Une foi qui refuse l’esprit de mort

Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s'endormit profondément pendant le long discours de Paul ; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant : Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu'au jour. Après quoi il partit. Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d'une grande consolation. Actes 20.7-12

Je l’avoue, je me suis plaint lorsque le prédicateur a dépassé le bon ¾ d’heure. Il en était à son troisième appel, celui qui commence par « Quelque soit votre problème… ». Je me suis senti coupable de vouloir aller aux toilettes pour ne plus revenir et rentrer tranquillement chez moi. Je suis resté, et je me suis réconforté en pensant que j’aurais pu vivre au premier siècle et tomber dans une réunion où Paul prêchait.

"Je n'ai pourtant pas dépassé les 50 minutes..."

L’apôtre Paul, apparemment, continuait à prêcher lorsque tout le monde s’endormait, au milieu des ronflements. Il s’arrêtait de prêcher seulement lorsqu’une personne dans l’assistance tombait raide morte. A ce moment-là, il comprenait qu’il avait peut-être exagéré. Et il terminait son message ? Même pas ! Il priait pour la résurrection du mort et puis il continuait son sermon comme si de rien n’était.

Eutychus, mort après avoir écouté un sermon trop long ! Ca devrait nous faire réfléchir…

Je voudrais attirer votre attention sur l’attitude de Paul. Devant le corps inanimé du jeune garçon, Paul dit : « Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. » Face à l’évidence, face à ce que tout le monde pouvait voir, Paul a refusé le constat de mort que les autres avaient prononcé sur Eutychus.

C’est peut-être une vie brisée que tu vois lorsque tu croises les regards de cette personne qui est « sans espoir » d’après les critères humains. C’est peut-être le visage de la mort que tu vois. Mais si tu as la foi de Paul, tu peux dire « Ne vous troublez pas. » Il y a un foi qui refuse de laisser la mort et la désolation s’emparer de ce que Dieu a créé. C’est cette même foi qui a fait dire à Jésus : « Lazare, sors de la grotte. » Lazare, mort depuis 3 jours, a obéi et est sorti.

Le péché ravage des vies tout autour de nous : des proches que nous aimons, des gens que nous côtoyons, ou des parfaits inconnus… Dieu nous permet de voir leur malheur et leur désespoir, et ce n’est pas pour rien. Nous pouvons rester les bras croisés et accepter avec résignation la misère qui s’abat ici et là, ou nous pouvons nous lever contre elle. Qu’allons-nous dire à ces vies brisées ? Quelles paroles allons-nous prononcer lorsque l’évidence n’est que ruine et désolation ? Allons-nous avoir l’audace de Paul pour dire : « Dieu va intervenir ! »

Les paroles que nous prononçons au nom de Jésus ont un pouvoir de vie, oserons-nous les dire ? 

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