Suis-je réellement libre ?

Suis-je réellement libre ?

Plusieurs confondent liberté et envie. Vivre libre reviendrait pour eux à se laisser conduire par leurs convoitises au gré de leurs envies du moment. Il ne s'agit que d'une forme d'esclavage qui ne dit pas son nom mais qui asservit bel et bien l'homme pour sa perte. Chacun est esclave de ce par quoi ou par qui il est vaincu (2 Pierre 2.19). Ainsi, l'on entend souvent ceux qui se complaisent dans cette prétendue liberté affirmer qu'il peuvent arrêter du jour ou lendemain telle ou telle pratique, qu'il peuvent se défaire facilement de telle ou telle habitude, selon leur bon plaisir, mais c'est faux ! Ils sont esclaves qu'ils le veuillent ou non, qu'ils le réalisent ou non.

D'autre part, il y a un danger pour les chrétiens de ne considérer la liberté qu'en rapport avec la délivrance de l'emprise du mal. En acceptant, par la foi - il ne s'agit pas de le ressentir mais de le croire comme le résultat de l’œuvre de Dieu - qu'ils sont morts quant à leur nature pécheresse avec Jésus Christ sur la croix, ils comprennent qu'ils sont, avec le secours de Dieu, libres du péché (Romains 6.7). Libres de résister à la tentation, libres de ne pas succomber à toutes sortes d'envies et de convoitises qui font la guerre à l'âme, libres de ne pas rendre le mal pour le mal, libres de s'abstenir de ce qui souille le corps, l'âme et l'esprit.

Mais est-ce cela être réellement libre ? N'y a -t-il pas un autre plan à cette grande et belle vérité ? N'existe-t-il pas un côté positif à la liberté, un côté qui pourrait faire peur ou tout du moins déranger dans un certain confort matériel et spirituel ?

Le disciple de Jésus n'est-il pas libre de faire du bien en tout temps ? S'il est obligé de faire un bout de chemin, n'est-il pas libre de poursuivre volontairement ce qui a commencé comme une contrainte (Matthieu 5.41) ? N'est-il pas libre d'être bon sans y avoir été incité, sans que cela ne soit une réponse à un appel ou même à une offense ?

Avec l'amour de Dieu versé dans son cœur par l'Esprit Saint, le chrétien est pleinement libre d'aimer, d'user de miséricorde, de donner gratuitement sans espoir de retour, sans calcul, sans raisonnement, sans idée derrière la tête.

Si le chrétien est libre de ne pas s'irriter, de ne pas murmurer, de ne pas médire, de ne pas se venger, il est aussi libre de supporter l'épreuve, d'aimer, de prier, de pardonner véritablement, d'encourager et de porter les fardeaux des autres, qu'ils soient proches ou non, qu'ils soient aimables ou non.

Le chrétien est libre de se mettre de côté.

Cette liberté pleine et entière détache l'âme et l'esprit des liens de l'égoïsme et de la paresse. Elle ouvre l'être tout entier à Dieu et à l'autre, à son prochain qui y verra le plus puissant des témoignages de l'amour de Jésus à travers ses serviteurs et servantes.

Bien plus que de se détourner du mal, être libre c'est grandir en et avec Christ pour se donner aux autres tel un soleil qui brille sur tous sans distinction.

Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.
Jean 8.36

... afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
Matthieu 5.45



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