Un Dieu bon peut-il maudire ?

Un Dieu bon peut-il maudire ?

Question d'un Internaute : "Comment Dieu, chez qui le mal n'existe pas, peut-il maudire ?"

 

La Bible nous enseigne que Dieu est amour (1 Jn. 4.8), qu'il est lumière (1 Jn. 1.5), et qu'il n'est pas tenté par le mal (Ja. 1.13). Pourtant, certains textes peuvent nous interpeller :

"Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront" (Gen. 12.3)

"Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l'Eternel des armées, j'enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions ; oui, je les maudirai, parce que vous ne l'avez pas à cœur." (Mal. 2.2)

La question qui se pose est : "Un Dieu bon peut-il maudire ?" Mais tout d'abord, que signifient exactement les mots "maudire et malédiction" ? La définition du Larousse me semble quelque peu outrée en ce qui concerne le premier : "Maudire : Vouer à la damnation éternelle, en parlant de Dieu". La Bible regorge d'exemples pour lesquels cette définition est excessive. Le mot "malédiction", quant à lui, est défini par Larousse en ces termes : "Malheur, fatalité".

L'apôtre Paul nous exhorte à ne point maudire : "Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas." (Rom. 12.14). Le mot grec utilisé ici est "kataraomai", qui signifie : "maudire, condamner, appeler le mal sur". Nous ne devons pas maudire, tout simplement parce que notre motivation ne pourrait être que le ressentiment, la haine et la vengeance.

Toute l'histoire du peuple d'Israël, dans l'Ancien Testament, nous montre à l'envi que Dieu est obligé de châtier son peuple rebelle en le livrant à ses ennemis, et à diverses calamités. Dieu n'est jamais l'auteur du mal, mais il n'hésite pas à s'en servir pour atteindre un bien supérieur. L'histoire de Job est très éloquente à ce sujet.

La malédiction divine n'est donc pas incompatible avec l'amour divin, et il faut la considérer comme un moyen de châtiment. Et le châtiment de Dieu n'est jamais une vengeance, mais un acte de véritable amour :

"Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. […] Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice." (Héb. 12.6-11).

Cependant, nous ne devons pas oublier que Dieu a laissé la liberté de choix à l'homme, et que lorsque l'homme choisit délibérément la malédiction, en refusant l'amour de Dieu, et en préférant obéir à Satan, il y a pas à s'étonner qu'il subisse le même sort que lui. Mais, comme dirait Kipling, ceci est une autre histoire !

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