Les coureurs

"Je ne veux pas dire que j’ai déjà atteint le but, ou que je suis déjà parfait! Mais je continue à courir pour saisir le prix, parce que le Christ Jésus m’a déjà saisi. Non, frères et sœurs, je ne pense pas que j’ai déjà obtenu le prix. Mais j’oublie la route qui est derrière moi, je suis tendu en avant, et je fais la seule chose importante: courir vers le but pour gagner le prix. Dieu nous appelle d’en haut à le recevoir par le Christ Jésus." Philippiens 3.12-14

Il y a plusieurs sortes de coureurs. Il y a le coureur "frimeur". Vous en connaissez peut-être dans votre collège ou dans votre lycée. C’est celui qui arrive toujours avec les dernières chaussures de sport à la mode. Celles qui sont supposées faire marcher sur l’eau ou faire sauter aussi haut que la tour Eiffel. Celles qui coûtent un bras et une jambe. Le coureur frimeur a aussi le dernier jogging en vogue, ou le maillot que porte Tony Parker. Il a l’habit du champion. Mais mettez-le sur une piste de course, et il se trompe de sens. Mettez-le sur un terrain, et il a peur de salir ses Nikes Air machin chose toutes neuves et son jogging blanc. Il a l’habit du coureur, mais c’est tout ce qu’il a.

Ensuite, il y a le coureur "lâcheur". Il arrive sur la piste, confiant pour la course. Au top départ, il se met à courir, et il est rapidement avec le peloton de tête. Il semble être un vainqueur potentiel. Mais voilà, il ne s’est pas entraîné, et il surestime sa forme physique. Au bout d’un kilomètre, tandis que le peloton de tête continue à tenir le rythme, le coureur lâcheur n’y arrive plus. Il décroche, et commence à se faire doubler par les coureurs qui sont partis moins vite, mais qui tiennent la distance. Au bout d’un autre kilomètre, il se fait doubler par petit Bob, celui qui est toujours à la traîne. Finalement, il va s’arrêter sur le côté pour essayer de reprendre son souffle.

Il y a aussi le coureur "paresseux". C’est celui qui a une bonne forme physique, qui s’entraîne régulièrement, mais qui ne cherche pas à se dépasser. Il est content avec une place intermédiaire à la fin de la course. Il ne voudrait sûrement pas arriver dernier, mais pour lui, arriver premier serait un trop gros sacrifice. Il lui faudrait faire beaucoup plus d’effort, et puis il se dit qu’il n’est pas si mauvais coureur après tout ! Si tous pouvaient courir comme lui, ça serait bien ! Le courir paresseux a cependant perdu de vue quelque chose d’essentiel : si on court pour se faire plaisir uniquement, alors on n’est pas fait pour la compétition.

Enfin, il y a le vrai coureur, le professionnel ! Celui-ci s’entraîne tous les jours, il cherche à dépasser ses limites, il mange une nourriture riche en sucres lents, il a une tenue adaptée. Quand la course commence, il ne soucie plus de sa tenue, de ses chaussures, du voisin, ou du film qu’il est allé voir au cinéma. Il se concentre sur la course uniquement. Ce coureur-ci, c’est celui qui va gagner la course. Il ne frime pas, il ne lâche pas, il ne se contente pas du petit. Il va jusqu’au bout.
 
Paul compare la course à la vie chrétienne. Quel chrétien es-tu ?

Est-ce que tu es le chrétien frimeur ? Tu vis comme un chrétien, mais tu n’as jamais vraiment commencé la vie avec Jésus.

Est-ce que tu es le chrétien lâcheur ? Tu as eu du zèle, mais tu as abandonné, parce que tu n’as pas vu tout de suite du résultat. Tu n’as pas su persévérer.

Est-ce que tu es le chrétien paresseux ? Tu es fidèle à l’église, à la lecture de la Parole, à la prière. Mais tu te contentes d’une petite vie, alors que tu pourrais voir grand.

Il y a une médaille après la ligne d’arrivée, mais il y a un effort à fournir pour achever la course.



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