Où sont les serviteurs ?

Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. Matthieu 23.10-12

Quand on lit les paraboles de Jésus dans les évangiles, on remarque qu’il est souvent fait mention de serviteurs. Il y a le bon serviteur, qui fait fructifier ce que son maître lui a confié, et qui entre dans la joie de son maître (Matthieu 25.21). Il y a le mauvais serviteur, qui après avoir été libéré de sa dette immense, va mettre en prison un de ses copains parce qu’il lui doit quelques euros (Matthieu 18.28).

A une époque où on est habitué à faire la grève quand quelque chose ne va pas au travail, on peut être étonné en lisant tous les récits de la Bible qui parlent de serviteurs. Au temps de Jésus, les serviteurs n’étaient pas aux 35 heures et n’avaient pas de congés payés. Les serviteurs devaient travailler dur et étaient souvent regardés comme inférieurs.

Aussi, les paroles de Jésus ont pu choquer quelques-uns : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. » A un autre moment, Jésus lave les pieds de ses disciples, une tâche réservée normalement à l’esclave ou au plus petit de la maison. C’est comme si un professeur cirait les souliers de ses élèves. Surprenant, non ? Au même moment, les chefs militaires ou religieux de l’époque n’hésitaient pas à se montrer et étaient fiers de leur position.

Quand on regarde la société d’aujourd’hui, on voit que le cœur de l’homme n’a pas changé. On ne fait même plus attention à ceux qui marchent sur les pieds des autres pour se faufiler vers le devant la scène. C’est tellement normal ! La « réussite », c’est de devenir quelqu’un d’important, qui a de l’influence, et qui contrôle beaucoup de monde. Le plus grand aux yeux du monde, c’est celui qui donne les ordres.

Les sociétés occidentales ont mis en avant la recherche du bonheur et du plaisir personnel, au détriment du service. Au même moment, les gens sont restés toujours insatisfaits, et il semble que le bonheur soit hors d’atteinte. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, vous ne trouvez pas ? A croire qu’elles se sont trompées, et que le bonheur est ailleurs.

Aux yeux de qui voulons-nous être grands ? Voulons-nous être grands selon les standards modernes, ou voulons-nous être grands selon ceux de Jésus-Christ ? La réponse déterminera notre attitude par rapport aux autres. Jésus recherche des serviteurs. En serons-nous ?

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