Vision de croissance (11)

Vision de croissance (11)

Lecture Act 1 : 14; 2 : 1; 2 : 42; 2 : 46-47; 3 : 1.

1) LES OBSTACLES A LA PRIERE

D'après Actes 2 : 42, la prière est un des 4 piliers de la vie de l'Eglise. Les communautés chrétiennes à Jérusalem puis plus tard dans tout l'Empire romain se sont développées et ont connu une forte croissance grâce notamment à une importante implication des membres dans la prière. C'est un aspect déjà partagé à l'assemblée mais qui a besoin d'être à nouveau considéré. En effet, la communauté présente de nombreuses qualités : climat de paix, fraternité, chaleur humaine, accueil, forte implication dans les activités, fidélité et consécration financière, désir de grandir… Cependant, la participation à la prière est encore un point faible dans l'ensemble. Pour les réunions de semaine à Niort, les 2 rendez-vous du mardi et du vendredi ne rassemblent qu'une petite vingtaine de membres (parfois beaucoup moins !) sur un potentiel de 50. Dans les annexes, il arrive que le prédicateur se déplace pour seulement 3 ou 4 personnes sur une possibilité de 10-15. Dans la perspective de la croissance de l'église, il est indispensable de réaliser des progrès dans ce domaine, tant sur le plan individuel que collectif.

Concernant la vie de prière communautaire et la présence aux réunions de l'assemblée, des obstacles empêchent ou limitent la participation des croyants. On peut les classer dans 2 catégories :

a) Les impossibilités absolues

Ce sont la maladie, une santé déficiente, l'activité professionnelle, les exigences drastiques d'un conjoint inconverti, une situation de monoparentalité avec des enfants en bas âge à gérer, l'absence de véhicule combinée à l'éloignement géographique, l'âge avancé. Cette liste n'est peut-être pas exhaustive, mais il ne s'agit pas de l'allonger indéfiniment pour éviter d'y ranger des raisons qui sont simplement des obstacles qui peuvent être surmontés. Dans ce cadre, nous retenons le principe suivant : même avec la meilleure volonté et en faisant beaucoup d'efforts, le disciple n'est pas en mesure de participer au programme de prière de l'église. Ceci ne signifie pas que la situation restera figée à l'avenir. En effet, la guérison pourra survenir, un changement d'emploi du temps permettra de se libérer par exemple.

b) Les empêchements à affronter et à surmonter

Ce ne sont pas des impossibilités incontournables, mais des obstacles appelés à être vaincus. Il s'agit par exemple de la fatigue et du manque de motivation. Le piège dans ce cas est d'écouter ses sentiments. Or, le chrétien victorieux réussit à faire taire ses pensées intérieures quand celles-ci le détournent du plan de Dieu. On touche ici le domaine de l'opposition entre la chair et l'Esprit. Gal 5 : 16-17. La vieille nature pousse le chrétien à élever la difficulté au niveau de problème insurmontable. De plus, elle cherche à justifier le croyant et lui fournit de bonnes raisons de ne pas participer aux moments de prières de l'église. Il peut alors se laisser convaincre qu'il lui est vraiment impossible de se réunir avec les autres car ses excuses lui paraissent valables. Luc 14 : 15-24.

Le Saint-Esprit, au contraire, oriente le disciple vers la pensée divine et ce qui plait au Seigneur. Il agit comme un contre-poids aux sentiments naturels du cœur. Il éclaire sur la voie à suivre et souhaite conduire l'enfant de Dieu à prendre des résolutions qui sont en harmonie avec la sagesse d'En haut. Il s'oppose à la vieille nature de l'homme qui doit apprendre le renoncement à lui-même pour privilégier le choix qui glorifie son Seigneur. Gal 2 : 20; Jean 8 : 29; 1 Jean 3 : 22.

Une vie agréable au Père Céleste n'est pas premièrement celle qui est remplie de miracles et d'actions extraordinaires. Mat 7 : 21-23. C'est celle qui porte du fruit parce que le disciple a décidé de ne pas se confier dans ses émotions et ses pensées charnelles et qu'il privilégie les décisions qui plaisent à Dieu. Ainsi, la fatigue et le manque de motivation peuvent être surmontés par la volonté d'être agréable au Seigneur en répondant présent au rendez-vous de prière.

Autre empêchement : les enfants. Il est important de viser l'équilibre et de considérer leur besoin de sommeil quand ils doivent se lever le lendemain pour une journée d'école. Néanmoins, pour être très pragmatique, la famille peut se motiver afin de participer au temps de prière du vendredi soir car le samedi matin offre la possibilité aux enfants de se reposer. Pour les situations les plus difficiles à gérer, le couple peut s'organiser et mettre en place la règle de l'alternance et assurer un tour de rôle pour garder les enfants, libérant ainsi le conjoint pour la réunion de soirée. Pour les moments de jeûne, ces-derniers peuvent se retrouver ensemble et s'occuper à l'église. Plusieurs passages bibliques montrent que les enfants étaient impliqués dans la vie de la communauté avec les adultes. Josué 8 : 35; Joël 2 : 16.

Les horaires des activités ne permettant pas de dîner avant la réunion. Dans ce cas, il s'agit d'oser privilégier la présence active à l'assemblée et accepter de différer le moment de restauration. Paul mentionne des circonstances où il a même été contraint de se passer de repas. 2 Cor 11 : 27.

La météo : pour les aînés, c'est un facteur important, surtout pour ceux dont la santé est fragile. Néanmoins, pour la grande majorité, le froid, la chaleur et les intempéries ne constituent pas une menace grave. Ils sont plutôt des acteurs de découragement et de démotivation. Lorsque nous rendrons des comptes au Seigneur au sujet de la gestion de notre passage terrestre, pourrons-nous sérieusement soutenir devant le trône de Dieu le fait que le temps ait été un obstacle insurmontable pour participer aux rassemblements de prières ? Il vaudrait mieux éviter la honte d'un tel rapport car Jésus nous rappellerait aisément que les aléas climatiques n'auraient pas du empêcher le chrétien de participer activement à son assemblée.

Le confort de la maison, les loisirs, la détente, les activités personnelles et les différentes tâches. Lorsque survient la fin de la journée, l'envie de décompresser, de se reposer et de vaquer à ses affaires surgit. Chacun a des centres d'intérêt et des désirs tout à fait légitimes. Il ne s'agit pas de négliger des moments pour soi. Le divin Créateur tient compte de nos besoins. Cependant, il nous amène à privilégier les valeurs célestes en comparaison des terrestres. Col 3 : 2. Il nous demande d'accorder la primeur à Son Royaume. Mat 6 : 33. Il attend de nous le choix de participer aux temps de prières avec les frères et sœurs avant les moments pour soi. La vision de la croissance est inséparable de la notion de priorité. Elle s'accomplit dans la communauté dont l'objectif principal est la recherche de Dieu dans la prière. Elle se réalise lorsque l'assemblée dans sa majorité consacre son énergie à se placer devant le Seigneur pour le louer, être imprégnée de Sa Parole, prier et intercéder. Act 2 : 42.

De plus, il convient de réaliser que le programme de l'assemblée n'est pas excessivement intense. En effet, il y a 2 réunions la semaine à Niort, 1 seule à Fontenay et Saint-Maixent et 1 toute les 2 semaines à Clessé. Ceci sous-entend qu'il reste d'autres soirées entre le lundi et le dimanche pour vaquer à ses occupations, se détendre, se reposer, accomplir d'autres tâches et s'adonner à diverses activités.


2) LA CROISSANCE LIEE A LA PRIERE

Lorsque le lecteur de la bible se penche attentivement sur l'emploi du temps de Jésus, il peut être impressionné par Son agenda bien rempli ! En effet, le Seigneur était extrêmement occupé. Parfois, la succession des activités ne Lui permettait pas de se restaurer. Marc 6 : 30-34. Cependant, Il savait gérer Son planning et dégager du temps dans la prière avec les disciples et seul avec Son Père. Mat 14 : 22-23; Marc 6 : 45-46; Luc 6 : 12. Autrement dit, même au milieu du tourbillon des activités, Jésus conservait toujours la maîtrise de son temps et ne perdait pas de vue l'impérieuse nécessité de se placer devant Son Père.

Des hommes ont également privilégié une certaine discipline de vie en incluant la prière au milieu de leurs nombreuses responsabilités : Moïse, Daniel : Dan 2 : 16-18; 6 : 10; Pierre et Jean : Act 3 : 1; les chrétiens de l'église d'Antioche : Act 13 : 1-3.

Toutes ces réflexions font certainement partie des choses connues de chacun. Maintenant, pour permettre à la croissance spirituelle de s'accomplir au milieu de nous, il convient de ne pas rester au stade de la connaissance mais de passer au niveau de l'expérience. Celle-ci contribue largement aux progrès, à l'épanouissement, au bonheur. Luc 11 : 28; Jean 13 : 17; Jacq 1 : 22.

Le Seigneur veut certainement donner une impulsion à l'assemblée pour l'entraîner à vivre un développement substantiel. Cette croissance ne s'effectuera pas de façon satisfaisante sans la participation active dans la prière de chacun. C'est pourquoi il convient de relever le défi suivant pour chaque disciple : augmenter son temps de prière personnel et s'impliquer de manière plus assidue aux réunions de semaine et aux temps de jeûne et prières du dimanche.

Les chrétiens du premier siècle persévéraient dans ce domaine. Act 1 : 14; 2 : 42. Les différentes notions inclues dans ce verbe sont les suivantes : "être assidu, attaché, entièrement appliqué; dévoué à une cause, ne pas quitter, continuer, donner un soin incessant à une chose, se montrer courageux pour, être d'un empressement constant". Ces qualités sont en rapport avec les vertus suivantes : accepter de faire des efforts, admettre le principe de l'oubli de soi et du sacrifice pour le bien de l'œuvre de Dieu, reconnaître la nécessité de manifester du zèle, de l'engouement, de la ferveur pour la prière, se donner les moyens de participer à cette croissance en sachant que nous faisons facilement des efforts pour ce qui nous plait et ce qui est agréable. Nomb 25 : 11; Eph 6 : 15; Héb 6 : 11.

L'état d'esprit à rechercher est celui de Jacob lorsqu'il a persévéré dans son combat avec l'Eternel. Gen 32 : 26. La suite de sa vie a radicalement changé. Il n'a plus été le même homme. Si nous désirons être différents, grandir dans la foi et voir la croissance du royaume de Dieu dans notre vie et celle de l'assemblée, nous avons besoin de manifester une détermination et une abnégation similaires pour la prière collective.

Le remarquable impact de la prière dans l'église primitive est décrit dans Act 2 : 1-4 et Act 2 : 47. Les disciples ont fait des expériences merveilleuses : baptême du Saint-Esprit, exercice des dons spirituels. Cela a certainement contribué à leur épanouissement. De plus, ils ont été des instruments de bénédiction et de salut pour leur entourage. Les inconvertis s'approchaient de Dieu et se convertissaient.

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