Le Seigneur en a besoin

Le Seigneur en a besoin

Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis; détachez-le, et amenez-le. Si quelqu'un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l'instant il le laissera venir ici. Les disciples, étant allés, trouvèrent l'ânon attaché dehors près d'une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent. Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon? Ils répondirent comme Jésus l'avait dit. Et on les laissa aller. Ils amenèrent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s'assit dessus.
Marc 1.1-7

L'ânon de cette scène biblique est une belle image de ce qu'est l'homme dans son état naturel et de ce que à quoi Dieu veut l'amener.

Le Seigneur envoie ses serviteurs pour qu'ils lui ramènent une monture afin d'entrer dans Jérusalem comme la prophétie l'avait annoncé (Zacharie 9.9). Le roi d'Israël a besoin de cet ânon qui a plus d'un égard nous parle de l'homme éloigné de Dieu. Il vit dans un village, au milieu des activités de celui-ci, et, dans son cas, il n'a pas encore été « brisé » par le dur labeur d'une existence sans renommée. Jeune, l'homme pense être indomptable. Dans sa fougue, il peut rêver à de grands espaces, mais, même s'il ne veut pas le reconnaître, il est et reste attaché à sa condition humaine, au péché, à ses convoitises, à son entourage. S'il pense qu'il ne servira personne, qu'il sera son propre maître, il se trompe lourdement!

Ne lui en déplaise, il appartient à quelqu'un et si ce n'est pas à Jésus c'est à un autre seigneur ou à plusieurs qu'il devra rendre compte, ceux-ci étant des maîtres durs qui dominent sans souci du bien-être de leurs subordonnés (Esaïe 26.13).

Fort heureusement, si le Seigneur Jésus appelle, il permet aussi que l'on puisse venir à lui librement. Rien de ce qui étaient des entraves ou des marques de possession antérieure ne peut retenir celui que Jésus veut affranchir et enrôler à son service. A sa parole, ceux qui pourraient demander raison de ce changement devront finalement laisser partir celui qui était attaché près de leur porte, au contour d'un chemin.

L'affranchissement est alors pour celui qui accepte de suivre les serviteurs du bon maître. La porte qui s'ouvre est celle de son propre cœur pour laisser entrer l'obéissance au seul Seigneur digne d'être servi. Le chemin dans lequel il s'engage prend un virage inattendu, inespéré et tellement semé de bénédictions. Il va maintenant servir humblement le Seigneur Dieu alors que quelques instants auparavant il était encore attaché et destiné à quelque menue besogne.

On dépose alors sur lui le « vêtement » du serviteur, comme l'affranchi du Seigneur Jésus est revêtu de justice, non pas la sienne mais celle offerte au travers du sacrifice de son maître. Il est comme « revêtu » d'un homme nouveau (Colossiens 3.10) pour accomplir la tâche, mais aussi l'honneur, qui est maintenant devant lui.

Le Seigneur Jésus peut se reposer sur lui, si bien que l'œuvre de Dieu passe à travers son travail et il apprend combien celui qu'il sert est humble, miséricordieux, plein de bonté et majestueux, car il n'en reste pas moins le grand roi devant qui tous s'inclinent et s'inclineront quand il viendra dans toute sa gloire.

Si Jésus est venu une première fois assis sur un ânon, dans l'humilité la plus profonde, en paix, il reviendra assis sur un cheval comme symbole de sa puissance et de son jugement. Voici, il paraîtra, Fidèle et Véritable, et il combattra avec justice (Apocalypse 19.11).

Il ne nous est pas demandé d'être des chevaux équipés pour la bataille (Psaume 33.17, Proverbes 21.30), dans l'illusion de ce que peut être la force et l'intelligence humaine (Psaume 147.10, Proverbes 3.5-7). Dieu aime à se choisir les faibles et les humbles de ce monde afin que la puissance et la délivrance soient de lui, par lui et pour lui (1 Corinthiens 1.27-31).

Ne méprisons donc pas « l'âne » ni les travaux qui lui sont demandés, c'est là le chemin qui conduit à la gloire !

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