Marie au tombeau

Marie au tombeau

Une des scènes les plus émouvantes rapportée dans l’Évangile est la rencontre entre Jésus et Marie de Magdala le dimanche matin de la résurrection. (Jean 20)

Marie de Magdala est originaire d’une bourgade au nord du lac de Tibériade.
Femme pieuse, ne manquant de rien, elle appartenait probablement à la haute société. Elle fut délivrée par la puissance de Jésus, de sept démons dont elle était possédée, et cette délivrance fut pour elle comme une renaissance. Dès lors, éperdue de reconnaissance, elle abandonne tout, se dévouant sans réserve à Jésus et l’accompagne fidèlement jusqu’à la croix et son tombeau.

Son amour pour le maître est empreint d’intelligence, de discernement, de reconnaissance et d’élévation de l’âme.  Elle aime son Seigneur profondément et lui donne sa vie et l’assiste de ses biens. Elle est une démonstration d’amour et de fidélité et surtout, elle va jusqu’au bout de ses convictions et de ses sentiments.

C’est Elle, avec d’autres femmes, qui accompagne Jésus jusqu’à la croix alors que tous les disciples l’abandonnent.  Elle l’accompagne jusqu’à sa sépulture défiant les brutes que sont les légionnaires romains.

Elle est la première, avec une autre femme, à se rendre au tombeau par une intuition quasi maternelle. Après le shabbat, le dimanche matin, elle veut achever l’embaumement du corps de Jésus et finir ce que Joseph d’Arimathé et Nicodème ont fait précipitamment trois jours plus tôt.  Elle ne sait comment elle pourra rouler la pierre, cependant, par fidélité et amour, aucun obstacle ne l’arrête.

Lorsqu’elle arrive au tombeau, la pierre est déjà roulée, et le corps de Jésus n’y est plus.  Marie court alors à Jérusalem avertir les apôtres. Elle revient au sépulcre, où elle ne trouve personne que deux anges qu’elle ne reconnaît pas, et à qui elle confie le secret de son angoisse.

Quand Jésus lui-même s’approche, encore toute troublée, elle le prend pour le jardinier, le supplie de lui rendre le corps de son maître. Elle ne le reconnaît que lorsque sa voix familière et pénétrante, l’appelle de son nom, Marie ! 
Elle se jette alors à ses pieds qu’elle embrasse en s’écriant : Rabbouni ! Mon maître !  Il la relève et lui dit : « ne me touche point, car je ne suis pas encore monté vers mon père ».

C’est certainement à cause de la noblesse et de la pureté des sentiments de Marie de Magdala que Jésus ressuscité choisit de se présenter premièrement à elle, lorsqu’elle est seule et qu’elle pleure, non pas sur elle-même mais parce qu’elle croit « qu’ils ont volé le corps de son cher Seigneur »…
L’amour du serviteur, l’amour don de soi, l’amour qui n’attend rien, ne calcule pas, voilà l’amour de Marie de Magdala, modèle d’amour du disciple de Jésus.

Marie de Magdala est une démonstration de cet amour, de fidélité et de détermination.  Elle n’a pas la force ni les moyens d’agir sur les événements. Elle ne peut que les subir mais rien ne l’arrête.  Sa détermination est totale, elle ira jusqu’au bout alors même que tout paraît être perdu et qu’elle n’aurait plus rien à attendre.

Ce sont ces dispositions de cœur et les actes qui vont avec que Jésus honore, aujourd’hui encore…

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1 commentaire
  • Julien Il y a 1 mois

    Oh oui merveilleuse Marie !! Tant d'amour pour Jésus, tant de dévouement !! Que ma vie en tant que disciple de Christ soit empreinte des mêmes qualités que Marie et prouve mon adoration à mon Seigneur.