Certains, par orgueil, se sentent si purs, si saints qu’ils méprisent les autres et ne veulent pas avoir de partage avec eux, ressemblant ces personnes orgueilleuses qui disaient : Es 65.2-5 « …ne m’approche pas, car je suis saint… », le seul qui soit parfait et saint, c’est Jésus, et lui seul aurait pu dire une telle chose, mais dans son humilité, il a accepté d’être avec les gens de mauvaises vies. Reconnaissons devant Dieu que nous sommes des pécheurs.

1.c – En Jésus nous sommes graciés

La grâce de Dieu, nous tient dans l’humilité encore plus que de savoir que nous sommes pécheurs. Car elle nous prouve que sans elle, nous sommes perdus, incapable de nous racheter nous-mêmes ou les uns les autres. Que notre salut nous le devons à Dieu, qui nous a réconcilié avec lui-même en Jésus. Ce n’est pas par les œuvres aussi louables et belles soient-elles que nous sommes sauvés, nos efforts ni peuvent rien. C’est par la grâces, par le moyen de la foi, et ça ne vient pas de nous (afin que personne ne se glorifie (Eph 2.8-10).

Jésus a payé pour nous à la croix, ce n’est même pas nous qui lui avons demandé de le faire pour nous, c’était le plan de Dieu par amour. Gloire au Créateur qui en Jésus fait grâce à ses créatures. Nous avons seulement évoqué la grâce du salut, mais c’est sans parler des autres grâces que notre Seigneur nous accorde, « il fait grâce aux humbles » 1 Pierre 5.5.

1.d – La connaissance de Dieu

Plus nous allons grandir dans la connaissance de Dieu, plus nous serons humbles devant Lui et envers nos semblables.

Es 6.1-8 « …Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées… »

Col 3.10 « et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé ».

Puissions-nous grandir dans la connaissance de Celui qui est doux et humble de cœur (Matt 11.29), revêtons-nous de ses sentiments à son exemple (Phil 2.1-11).

Avec ce point, nous allons maintenant aborder l’exemple de Jésus.

2 - L’Exemple de Jésus

L’humilité est dans le cœur même du Fils de Dieu. Il s’est humilié lui-même c’est pourquoi Dieu l’ a souverainement élevé (Phil2 :8-9), il est ainsi l’exemple parfait de tout ceux qui suivent ses traces (Jac 4.6 et 1 Pierre 5.5).

Il est humble devant son Père, il s’est tenu dans une totale et entière dépendance envers son Père.

 

2.a - Jésus n’a pas cherché sa gloire, Jean 8.50 (7.18).

Jésus n’a pas cherché sa propre gloire, mais la gloire de son Père. C’est son Père qui le glorifiera ainsi que le Saint-Esprit (Jean 8.54, 17.1, 16.14, Actes 3.13, Jean 12.28). Soyons nous-mêmes dans cet état d’esprit ne cherchons pas notre propre gloire mais celle de Celui qui nous a envoyé (1 Cor 10.31 ; Gal 5.26).

2.b - Il n’est pas venu faire sa propre volonté, Jean 6.38, 7.28, 5.30, 7.36

2.c - Il s’est fait serviteur, Luc 22.27, Jean 13.1-17, Mat 20.28, Phil 2.7.

Jésus le Maître, le Seigneur des seigneurs, le Roi de gloire, s’est fait notre serviteur, à combien plus forte raison devons-nous être les serviteurs les uns des autres.

3 - L’Exemple des disciples.

Les premiers apôtres et disciples avaient reçu du Seigneur force et pouvoir pour guérir les maladies et chasser les démons, ils ont côtoyé de près le Seigneur mais ils n’ont pas toujours montré de l’humilité.

Ils ont certes tout quitté pour suivre le Seigneur, mais ils avaient besoin d’apprendre ce qu’est l’humilité. Après trois années au contact de Jésus, lors de la dernière pâque qu’ils passaient avec Jésus, alors que l’heure est tragique, ils avaient une contestation entre eux pour savoir qui était le plus grand : Luc 22.24-27 « Il s'éleva aussi parmi les apôtres une contestation: lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand ?… »

C’était bien plus qu’une discussion, c’était une « contestation » parmi les apôtres. Chacun pouvant prétendre « c’est moi le plus grand », « non ce n’est pas toi c’est lui » chacun mettant peut-être en avant quelques guérisons ou quelques autres miracles. Certains avaient peut-être leurs partisans pour défendre leur « grandeur ». Ne leur lançons pas trop vite la pierre, nous leur ressemblons bien souvent. Ce genre de « contestation » existait dans l’église de Corinthe, non pas que les apôtres cherchaient une vaine gloire, mais les chrétiens de Corinthe mettaient en avant tel ou tel apôtre , 1 Cor 3.3-8 (lisons bien ce texte). Regardons ce que Paul écrit : «  en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître ». Ce n’est pas tel ou tel homme qui est quelque chose, tel ou tel ministère qui est le plus grand, mais c’est Dieu.

Nous avons soulevé ici un mauvais exemple, mais il est évident que les disciples ont parfois fait preuve d’une réelle humilité. Mais nous aurons l’occasion de parler des apôtres et disciples dans les points suivants.

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