Partir vers le pays de la promesse

"L'Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction." Genèse 12.1-2

J’ai remarqué qu’il y a toujours dans une église des partisans de l’ancien système. Il y a celui qui n’est pas content parce qu’on a remplacé le rétroprojecteur classique par un ordinateur avec projecteur. Il y a celui qui préférait les anciennes chaises, plutôt que les nouvelles qui ne font vraiment pas sérieux pour une église. Il y a celle qui n’apprécie pas le nouveau papier peint ou la nouvelle cravate du pasteur… Je me reconnais parfois dans cette catégorie de personne. Je n’aime pas changer de téléphone ou de coupe de cheveux. Je n’aime pas quand le détective Monk change d’assistante. Je n’aime tout simplement pas le changement. Mais au bout de quelques jours, je commence à m’habituer et je dis : ‘Ah, ce n’est pas si mal. Finalement c’est même pas mal du tout…’

Abram, qui sera plus tard appelé Abraham par Dieu, avait déjà un certain âge quand Dieu lui a demandé de partir. Il avait sans doute tout ce qu’il fallait dans son pays : une famille, une situation, une belle voiture. Pourquoi aurait-il eu besoin de partir ? Pourquoi quitter tout cela et aller dans un pays qu’il ne connaît même pas ? Pourtant c’est bien ce que Dieu lui demande. Dieu lui donne un ordre : ‘Pars !’ et il lui donne en même temps une promesse : ‘Je te bénirai !’ Abram se retrouve alors devant un choix à faire : rester là où il se trouve, avec toutes les facilités qu’il connaît, une retraite bien tranquille pour ses vieux jours, mais en refusant d’écouter Dieu… ou alors il peut choisir de partir dans un endroit inconnu, peuplé de gens ayant des pratiques assez peu catholiques.

N’est-ce pas parfois le choix devant lequel Dieu nous place ? Choisir entre le confort d’une vie toute tracée d’avance, et l’appréhension d’un départ pour un pays inconnu, parfois dangereux. Abram est parti, sans savoir ce qui allait se passer, et avec comme seule certitude celle de savoir que Dieu lui avait demandé de partir. Est-ce que nous sommes prêts à partir sur la seule parole de Dieu ? Il ne s’agit peut-être pas d’un pays au sens strict, mais c’est un confort, des habitudes ou une sécurité quelconque. Est-ce que nous sommes plus attachés à notre confort et à nos petites habitudes qu’à la parole de Dieu ? Obéir à Dieu, c’est partir sans savoir où, pourquoi et comment.

Lorsque Dieu nous demande de quitter notre petite zone de confort, c’est pour un but bien spécial. ‘Je te bénirai’, a dit Dieu à Abram. Dieu avait plus pour Abram qu’une petite vie tranquille. Mais pour pouvoir jouir des meilleures bénédictions de Dieu, Abram devait faire ce pas de foi, quitter son pays et renoncer à ses sécurités. Il devait mettre sa vie entre les mains de Dieu. Pas de plan B, pas de sortie de secours, mais seulement la foi en Dieu. Avons-nous élaboré des plans B au cas où la parole de Dieu ne suffirait pas ?

La promesse d’une vie bénie est pour ceux qui quittent leurs certitudes humaines et laissent Dieu les diriger.



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