Jésus l’ami des pécheurs

Vous imaginez Jésus entouré de d’escrocs, de dealers de cannabis, de gays ou de voleurs de mobylettes ? Vous imaginez Jésus leur parler, leur porter de l’affection et leur dire : ‘J’ai besoin d’entrer chez toi, quand te décides-tu enfin à m’inviter ?’

J’ai grandi dans un milieu protégé, où on n’avait pas l’occasion de côtoyer les gens que Jésus côtoyait lorsqu’il était sur terre. En tant qu’évangélique, je pense qu’on a surtout tendance à éviter ces personnes. On se tient à distance des gens de mauvaise vie. On dit volontiers que ce qu’ils font est mal, et on en reste là. En réalité, on n’aurait pas besoin d’être chrétien pour dire que ce qu’ils font est mal. Il y a autour de nous des milliers de gens qui ont une vie convenable, qui ont une famille, qui paient leurs impôts et qui sont capables de dire même mieux que les chrétiens que ce que ces gens font est mal. Alors, quel est l’intérêt d’être chrétiens si notre réaction est la même que celle des gens ‘convenables’ ?

Lorsqu’on passe en revue les personnes que Jésus a rencontré, on y trouve des prostituées, des brigands, des gens dans l’adultère… Trouvez le pire d’entre les hommes, et il y a des chances pour que Jésus soit déjà en route pour aller le voir. Tandis que nous chrétiens préférons laisser Jésus y aller seul !

Mais pourquoi est-ce que tant de pécheurs sont restés avec Jésus lorsqu’il était sur Terre, alors que ces mêmes personnes ne voudraient d’aucune manière rester avec nous les chrétiens ?

Les personnes ‘de mauvaise vie’ se sentent misérables et mal dans leur peau. Ne croyez surtout pas le message que les médias essaient de faire passer, selon lequel libérer ses mœurs apporte le bonheur. Ces personnes malheureuses n’ont pas envie d’être encore plus malheureuses en se sentant à nouveau rejetées par des chrétiens.

Les chrétiens pensent consciemment ou non que leurs péchés (l’orgueil, la propre-justice…) ne sont pas aussi graves que ceux des autres. Ainsi, ils mettent un mur entre eux et les personnes qui cherchent Jésus. 

Devons-nous pour autant accepter avec le mal ? Non, nous devons dénoncer le mal, surtout à une époque où les voix qui dénoncent le mal se font de plus en plus rares.

Devons-nous accepter les gens de mauvaises vie ? Oui, comme Jésus est l’ami des pécheurs, nous devons faire de même, et les accueillir.

Ennemi du péché, mais ami des pécheurs. C’est l’exemple parfait de Jésus !

Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même: « Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse. » Jésus prit la parole, et lui dit: « Simon, j'ai quelque chose à te dire ». « Maître, parle. » répondit-il. « Un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus? » Simon répondit: « Celui, je pense, auquel il a le plus remis. » Jésus lui dit: « Tu as bien jugé. » Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: « Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds. Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. » Et il dit à la femme: « Tes péchés sont pardonnés. » Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: « Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? » Mais Jésus dit à la femme: « Ta foi t'a sauvée, va en paix. » Luc 7.36-50

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