Que t’importe !

Que t’importe !

- Seigneur, regarde comment les autres vivent.
- Que t’importe ? Toi, suis-moi !
- Oui mais, Seigneur, ce sont aussi tes rachetés. Et puis, il n'y a pas de mal à cela.
- Que t’importe ? t’ai-je dit, toi, suis-moi !
- Mais... Seigneur !
-Tu viens de m’appeler Seigneur, et tu contestes mon ordre. Est-ce cela l’obéissance dont tu te réclames en tant que mon disciple ?

Voici un entretien fictif, enfin pas tant que cela, qui dévoile ce que pourrait être la disposition de cœur du chrétien devant celui qui l'appelle à le servir après l'avoir rendu capable de le faire.

Que de fois n’argumentons-nous pas face à ce que notre Sauveur et Seigneur nous demande d'accomplir ?

Nous nous cachons derrière une fausse humilité. Nous prenons en exemple les manières de vivre de nos frères et sœurs dans la foi, enfin de ceux et celles qu’il nous arrange bien de prendre comme modèles. Nous voulons appliquer pour nous-mêmes ce que le Seigneur a donné à d’autres, oubliant que la voie de l’un n’est pas celle de l’autre.

Dieu nous demande d’imiter la foi de nos devanciers (Hébreux 13.7) et non leurs œuvres. Il nous demande de lui obéir ! Peu importe si d’autres ne marchent pas avec nous. Peu importe si d’autres œuvrent autrement. Peu importe si d’autres dorment. Chacun se tient devant le Seigneur et a à vivre pour lui (Romains 14.4, 8), sachant que l'obéissance prévaut sur tout.

Rappelons-nous la fin de cet entretien entre Pierre et notre Seigneur Jésus.

Seigneur, et celui-ci que lui arrivera-t-il ? … Que t’importe ? Toi, suis-moi. (Jean 21.21-22)

Que le Seigneur ait le dernier mot dans notre vie !

Considérons donc notre appel et non celui de ceux qui nous entourent. Engageons-nous dans la voie que Dieu trace devant nous. Ne regardons pas à droite ou à gauche, mais bien devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de notre foi (Hébreux 12.2).

Mais si l’appel est individuel, il n’en reste pas moins en bénédiction à d’autres. Nous sommes ainsi exhortés à marcher d’une manière digne de l’appel dont nous avons été appelés en vue de la bénédiction de l'église, en tant qu'ensemble des rachetés du Seigneur (Ephésiens 2.1-16). Suivant ce que nous avons reçu, employons-le les uns pour les autres, comme de bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu (1 Pierre 4.10).



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