Vision de croissance (10)

Vision de croissance (10)

Lecture Genèse 12 : 1-10; 13 : 1-4; 14-17.

1) LA FOI ET L'OBEISSANCE D'ABRAHAM

Un jour, le Seigneur s'est adressé à Abraham (qui sera appelé sous ce nom pendant toute la prédication) et lui a proposé un défi : tout quitter pour entrer dans la vision du plan divin. Celle-ci comportait des promesses de croissance et de bénédictions pour le patriarche comme pour les autres. De la même façon, quand un individu s'engage dans la direction de Dieu, il entre dans le salut, il est béni et devient un instrument au travers duquel le Seigneur déploie Ses faveurs et Ses bontés. Gen 39 : 5; 1 Sam 16 : 23; Act 9 : 15-16; 1 Cor 7 : 14. Lorsqu'une église marche dans la dépendance et la soumission à Jésus, elle est largement bénie et devient une source de bienfaits et de richesses pour son environnement.

Cet homme remarquable a été invité à quitter son pays, sa famille et tout ce qui composait son existence dans sa patrie. Une nouvelle direction pour sa vie s'est présentée. Quand une personne sent dans son cœur un appel à suivre le bon Berger, elle est exposée à la nécessité de se séparer du péché et de tout ce qui est contraire à la sainteté et à la gloire de Dieu. Il s'agit de s'engager concrètement avec Jésus et de Le suivre par la foi. Ceci implique l'abandon du mensonge, de l'impureté et de l'infidélité sexuelles, de la tromperie, de la magouille financière, du travail non déclaré, des pratiques occultes et du spiritisme, de toute forme de dépendance. Eph 4 : 25-32

La bible encourage à se repentir sincèrement et à porter du fruit correspondant. Cela signifie que lorsqu'une personne se tourne vers Jésus, cela doit se voir par un changement de vie. 2 Chro 33 : 12-17;
Mat 3 : 8; Luc 19 : 8; Act 26 : 20.

Abraham a laissé son cadre de vie, son confort, ses repères, ses habitudes. Parallèlement, une assemblée désireuse de croissance doit oser abandonner les habitudes qui ont rythmé son évolution pendant des années, mais aussi ses repères au niveau de son organisation. Par exemple, des personnes peuvent venir à pieds à l'église ou emprunter le bus. Peut-être n'y aura-t-il pas de transport en commun à proximité du nouveau local. S'il ne se situe pas près du centre ville, il ne sera plus possible de s'y rendre à pieds. Si au contraire c'est le cas, des inconvénients liés à la circulation seront à considérer. Pour certains, le déménagement entraînera un détour et un rallongement du trajet. De plus, quitter le quartier de Souché revient à laisser un environnement calme et sans souci.

Abraham a aussi renoncé à la sécurité de la continuité pour affronter l'incertitude de l'avenir. L'inconnue due à un changement entraîne la crainte, la retenue, parfois l'angoisse, l'anxiété et crée une certaine fragilité qui vient côtoyer l'excitation et la motivation d'aller de l'avant. Ceci est valable dans tous les domaines : mutation professionnelle, déménagement, mariage, premier enfant, premier emploi, stage…Engagée dans ce processus de changement de local, l'église peut rencontrer ces différentes phases. Comme Abraham, les disciples ont à manifester la foi pour surmonter les sentiments négatifs et être remplis de paix et d'assurance intérieure par le Saint-Esprit. Cette paix ne vient pas du fait de tout savoir avant de s'engager, mais elle provient d'une étroite communion avec le Seigneur et de la garantie de Sa présence, de Son secours et de Sa protection. La foi permet le développement de ce repos de l'âme car elle s'appuie sur la conviction que Dieu est fidèle pour conduire Son peuple dans la réalisation de Son plan.

Après avoir reçu la pensée divine, le patriarche a obéi. Cet aspect est essentiel car il est possible d'être éclairé au sujet de la volonté du Seigneur et de ne pas s'y soumettre. 1 Sam 15, Jonas 1 : 1-3. Ainsi, une personne peut écouter le message du salut et de l'amour de Jésus sans se repentir ni prendre le baptême. Dans ce sens, Hérode écoutait Jean-Baptiste mais il ne s'est jamais donné au Seigneur. Marc 6 : 20. Un autre est parfaitement conscient de la nécessité de renoncer à une passion, à un péché, à de mauvais sentiments dans son cœur, à un comportement irrecevable devant Dieu sans rien changer.

La connaissance du désir de Dieu doit être suivie de l'obéissance sans laquelle l'œuvre divine ne se réalise pas pleinement. Une vie soumise connaît l'épanouissement et la réussite. Mat 7 : 24-26. Le bonheur d'un chrétien est étroitement lié à sa volonté de mettre en pratique la Parole et de ne pas se contenter de la connaître avec sa tête. Luc 11 : 28; Jean 13 : 17. Les faux raisonnements, les pensées personnelles et le désir de faire ce que l'on veut doivent être abandonnés pour favoriser la soumission. Col 4 : 12; Jacq 1 : 22. Dans ce contexte de vision de la croissance, la communauté est appelée à se mobiliser et à ne pas se laisser piéger par la passivité mais à manifester une obéissance active. Son épanouissement et son expansion seront alors assurés.

2) LES OBSTACLES


Gen 12 : 6-7  Abraham a découvert le pays de la promesse mais il a aussi rencontré ses habitants qui sont devenus plus tard des opposants à sa postérité. En effet, Josué, les différents juges d'Israël, David ont du livrer plusieurs batailles pour repousser les Cananéens. C'est pourquoi Abraham a été rassuré par une parole divine. Ainsi, quand un croyant s'engage avec Jésus, il croise sur son chemin des obstacles et des épreuves qui peuvent être de véritables géants ou montagnes. Nomb 13 : 27-33. Dieu se manifeste toujours pour sécuriser et encourager à poursuivre la route par la foi. Ses moyens sont nombreux et variés pour parler : verset biblique, prédication, pensée de l'Esprit dans le cœur, don spirituel, conseil inspiré, circonstance particulière, chant… Le disciple a simplement à être attentif. L'église impliquée dans un programme de croissance rencontre elle aussi des oppositions et des empêchements. Cependant, Dieu veille sur elle pour la rassurer et accomplir Son plan. Apo 2 : 8-11; 3 : 7-11.

Ensuite il est important de d'adopter l'attitude d'Abraham qui a construit un autel à l'Eternel. Il a offert des animaux en guise de reconnaissance et de remerciements pour les bienfaits divins. C'était des sacrifices d'actions de grâces. Puis, il a vraisemblablement consacré des victimes entièrement consumées : c'était des holocaustes. La signification est l'engagement total et entier de la personne vis à vis du Seigneur. C'est la consécration et le don de la vie pour qu'elle soit utile et fructueuse entre les mains de Dieu. C'est le sacrifice de Jésus à la croix pour l'humanité.

Le chrétien et l'église sont appelés à vivre ces 2 réalités : entretenir un cœur reconnaissant et enclin à remercier le Seigneur pour Ses grâces et Ses nombreux bienfaits au milieu d'une société de plus en plus ingrate et insatisfaite. Col 3 : 15; 1 Thes 5 : 18; Héb 12 : 28. Puis, il s'agit de ne pas se contenter de recevoir les bénédictions divines mais de se donner à Jésus comme Lui-même s'est offert pour tous. C'est le domaine de la consécration, de l'oubli de soi, du renoncement pour satisfaire aux exigences divines, de l'abandon des intérêts personnels pour privilégier la croissance de l'œuvre de Dieu. La vision du développement est incompatible avec la sauvegarde du confort et du train-train quotidien qui n'accepte pas d'être dérangé. La croissance d'une église est étroitement liée à la volonté de ses membres de se consacrer activement et de se donner au Seigneur et aux autres. Nomb 18 : 6; Deut 18 : 13; Rom 6 : 13; 12 : 1; 2 Cor 8 : 5.

Gen 12 : 10-20  Jusque là, à la vue des obstacles, Abraham a su demeurer dans une position de foi et de dépendance de l'Eternel. Mais une famine l'a déstabilisé et l'a poussé à se réfugier en Egypte. Il ne s'agit pas de lui jeter la pierre, mais face à cette épreuve, sa foi a chancelé car la fuite n'était certainement pas la solution. Le Seigneur aurait certainement pourvu à ses besoins comme cela s'est produit dans la vie de plusieurs. 1 Rois 17 : 1-16; 2 Rois 4 : 38-44. Un chrétien et une église peuvent réellement marcher dans la foi et faire preuve à un moment de faiblesse face un obstacle important et impressionnant. Ainsi, un croyant est exposé à la tentation de fuir, de chercher du secours ou du réconfort loin de Jésus. (alcool, tabac, jeux, adultère, travail excessif…) Concernant le déménagement, l'assemblée peut être tentée dans la difficulté de trouver des solutions ailleurs que dans le jeûne, la prière, la communion fraternelle, la méditation biblique.

En Egypte, Abraham a caché la vérité et a menti à moitié (Sara était sa femme et sa demi-sœur). Ceci montre que lorsqu'un croyant s'engage dans une mauvaise voie, il a tendance pour s'en sortir à utiliser des méthodes que Dieu ne peut pas approuver et il s'enfonce. Heureusement, l'Eternel lui a fait grâce et il est revenu dans la terre promise. Ainsi, dans Sa bonté, Dieu nous ramène toujours au point où on s'est trompé de chemin, à l'endroit où on s'est écarté de la bonne trajectoire. Par exemple, une personne qui refuse de demander pardon à une autre la rencontrera sûrement sur son parcours pour que le problème soit réglé et la démarche biblique effectuée.

De retour dans sa terre, Abraham a repris de bonnes habitudes en offrant des sacrifices à l'Eternel. Gen 13 : 3. Lorsq'un individu ou une communauté se trompent, il est bon de revenir au Seigneur et de se placer de tout cœur devant la croix (l'autel) afin de Le remercier pour Son pardon (sacrifice d'actions de grâce) et de se reconsacrer à Lui (sacrifice d'holocauste)


3) LA SEPARATION D'AVEC LOT

Abraham a quitté sa patrie mais il a permis à son neveu de l'accompagner. Or, Lot représente la vie charnelle. Ses choix et son parcours le démontrent. Pour aller plus loin dans l'accomplissement du plan de Dieu, Abraham, qui représente la vie de l'Esprit, ne pouvait pas poursuivre avec Lot. La séparation était inévitable. Le Seigneur l'a provoquée par des moyens humains. Gen 13 : 5-13. Nous devons absolument réaliser et accepter que le Seigneur utilise des évènements dans lesquels des hommes sont impliqués pour agir et révéler Sa volonté. Ainsi, un conflit, la maladie, un accident, un retard, une contrariété sont des circonstances permises parfois par Dieu pour nous interpeller et attirer notre attention.

Pour avancer sur le chemin de la croissance et voir les promesses de Dieu se réaliser pleinement, tant sur le plan individuel que communautaire, il est indispensable de se séparer de tout ce qui est charnel.
Gal 5 : 19-21. Les tendances de la mauvaise nature humaine et les aspirations de l'Esprit dans le disciple sont opposées. Gal 5 : 16-17. Le chrétien est appelé à repérer ses travers charnels pour y renoncer afin de choisir de suivre les conseils de l'Esprit. Il s'agit d'identifier les Lot et de s'en séparer. Chacun est invité à rechercher le Seigneur avec assiduité pour porter du fruit, résultat du travail du Saint-Esprit dans le cœur. Gal 5 : 16; 22-25.



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2 commentaires
  • jedi33 Il y a 3 années, 1 mois

    Que Dieu continue de vous abreuver de Sa Sainte Parole
  • Strasbourgeoise Il y a 10 années, 6 mois

    Merci pour ce message agréable à lire et édifiant. Dans la première épître aux Corinthiens Paul explique que la croissance de l'Eglise se fait sur le fonde ment de Jésus-Christ, par le Saint-Esprit, au travers des ministères d'une part (l'un sème, l'autre arrose) et au travers de la croissance individuelle de ses membres qui sont appelés à bâtir sur le fondement non pas avec de la paille (les oeuvres de la chair) mais avec des matériaux solides (les oeuvres de l'Esprit). Malheureusement beaucoup d'assemblées et de pasteurs n'envisagent pas le terme croissance de cette façon là mais ils s'attachent à la croissance "babylonienne", celle qui s'apparente à la croissance d'une entreprise. Ce qui les intéresse c'est que l'Eglise augmente en nombre, en richesse, en impact avec des moyens humains.Résultat, la vraie croissance ne s'opère plus.Il est urgent de se concentrer sur la véritable croissance de l'Eglise ou alors sur la croissance de la véritable Eglise,selon les principes bibliques comme vous nous les avez exposés dans ce message.