La neige

La neige

1) LA NEIGE : SYMBOLE DE PURETE

. Lecture Esaïe 1 : 18.

Le cramoisi et la pourpre sont des couleurs vives et indélébiles. Elles représentent le péché que l'homme est incapable d'effacer, d'enlever. L'erreur de ce-dernier est de tenter de racheter ses fautes par ses propres moyens, c'est-à-dire des œuvres, des actions, des mérites afin d'essayer de gagner la faveur divine. La bible précise que seules la repentance et la foi dans le sacrifice efficace et suffisant de Jésus permettent de recevoir le pardon et la libération de la culpabilité. Eph : 8-9, 1 Jean 1 : 9.

Dans certaines circonstances, le Saint-Esprit maintient pendant un certain temps la culpabilité sur la conscience du pécheur repenti, non pas pour l'accabler ou le détruire, mais pour l'amener à retenir la leçon et à conserver en mémoire la gravité et la laideur du péché.

Le croyant est passé par la seule porte qui mène au salut, à savoir Jésus. Jean 10 : 7; 9. Son problème peut être le suivant : après être entré dans la vie éternelle par la grâce, il peut chercher à s'y maintenir par les œuvres. Ces-dernières sont bien évidemment nécessaires, mais comme résultat ou conséquence du salut et d'une relation vivante avec Jésus. Eph : 10.

Dans le cadre de la vie d'église, il est important d'abandonner les mauvaises motivations qui conduisent à des œuvres en sortant du cadre de la grâce : agir uniquement pour se prouver (ou convaincre les autres) qu'on est utile; gagner l'amour et l'approbation du Seigneur et des autres; exercer une domination sur les gens; essayer de démontrer qu'on est indispensable ou irremplaçable…

La neige évoque la situation d'un cœur pardonné, lavé, purifié, sanctifié par l'œuvre de Jésus à la croix. Celle-ci intervient dans 3 directions :

a) Il s'agit de recevoir avec foi et simplicité le pardon divin garanti.

Dieu accorde Son pardon en réponse à la repentance sincère et profonde quelles que soient la gravité et le nombre de fautes commises. Sam 1 : 13; Luc 3 : 39-49. Néanmoins, il convient de porter le fruit de la repentance qui induit un changement profond et visible de pensées, de paroles, de comportement. Mat 3 : 8; Luc 19 : 8; Act 6 : 0.

b) Il est essentiel de se pardonner et de ne plus se condamner soi-même.

Malgré l'assurance de l'efficacité du rachat divin, un chrétien peut éprouver des difficultés à se faire grâce. Satan, qui a accès à la conscience humaine, influence et souffle des pensées négatives afin de maintenir l'enfant de Dieu dans la culpabilité. N'oublions pas que la bible le dénonce comme étant l'accusateur des hommes et principalement des croyants. Zach 3 : 1; Rom 8 : 1; Apo 1 : 10. La personne pardonnée de Dieu a le droit et aussi le devoir pour son épanouissement de se faire grâce, même si les hommes n'adoptent pas cette attitude.

Une remarque : le pardon divin ne dispense pas d'assumer les conséquences du péché. Dans ce cas, le Seigneur sait communiquer la force et les ressources nécessaires pour surmonter toutes choses.

c) Le fait de bénéficier du pardon du Créateur doit conduire à manifester ce pardon vis à vis des autres

Si on retient les fautes des offenseurs, on est enfermé dans une prison intérieure. Cela se traduit par un malaise, du ressentiment, de l'amertume qui détruit l'âme et le corps et voile la relation avec Jésus, de l'agressivité dans les paroles ou le comportement… La seule clef pour sortir de cet enfermement est la volonté de faire grâce et miséricorde. Mat 6 : 1; 18 : 1-35; Col 3 : 13-14.

2) LA NEIGE COUVRE LE SOL.

En couvrant le sol, une épaisseur de neige conséquente cache les impuretés, les détritus, les saletés. Un paysage qui ne retient pas forcément l'attention est transformé par la neige et peut attirer les regards. Cette remarque met en lumière de façon éclatante un aspect de la crucifixion. En effet, par sa mort sur la croix, le Seigneur a opéré une oeuvre de rédemption (Il a racheté nos péchés), de substitution (Il a pris notre place), de justification (nous sommes désormais déclarés justes aux yeux de Dieu) et de propitiation.

Cette mention signifie qu'en donnant Sa vie et Son sang, Jésus couvre les péchés qui deviennent invisibles. Ps 3 : 1 : "… à qui le péché est pardonné."Þ Autre traduction : "… à qui le péché est couvert."; Ps 85 : 3; Rom 4 : 7.

Dans l'Ancien Testament, cette réalité de la grâce divine était rappelée notamment par l'événement suivant : le souverain sacrificateur entrait une fois par an dans le lieu très-saint du tabernacle avec le sang de l'animal offert en sacrifice et le répandait sur le propitiatoire, c'est-à-dire le "couvercle" qui recouvrait l'arche de l'alliance. Les péchés de tout le peuple étaient ainsi expiés, recouverts.

Dans le cadre de la vie communautaire, sachant que Dieu a couvert nos fautes par Son sang précieux, nous avons besoin de couvrir celles des autres dans la mesure où l'église n'est pas mise en péril. En effet, il n'existe pas de service accompli dans la perfection de ce que Dieu voudrait. Dans nos relations, les risques de blesser, d'offenser, d'attrister par des paroles ou des attitudes sont réels. Il est donc nécessaire de passer par-dessus les imperfections, les maladresses, les oublis, les contrariétés, les approximations, les erreurs… en sachant qu'il convient de corriger, de rectifier, de chercher à grandir spirituellement pour que des progrès soient effectués.

La seule motivation efficace pour vivre une authentique et chaleureuse communion fraternelle est l'amour qui couvre les fautes. Prov 10 : 1.

Un scientifique a étudié la neige pendant des années et a été émerveillé, après avoir observé quantité de flocons, que chacun est différent des autres et absolument unique. De la même façon, chaque être humain est rigoureusement unique même si on peut remarquer des points de ressemblance sur le plan physique, moral ou spirituel. Chaque enfant de Dieu a besoin de réaliser qu'il est une créature aimée et voulue du Créateur, même s'il a subi l'indifférence, le rejet ou le mépris dès sa naissance.

Es 43 : 4; Jean 16 : 7; Thes : 16.

Ainsi, chacun doit être convaincu qu'il a sa place sur la terre, dans la société, dans l'église. L'objectif du passage terrestre est de rencontrer le Dieu souverain pour développer avec Lui une véritable intimité de cœur, une complicité dans l'amour et Le servir avec joie et consécration.

De plus, comme les flocons de neige, chaque personne est spécifique. Le chrétien est appelé à découvrir et à exploiter les richesses déposées en lui par le Créateur. Celles-ci sont nombreuses et variées : dons de l'Esprit, compétences et savoir-faire, facultés, talents dans le domaine humain, possibilités et facilités physiques. Ainsi, chaque enfant de Dieu a la possibilité de s'épanouir lorsque son potentiel d'expression est libéré. Il devient également une source de bénédictions en se donnant aux autres.

1 Pi 4 : 10

Il est donc important de ne pas effectuer de comparaisons malheureuses. Celui qui se compare à son prochain risque de se dévaluer, se déprécier, se dévaloriser : "je ne sais pas prier comme untel; je n'ai pas la facilité d'élocution de tel autre; j'aimerais pouvoir chanter comme la sœur; je ne suis pas capable de faire de l'évangélisation car je n'ai pas l'aisance du frère1 Rois 19 : 4". Il peut au contraire s'enorgueillir et mépriser les autres. Rois 10 : 16; 3 Jean 9.

Les différences dans l'église, grâce à la particularité de chaque membre, sont des richesses souhaitées et permises par le Seigneur. Il est impératif de cultiver dans le respect et la tolérance les notions de dépendance, de complémentarité, d'unité. On découvre ces qualités dans le fonctionnement du corps humain dont Paul se sert pour faire une démonstration. 1 Cor 1 : 14-31.. Lecture Esaïe 55 : 10.

Dieu, dans Son plan bienveillant, a choisi de communiquer Son salut à l'ensemble de l'humanité par le moyen de l'Eglise. Dans certains contextes, le Seigneur agit seul pour attirer les hommes à Lui et leur témoigner Son amour (apparitions angéliques, songes, visions…) Il pourrait se passer de Son peuple mais a décidé de l'utiliser pour Se glorifier. Mat 5 : 13-14; Act 1 : 8.

La neige est nécessaire à la nature, en fonction des régions, pour son développement, sa croissance, son équilibre. Le Seigneur n'a rien créé de superflu ni d'inutile. Un flocon tout seul n'est ni impressionnant ni très efficace. Par contre, lorsque les conditions météo favorisent de fortes chutes, le paysage devient différent et la terre est arrosée et préparée pour favoriser la croissance des cultures.

Un disciple agissant seul peut avoir un impact sur son entourage et être efficace pour amener les perdus à la connaissance de Jésus. Néanmoins, à l'échelle d'une ville, d'une région, d'un pays, c'est l'action conjuguée de multitudes de chrétiens consacrés qui est performante pour conduire au salut. Plusieurs enfants de Dieu zélés et unis ressemblent alors à des flocons qui fertilisent la terre.

Au niveau local, l'idée est la mise en commun des talents et des énergies pour arroser les cœurs desséchés, vides, en détresse afin que des hommes et des femmes rencontrent Jésus la seule source d'eau vive qui désaltère. Jean 7 : 37. Lorsque des chrétiens agissent de concert comme les flocons tombent ensemble sur le sol, la semence de vie est propagée, des cœurs sont touchés et le Seigneur intervient par Son Esprit. Act : 47; 9 : 31.

L'évangélisation concerne l'ensemble de l'église et non pas une élite. Elle est un aspect de la vie personnelle du chrétien comme un programme de l'assemblée en tenant compte des capacités différentes de chacun. Le Seigneur nous invite à être audacieux, inspirés, à prendre des initiatives pour toucher nos contemporains tout en ayant l'assurance que c'est le Maître de la moisson qui assure la croissance de la semence. 1 Cor 3 : 6-7; 15 : 58.

4) LA NEIGE A UN POUVOIR FERTILISANT

. L'église est alors dans une phase de croissance.

3) CHAQUE FLOCON EST UNIQUE.

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