Quel fils prodigue êtes-vous?

Quel fils prodigue êtes-vous?

« Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné… » (Luc 15.11-13)

Jésus enseigne cette histoire afin de répondre aux murmures de leaders religieux qui ne comprenaient pas pourquoi il se laissaient approcher par des gens de mauvaise vie, mangeant même avec eux (voir Luc 15.1-2).

Comme vous le savez, à cette époque-là, il était scandaleux pour un Juif de manger avec quelqu’un de considéré comme pécheur et impur; c’est d’ailleurs pour cette même raison que l’Évangile mettra du temps à s’ouvrir aux païens (voir Actes 10). En mangeant avec ces personnes rejetées de la communauté juive de l’époque, Jésus s’attaque à un tabou culturel bien établi.

Jésus va donc faire levier sur la conscience de ses auditeurs en leur proposant une histoire dans laquelle ils ne peuvent que s’identifier. Au lieu de s’attaquer directement au nœud du problème, à savoir la mauvaise attitude des religieux, Jésus va les amener à se questionner sur la façon dont ils se représentent l’amour de Dieu.

En effet, les religieux, semblables au Fils Aîné qui méprisait son petit Frère à cause de son mode de vie, se pensaient supérieurs à ceux qui vivaient en transgressant la Loi. Alors que les gens de mauvaise vie, semblables au Fils Cadet qui s’était éloigné, se savaient coupables et avaient envie de revenir vers Dieu, mais sans savoir comment… D’où leur intérêt pour les paroles de Jésus.

À l’instar de ces deux Fils, ces deux groupes de personnes étaient totalement perdus dans leur relation avec Dieu.

En quoi consistait cet égarement ?

Ces deux groupes vivaient une relation basée sur les mérites de la justice. Or, la justice établit un rapport de compétition, de comparaison vis-à-vis de l’autre, cela aboutit vers une impasse relationnelle, favorisant l’existence de castes... La justice nous dit qu’il faut gagner, mériter pour obtenir. Or l’amour ne s’achète, ni ne se mérite.

Regardez plutôt la façon dont les 2 Fils s’adressent à leur Père : Le Fils Cadet énumère ses erreurs (verset 21), tandis que le Fils Aîné passe en revue ses accomplissements (verset 29).

Cela vous fait-il penser à quelqu’un ?

Souvenez-vous de ceci : Dieu ne veut pas d’un rapport basé sur la justice, mais il cherche à nous faire entrer dans une relation d’amour inconditionnel, une relation basée sur la grâce.

Alors, pourquoi la Loi?  Me direz-vous.

Le but de la Loi est pédagogique.

En effet, Dieu a donné la Loi afin d’amener l’humanité à réaliser son besoin d’un Rédempteur. Malheureusement, beaucoup ont pensé y trouver un moyen de Salut…

Or la Loi n’a jamais eu pour but de sauver l’homme, au contraire, elle intervint pour juger et condamner, dévoilant le péché emprisonné dans notre chair mortelle, afin que, ébloui devant la perfection morale de la sainteté Divine, nous réalisions enfin la nécessité ultime d’une Rédemption ; une Rédemption qui devait s’accomplir par la voie mystérieuse de l’Incarnation.

L’Incarnation du Christ est la réponse de Dieu à une humanité brisée par le péché.

En prenant un corps mortel comme le nôtre, Christ met à mort le péché, emprisonnant celui-ci dans sa propre chair au moment de son sacrifice à la croix.

Dieu a enfermé et condamné le péché dans la chair du Christ, afin qu’en croyant en les mérites de son sacrifice, nous soyons sauvés par la seule foi en la grâce.

Voyez-vous, Dieu nous fait grâce en Jésus-Christ, comme ce Père fait grâce à son Fils en sacrifiant le veau gras. Au-travers du sacrifice de Jésus-Christ, Dieu fait grâce à celui qui se repent en l’invitant à entrer dans son Salut et se réjouir.

Aujourd’hui, que vous vous reconnaissiez en « religieux » ou en « gens de mauvaise vie » importe peu, car la grâce de Dieu appelle chacun à une réconciliation :

Une réconciliation avec le Divin, aboutissant à une réconciliation avec l’humain.

Une réconciliation avec le Père, aboutissant à une réconciliation avec tous vos frères, qu’ils soient « religieux » ou « gens de mauvaise vie » …

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