Une porte ouverte

Une porte ouverte

Il y a quelques mois de cela, alors en mission d'évangélisation à Brest, je revins très tard d'une réunion. Mes logeurs, rentrés bien avant moi, étaient déjà couchés. Après plusieurs tentatives infructueuses pour essayer d'ouvrir la porte, je me rendis compte que la clef, à l'intérieur, avait été oubliée dans la serrure. Pour ne pas réveiller cette brave famille chrétienne, je partis m'installer pour la nuit dans la voiture !

Une porte ne peut être qu'ouverte ou fermée, s'exclamait le philosophe. Des portes fermées nous en rencontrons tous sur le chemin de la vie. Reconnaissons d'abord l'impasse de nos mauvais choix et de nos désobéissances. N'ignorons pas non plus le labyrinthe du Menteur, l'ennemi aux cadenas et aux verrous, qui chuchote à nos oreilles : "Il n'y a pas d'issue". Acceptons enfin les stops du Père céleste qui parfois, pour notre bien, nous interdit tel ou tel accès.

Jésus parle d'une porte ouverte à son église de Philadelphie, parce que, quoique faible, elle remplit deux conditions. Elle garde sa Parole (obéissance et amour) et ne renie pas son nom (fidélité et sainteté).

Cette porte ouverte est celle de l'évangélisation, du service pour entrer dans un champ immense où se trouve une grande moisson (Matthieu 9.37 ; 13.38). Qui passera la porte pour aller accomplir ces œuvres préparées d'avance par le Maître ?

Car qui osera s'arrêter devant une porte ouverte sans en franchir le seuil ? L'incrédule comme l'officier du roi (2Rois 7.1-2, 16-19), le paresseux ou celui dont le cœur est sec (Marc 3.1-6) désobéissent à l'appel du Maître. Ils deviennent alors l'obstacle devant la porte que Dieu lui-même a ouverte !

Le Seigneur nous appelle. Sortons pour travailler car les champs blanchissent !

Actes 18.10b
Parle, car j’ai un peuple nombreux dans cette ville.

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