L’observance du sabbat chez les chrétiens


Déjà du temps des premiers chrétiens, certains légalistes enseignaient aux nouveaux convertis la nécessité d'observer la loi de Moïse (Actes 15.1-5). L'apôtre Paul va combattre avec véhémence cette hérésie dans deux de ses épîtres, Romains et Galates. Il y explique que le but de la loi n'était pas de procurer un moyen de salut à l'homme, mais de lui prouver son incapacité à l'observer par ses propres efforts, lui montrant ainsi la nécessité d'un Sauveur:
«Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.» (Galates 3.24-25)
La Loi n'était qu'un pâle reflet de ce que Dieu se propose de faire dans la vie du croyant, lui assurant la présence constante du Saint-Esprit qui lui permet de vivre une vie nouvelle selon Dieu:
«Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.» (Colossiens 2.16-17)
«la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais […] amener les assistants à la perfection.» (Hébreux 10.1)
Cela ne veut pas dire que la loi a été abolie, mais il faut comprendre qu'elle a été accomplie par Jésus:
«Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.» (Matthieu 5.17)
Et cet accomplissement, au-delà de la personne de Jésus, se manifeste dans le cœur du croyant par l'établissement de la nouvelle nature engendrée par le Saint-Esprit, et que Jésus qualifie de nouvelle naissance. Dieu écrit maintenant sa loi dans nos cœurs:
«C'est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi […]: Voici l'alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit» (Hébreux 10.15-16)
«Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs» (2Corinthiens 3.3).
C'est pourquoi tout retour à la loi, de quelque manière que ce soit, est la négation de l'œuvre de Christ. Les épîtres de Paul sont tout à fait explicites à ce sujet:
«Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.» (Galates 5.4)
Concernant particulièrement l’observance du sabbat, il est également très clair:
«Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.» (Romains 14.5).
«… à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années! Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous.» (Galates 4.9-11).
Le Juif Paul devait savoir de quoi il parlait, non? De plus, Jésus lui-même use d’une certaine liberté concernant le sabbat:
«Puis il leur dit: Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l'homme est maître même du sabbat.» (Marc 2.27-28)
Que la pensée de Dieu d'instituer un jour de repos par semaine soit bonne, et d'une portée universelle, ne fait aucun doute. Mais pour nous aujourd'hui, la relier d'une façon légaliste au sabbat des Juifs, et à un jour particulier, le samedi, n'est pas conforme à l'enseignement du Nouveau Testament.
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