La Bible est-elle fiable ?

La Bible est-elle fiable ?

Quel crédit peut-on, en dehors de toute considération religieuse, accorder à ce livre ?

La Bible est considérée par les Chrétiens comme LE livre saint inspiré par Dieu, et par beaucoup de non-chrétiens comme un élément majeur du patrimoine culturel de l’Humanité. Mais qu’en est-il exactement ?

Si on fait un sondage parmi les évangéliques, le "Oui elle est fiable", va l’emporter haut la main sur le Non, c’est bien évident. Qui oserait répondre par Non ?

Mais la question suivante devrait être : pourquoi ?

La Bible, du grec biblos, est plus qu’un simple livre, il est, comme son nom l’indique,  LE LIVRE. Qu’on soit d’accord ou non avec son contenu, on ne lui connaît pas d’autre nom que “Le livre”. Cette appellation devrait nous faire réfléchir, car il signifie qu’il est non seulement une référence en matière de livre, mais LA référence !

Si on fait une étude bibliographique, autrement dit si on s’intéresse au document en lui-même, en laissant de côté son message spirituel, on constate qu’il est le livre le plus diffusé, recopié, traduit et édité depuis toujours. Des hommes y ont consacré toute leur vie, certains ont même perdu la vie à cause de lui. Qui pourrait le concurrencer ?

Attaques contre la Bible

Au XVIIIè siècle, l’homme « moderne » a voulu s’émanciper de la tutelle divine. Il s’est écarté de Dieu et par conséquent s’est mis à critiquer la Bible.

Les archéologues se sont alors donné pour mission de démontrer que ce livre n’était qu’un amas de mensonges. Les conclusions de leurs recherches sont époustouflantes : ils ont peu à peu vérifié, bien malgré eux, que tous les renseignements géographiques et la majeure partie des renseignements historiques contenus dans la Bible sont vrais.

Les savants ont par exemple longtemps nié l’existence de la civilisation hittite.

Les Hittites sont mentionnés 28 fois dans l’Ancien Testament. La première occurrence est en Genèse 15.20. Le mot vient de l’hébreu Hitti. Ils habitaient sur  les hauteurs de Canaan (Palestine) au temps d'Abraham et au moment de la conquête. Aux environs de 1200 avant JC, la civilisation hittite disparaît brutalement, pour des raisons non encore élucidées, et tombe dans l'oubli le plus total jusqu'à sa redécouverte au début du XXe siècle.

Conclusion : Dans de nombreux cas, l’archéologie confirme les données bibliques. On peut augurer que ce qui n’est pas encore vérifié pourrait l’être un jour…

La transmission des textes

Si les textes de base sont fiables, qu’en est-il de ceux que nous possédons ?

Jusqu’à l’invention de l’imprimerie au XVè siècle, les textes étaient indéfiniment recopiés à la main sur divers supports. Comment pouvaient-ils avoir la fiabilité de nos tirages en nombre ou de nos photocopies ?

Les livres de l’Ancien Testament

La découverte en 1947 des manuscrits de Qumran répond à cette question. Ils datent du IIè siècle avant JC. En 68 après JC, quand les armées romaines ont détruit Jérusalem et son temple, les Esséniens, qui vivaient en communautés près de la Mer Morte, ont caché ces rouleaux dans des jarres, pour en éviter la destruction par les Romains.

Ces textes considérés comme inspirés, étaient recopiés avec une telle méthode, que les différences entre nos copies actuelles et celles-ci, sont de l’ordre de 5%. De plus elles sont tout à fait minimes, et ne touchent pas au sens général des textes. Elles portent essentiellement sur l’orthographe des noms propres, la ponctuation…

Nous connaissons aussi les méthodes de travail des scribes des cinq premiers siècles de notre ère, puis des Massorètes qui les ont relayés jusqu’au Xè siècle.  Leurs règles étaient d’une telle rigueur qu’elles nous laissent cois. Les Massorètes copiaient lettre à lettre et vérifiaient en permanence leur texte par un système très élaboré de comptages des lettres. Si un manuscrit comportait plus de trois erreurs, il était inexorablement brûlé !

Si on compare l’état de transmission du texte avec celui des pièces de Shakespeare qui sont pleines de lacunes, on peut affirmer qu’on est réellement devant un document d’exceptionnelle qualité. Etrangement pourtant, les textes de Shakespeare, qui sont beaucoup plus récents, puisqu’ils datent du XVIIè siècle, ne sont pas remis en cause, alors que le texte biblique est depuis toujours sujet à polémique.

Les livres du Nouveau Testament

Le Nouveau Testament était le texte le plus copié dans les premiers siècles. Nous avons des dizaines de milliers de manuscrits datés du Ier au XVè siècle, provenant de trois continents différents. Les Pères de l’Eglise ont aussi abondamment cité les évangiles, les lettres de Paul… La comparaison entre ces différentes sources, nous donne une différence de texte de 0,5 % ! Les « erreurs » sont d’ailleurs là aussi insignifiantes.

Conclusion : Indépendamment de son contenu, on est obligé de reconnaître la fiabilité de transmission du texte biblique dans son ensemble.

Tester la Bible ?

Les auteurs : ils sont plus de quarante et ont écrit sur une période estimée à 1500 ans. Leurs origines sont très diverses, que se soit au niveau social comme au niveau géographique. Malgré toutes les critiques dont les textes ont fait l’objet, il ressort de l’ensemble une harmonie jamais égalée.

Les plus conservateurs croient que Moïse a écrit le Pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible). La controverse concernant ces textes était grandement alimentée par le fait que beaucoup croyaient que l’écriture n’existait pas à cette époque reculée. En fait les premiers caractères alphabétiques datent du XVIIIè siècle avant JC, alors que Moïse vivait au XVè ! L’argument saute…

Les témoignages oculaires : Hier comme aujourd’hui, leur valeur est reconnue. Or, les Evangiles comme les Actes des Apôtres, ont été écrits par des témoins oculaires ou par des gens qui leur étaient très proches. S’ils y avait eu des erreurs reconnues, les témoins auraient pu rectifier. L’apôtre Paul donne d’ailleurs toute une liste de témoins de la résurrection de Jésus.

1 Corinthiens 15.6 : Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts.

Les Juifs, qui dans leur hostilité à cette nouvelle religion, avaient tout intérêt à rectifier les erreurs des Chrétiens, ne se seraient pas non plus gênés pour le faire. Les premiers Chrétiens avaient presque une vie publique, et ne pouvaient se permettre aucun écart, ni aucune inexactitude dans leurs écrits.

Certains passages, comme certains détails, nous montrent qu’ils ne cherchaient aucunement à enjoliver les faits. L’apôtre Pierre reniant Jésus, ou repris par Paul parce qu’il ne pouvait pas manger avec des Chrétiens non-Juifs en présence de Juifs convertis, nous convainquent des motifs des auteurs. Ils disent simplement les faits tels qu’ils se sont passés, chacun avec leur propre vison des choses, l’un insistant plus sur tel aspect, l’autre sur tel autre…Mais l’ensemble est d’une grande cohérence.

« Le » livre au destin exceptionnel

De tous temps la Bible a été le livre le plus vendu (4 milliards d'exemplaires à ce jour), et le plus traduit dans le monde. Les traductions complètes ou partielles, se comptent par centaines, et des traductions dans des dialectes locaux sont encore en cours.
Une nouvelle traduction de la Bible en Français Courant vient d'ailleurs d'être publiée en 2019.

Les prophéties accomplies

Elles se trouvent par centaines dans la Bible.

Daniel 9.2 : la première année de son règne, moi, Daniel, je vis par les livres qu’il devait s’écouler soixante-dix ans pour les ruines de Jérusalem, d’après le nombre des années dont l’Eternel avait parlé à Jérémie, le prophète. (voir aussi Jérémie 25.11)

Le peuple juif est en effet resté soixante-dix ans en déportation à Babylone, sous le règne de Nebucadnetsar (Nabukodonosor), au VIè siècle avant JC.

Il est aussi frappant de constater que malgré toutes les déportations, les exterminations que les Juifs ont subies tout au long des siècles, leur peuple, leur religion, leurs coutumes et depuis 1948, leur pays demeurent. Toutes les autres nations antiques ont, elles, définitivement disparu de la surface de la Terre.

Conclusion :

Quand la Bible est attaquée et scrutée par des scientifiques, très souvent, elle les confond.
La qualité de transmission du « Livre » est absolument exceptionnelle. Sa diffusion l’est tout autant.

Patrimoine culturel de l’Humanité : La Bible l’est sans conteste. Elle nous apporte quantité d’éléments culturels, sociaux, historiques, géographiques et religieux sur une période où les écrits ne sont pas si nombreux et de loin beaucoup moins bien conservés.

Quelle que soit notre approche, la Bible vaut la peine que nous nous y intéressions.



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60 commentaires
  • myenwaantou Il y a 14 heures, 32 minutes

    Rien à dire là dessus la bible est exceptionnel, qui a inspiré les Esseniens de garder ces manuscrits dans les jarres ? Le Propriétaire Incontournable, qui peut arracher de sa main ce don précieux, Sa Parole nous l'avons à travers la bible merci d'exister.
  • ELIO Il y a 6 jours, 7 heures

    Quand ‘’Le livre’’ par excellence est mis au défi de prouver sa fiabilité dans les différents domaines qu’il aborde, la Parole a depuis longtemps prévu la réponse : que ce soit dans celui de la cosmogonie qui ouvre la porte au grand questionnement « D'où vient-on ? », « où va-t-on ? », en passant par l’origine des grandes civilisations antiques qui demeurent, malgré leur disparition, sous la forme (racines) que nous connaissons de nos jours (Daniel 2 :1-47 ; 7 :12) ; Que ce soit dans le choix d’un petit peuple dont les événements qui concernent son histoire du début (Genèse 17 :8 ; Nombres 23 :9 ; Deutéronome 8 ) jusqu’à la fin (Daniel 12 :1-13 ; Apocalypse 11 :4-7, 15), rendant palpable l’existence du seul et vrai Dieu ,révélé ensuite par Jésus, son fils ; Où dans l’accomplissement de tout ce qui a été annoncé des siècles à l’avance comme par exemple : « Je vous disperserai parmi les nations » (Lévitique 26 :33-38), « je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays » (Ezéchiel 36:24), ce pays dont Dieu lui-même en a fixé les limites (Nombres 34 :15 ; Isaïe 34 :16,17 ; 43 :5-7), ce qui est encore d'actualité quelle que soit la cause de ce retour. Et où la Parole se révèle dans toute son autorité, comme une réponse à ceux qui mettent en doute sa fiabilité : Isaïe 44 : 1-8…Comme aussi dans la fin de toute entreprise qui détruit la terre (Apocalypse 11 :18), telles celles de l’armement, de l’empoisonnement des sols, de la verdure, de la biodiversité, des eaux, de l’air et, en finale, de l’homme (Apocalypse 8 :6-12, dans son sens littéral). Quel autre livre, donc, peut-il lui être comparé dans le domaine de la fiabilité, de la vérité ? Mais les jours viennent, et c’est déjà, où les nations, face aux événements prédits qui s’abattent sur la planète (Matthieu 24 :6-9 ; Luc 21 :25 ) et à ces ‘’trompettes’’ qui sonnent le rappel de la réalité: « Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois (ou gouvernants) » (Apocalypse 10 :11), commenceront à s’interroger sur ce volet de l’histoire longtemps occulté : « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’édifice » (Luc 20 :17 ; Actes 4 :11 ; 1 Pierre 2 :7). Nous avons toute la connaissance des choses cachées, par Jésus, notre Roi et Seigneur. En conclusion, c'est bien par l'accomplissement des prophéties que la Bible s'impose, dans un premier temps, comme ouvrage exceptionnel, digne de foi. Mais la profondeur de la révélation, son décryptage spirituel, n'appartient qu'à son peuple.
  • EliseKouadio Il y a 1 semaine

    Que Dieu vous bénisse pour cette démonstration sans pareil pour encore prouver la véracité de la parole de Dieu qu'est la Bible.
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