La grâce

La grâce

Lecture : 2 Corinthiens 8: 9; Tite 2 :11.

1) LA GRACE DE DIEU ENVERS NOUS.

ü Définition de la grâce : c'est la disposition par laquelle Dieu se penche sur sa créature. Dans la bible, on découvre plusieurs significations : attrait, charme, bienveillance, faveur, bienfait, bénédiction, remerciement, expression de gratitude (action de grâce, rendre grâces)

ü Autre définition : faveur imméritée que Dieu nous accorde en ne tenant pas compte de nos fautes. La grâce ne dépend pas de l'homme, elle trouve sa source dans la personne du Seigneur.

 

2) 3 TYPES DE GRACE.

1) La grâce commune, universelle. C'est la providence divine, car Dieu pourvoit aux besoins de l'humanité indépendamment de ce que les hommes peuvent être, manifester, de leur foi, de leur incrédulité, de leur position par rapport à l'œuvre de la croix. Mathieu 5 : 45 : "Afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes".

2) La grâce salvatrice. Elle conduit le pécheur à Jésus, à entrer dans le salut. Ephésiens 2 : 8.

3) La grâce transcendante. Elle amène le croyant à entrer dans les œuvres divines, à devenir un acteur efficace dans le travail confié en collaboration avec le Père. Ephésiens 2 :10; 1 Corinthiens 3 : 9.

ü La grâce de Dieu s'est manifestée dans la venue de Jésus au travers de la prédication du salut, des guérisons, des miracles, des paroles de bénédiction. Le Seigneur n'a pas changé, il est le même hier, aujourd'hui, éternellement, il veut encore déverser ses bienfaits et sa miséricorde sur les hommes et sur ses enfants.

ü La grâce de Dieu a conduit Jésus à la croix dans une démonstration extraordinaire d'amour et de compassion qui est équilibrée par la manifestation à Golgotha de la sainteté et de la justice divines.

 

3) APRES LA CONVERSION.

ü Le Seigneur suspend-il ou réduit-il sa grâce envers ses enfants ? Non, et heureusement car on continue de pécher (par ignorance, omission, maladresse, faiblesse) Il ne s'agit pas d'aimer le péché, de le pratiquer volontairement par goût, par choix.1 Jean 3 : 6-9; 1 Jean 1 : 8; Ecclésiaste 7 : 20; Psaume 103 : 10.

ü 1 Jean 1 :7 Þ Marcher dans la lumière, c'est-à-dire dans la vérité, la droiture, l'honnêteté, la transparence. C'est être la même personne à l'église comme à la maison, sur son lieu de travail ou avec des voisins inconvertis. Car il est malheureusement possible de faire des grands sourires à des frères et sœurs et de répandre la critique, la calomnie ensuite. C'est par exemple l'histoire de ce couple qui rentre chez lui après une réunion d'église. L'épouse se tourne alors vers son mari et lui lance :"Arrête de sourire chéri, nous arrivons à la maison !". Cette anecdote montre la possibilité d'avoir 2 visages en fonction des gens avec lesquels on se trouve.

ü Quand le croyant ne marche pas dans la lumière, qu'il est attaché à un péché, quand ses pensées, ses paroles, ses attitudes qui ne sont pas à la gloire de Dieu sont entretenues volontairement, le Seigneur continue-t-il d'accorder sa grâce ? Oui dans une certaine mesure. Ceci est un aspect difficile à comprendre sinon à accepter. Jésus peut en effet faire grâce pour un temps à quelqu'un qui, manifestement, de façon évidente, transgresse les principes bibliques. On peut citer l'exemple d'églises au Brésil qui connaissent un réveil authentique avec des manifestations de l'Esprit, des conversions en masse, des guérisons, mais qui ont à leur tête des pasteurs corrompus, charnels, qui cherchent leur propre intérêt.

ü On peut alors se demander dans certaines situations :"Pourquoi Seigneur laisses-tu faire, tardes-tu à agir ? Avec la grâce, il est important de considérer les notions d'amour, de patience. Pour notre part, en face d'une situation anormale, nous aurions tendance à être virulent, intransigeant, sévère, à intervenir rapidement et peut-être brutalement. Jésus est différent, patient comme le souligne Pierre. 2 Pierre 3 : 15. Le Seigneur travaille les cœurs dans le temps pour conduire à une prise de conscience, à la repentance, à la transformation de celui qui a besoin de voir sa vie intérieure sanctifiée.

ü Ezéchiel 33 : 11 Þ "Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l'Eternel, ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël?" Þ Le méchant (celui qui est tombé dans le mal, qui le pratique et ainsi qui est sorti du terrain de l'obéissance à la Parole) n'est pas seulement l'inconverti rebelle ou indifférent à la personne de Dieu. Il représente aussi le croyant qui ne produit plus le fruit de l'Esprit mais les œuvres de la chair et dont la langue diffuse un venin mortel (Jacques 3 : 6-12)

ü Le Seigneur, dans son amour, sa patience mais également dans sa justice, laisse du temps pour se repentir. Cependant, durant toute la période où le croyant persiste dans son attitude d'insoumission, il perd des récompenses célestes et risque d'être repris, corrigé par le Seigneur, et cela peut parfois se faire dans la douleur. Galates 6 : 7 : "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi". Osée 8 : 7 : "Puisqu'ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête…".

ü La grâce n'est donc pas accordée pour encourager à vivre, à pratiquer des choses qui ne sont pas à la gloire de Dieu. La miséricorde ne signifie pas l'approbation, mais elle est répandue pour favoriser un retour à Jésus.

 

4) LA GRACE DANS LE SERVICE.

ü Dieu veut utiliser tous ses enfants sans exception pour l'avancement de son règne et le déploiement de son royaume. Il désire employer leurs facultés naturelles (Quand celles-ci sont soumises à l'Esprit), celles acquises par l'intermédiaire des études, des activités professionnelles, des diverses expériences de la vie. Il souhaite aussi nous communiquer ses capacités, ses charismes à Lui.

ü Tous les disciples ont un ou plusieurs ministères à remplir, c'est-à-dire un service, une fonction dans l'église en rapport étroit avec les dons reçus et possibilités de chacun. 1 Corinthiens 12 : 14-22.

ü Il est nécessaire d'évacuer la conception erronée selon laquelle seul le pasteur a un ministère. Il y a certes des services qui sont en vue dans l'assemblée (Des fonctions qui procurent des privilèges, de l'honneur, mais sans oublier les responsabilités et les exigences qui vont avec), mais il ne s'agit pas de minimiser, de mépriser, d'occulter ceux qui sont plus dans l'ombre. En effet, de nombreux frères et sœurs avec un cœur droit passent du temps dans la prière, l'intercession. D'autres (ou les mêmes ! ) sont engagés dans le ménage avec beaucoup de joie, d'humilité. Ces bien-aimés et leur ministère sont d'un grand prix, d'une grande valeur devant le Seigneur.



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