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Le rocher est juste

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Le rocher est juste

Si Dieu est notre rocher, il doit être juste. Un Rocher injuste est un mirage. La chose même qu’une pandémie mondiale ébranle, c’est notre confiance dans la justice, la sainteté et la bonté de Dieu. S’il n’est pas juste dans cette situation, nous n’avons pas de Rocher. 

Nous devons donc nous demander : « Qu’est-ce que la sainteté, la justice et la bonté de Dieu ? » Car si nous ne savons pas ce qu’elles sont, comment saurons-nous si cette pandémie les a fait s’effondrer ? Ou, au contraire, comment saurons-nous si elles constituent les fondements éternels du Rocher qui nous sauve ? 

Ce que nous verrons, c’est que la Bible dépeint la sainteté, la justice et la bonté de Dieu non pas comme des éléments identiques, mais comme des éléments qui s’imbriquent les uns dans les autres. Commençons par la sainteté de Dieu. Qu’est-ce que c’est ? 

UNE VALEUR TRANSCENDANTE ET INFINIE 

La signification originale du mot « sainteté » dans l’Ancien Testament est d’être mis à part – différent et séparé de l’ordinaire. Lorsqu’on l’applique à Dieu, cette séparation implique qu’il est dans une classe à part. Il ressemble à un diamant unique en son genre et d’une valeur suprême. Nous pouvons utiliser le mot transcendant pour désigner ce type de séparation divine. Dieu est tellement distinct qu’il transcende toute autre réalité. Il est au-dessus de tout et a plus de valeur que tout. 

Lorsque Moïse a frappé le rocher au lieu de lui parler de la manière que Dieu lui avait dit, l’Éternel l’a réprimandé ainsi : « Vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël » (Nombres 20.12). En d’autres termes, Moïse a traité Dieu non pas comme un Être exceptionnel et suprêmement digne de confiance, mais comme une autorité humaine parmi tant d’autres qui pouvait être ignorée. Ou encore, dans Ésaïe 8.12-13, Dieu dit à Ésaïe : « Ne craignez pas ce qu’il [le peuple] craint, et ne soyez pas effrayés. C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, c’est lui que vous devez craindre et redouter. » Autrement dit, ne placez pas la crainte de Dieu dans la même catégorie que toutes vos peurs et vos craintes ordinaires. Craignez-le d’une manière totalement distincte et unique – d’une crainte révérencieuse et transcendante. 

Par conséquent, la sainteté de Dieu est sa transcendance infinie et sa valeur supérieure à toute autre chose. Il se situe dans une classe à part. Ce qui signifie que son existence ne dépend de rien d’autre. Il existe par lui-même. Il n’a donc besoin de rien et ne dépend de rien. Il est complet et parfait. Par conséquent, il possède la plus grande valeur qui soit en tant que source de toute réalité et de toute valeur. 

AU-DESSUS DE TOUT, MAIS PAS SOLITAIRE 

La supériorité infinie de Dieu ne signifie pas qu’il est un esprit solitaire et dépourvu d’amour. La doctrine historique de la Trinité est entièrement biblique. Dieu existe en tant que trois Personnes divines. Mais ces trois Personnes sont un, c’est-à-dire qu’elles ne forment qu’une seule essence divine. Il n’y a qu’un seul Dieu, pas trois. Ce Dieu unique existe toutefois dans une mystérieuse et véritable unité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit – chacun d’eux étant éternel. Chacun d’eux étant vraiment Dieu. 

Ainsi, la sainteté de Dieu – sa valeur et sa grandeur transcendantes – ne signifie pas qu’il est solitaire et dépourvu d’amour dans sa supériorité infinie. Dieu le Père connaît et aime le Fils parfaitement, complètement, infiniment (Marc 1.11 ; 9.7 ; Colossiens 1.13). Dieu le Fils connaît et aime le Père parfaitement, complètement, infiniment (Jean 14.31). Le Saint-Esprit est l’expression parfaite, complète et infinie de la connaissance et de l’amour qu’ont le Père et le Fils l’un pour l’autre. 

En quoi cela est-il important ? Parce que cette parfaite communion trinitaire est essentielle à la plénitude, à la perfection et à la complétude de Dieu. Elle est essentielle à sa valeur, à sa beauté et à sa grandeur transcendantes, c’est-à-dire à sa sainteté. 

LA SAINTETÉ EST IMBRIQUÉE DANS LA JUSTICE 

Il manque une dimension à cette description de la sainteté de Dieu. La Bible parle de la sainteté de Dieu non seulement en ce qui concerne sa transcendance, mais aussi relativement à sa moralité. Être saint, ce n’est pas seulement être distinct et transcendant, c’est aussi être juste. 

Cela nous oblige donc à nous poser une question qui aura de grandes répercussions sur la façon dont nous considérons le coronavirus par rapport à Dieu : Puisque la justice suppose que l’on fait ce qui est juste, et que, pour faire ce qui est juste, il faut se conformer à une certaine norme de justice, à quelle norme la justice de Dieu se conforme-t-elle ? Avant la création, il n’y avait pas de normes en dehors de Dieu. Il n’y avait rien en dehors de lui auquel il devait se conformer. Avant la création, Dieu était la seule réalité. Donc, lorsqu’il n’y a que Dieu, comment définir ce qui est juste pour Dieu ? Autrement dit, comment la sainteté de Dieu peut-elle englober non seulement sa transcendance, mais aussi sa justice ? 

Voici la réponse : la norme de la justice de Dieu est Dieu. Le principe biblique fondamental est le suivant : « Il ne peut se renier lui-même » (2 Timothée 2.13). Il ne peut pas agir d’une manière qui nierait sa propre valeur, sa beauté et sa grandeur infinies. C’est la norme de ce qui est juste pour Dieu. Cela signifie que la dimension morale de la sainteté de Dieu – sa justice – est son engagement inébranlable à agir en accord avec sa valeur, sa beauté et sa grandeur. Toute affection, toute pensée, toute parole et tout acte de Dieu seront toujours conformes à la valeur et à la beauté infinies de sa plénitude transcendante. Si Dieu devait contredire sa valeur, sa beauté ou sa grandeur, ce ne serait pas juste. La norme ultime serait brisée. Il serait alors injuste. 

LA JUSTICE EST IMBRIQUÉE DANS LA BONTÉ 

La bonté de Dieu n’est pas identique à sa sainteté ou à sa justice, mais elle est imbriquée dans les deux dans la mesure où sa sainteté déborde de bonté, et où sa justice guide son effusion. Elles ne se contredisent jamais. 

La bonté de Dieu représente sa disposition à être généreux – à faire ce qui bénit les êtres humains. La plénitude et la perfection transcendantes de Dieu – sa sainteté – sont comme une fontaine qui déborde. C’est pourquoi il est dis- posé à être généreux. Comme Dieu n’a aucun besoin, il n’exploite jamais les autres pour compenser une quelconque déficience en lui-même. Au contraire, l’impulsion de sa nature est de donner, et non de recevoir. « Il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses » (Actes 17.25). 

Sa bonté n’est toutefois pas dissociée de sa justice. Elle n’est pas conférée d’une manière qui nierait sa valeur, sa beauté et sa grandeur infinies. C’est pourquoi la justice de Dieu inclut un châtiment final ainsi que la bonté. Lorsque Dieu punira en envoyant en enfer ceux qui ne se seront pas repentis, il ne leur accordera pas sa bonté, mais il ne cessera pas d’être bon. Sa sainteté et sa justice régissent l’octroi de sa bonté. 

C’est pourquoi sa bonté se manifeste surtout envers ceux qui le craignent et qui se réfugient en lui. « Oh ! Combien est grande ta bonté, que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent, que tu témoignes à ceux qui cherchent en toi leur refuge » (Psaume 31.20). 

Une telle révérence et une telle foi ne gagnent pas la bonté de Dieu. Des pécheurs limités et totalement dépendants ne peuvent rien mériter de la part de Dieu. La bonté de Dieu envers les pécheurs est toujours gratuite et imméritée. Pourquoi, alors, Dieu est-il enclin à montrer son abondante bonté à ceux qui le craignent et se réfugient en lui ? C’est parce qu’une telle révérence et une telle foi montrent la valeur, la beauté et la grandeur de Dieu (Romains 4.20). Et, par conséquent, la justice de Dieu l’incline à soutenir de telles attitudes qui l’honorent. 

QU’EN EST-IL ALORS DU CORONAVIRUS ? 

Dans le chapitre suivant, nous nous tournerons vers la souveraineté du Dieu qui connaît tout et qui gouverne tout. Ce que nous avons vu jusqu’ici nous empêchera toutefois de sauter à la conclusion que l’empreinte de Dieu sur le coronavirus discrédite sa sainteté, sa justice ou sa bonté. Nous ne serons pas naïfs au point d’assimiler la souffrance humaine à l’injustice divine ou de conclure que Dieu a cessé d’être saint ou bon lorsqu’il gouverne son monde. 

Nous sommes tous pécheurs, sans exception. Nous avons tous échangé la gloire de la valeur, de la beauté et de la grandeur de Dieu contre des choses dont nous jouissons davantage (Romains 1.23 ; 3.23). C’est un déshonneur honteux pour Dieu, que nous le ressentions ou non. Nous méritons donc d’être punis. Le déshonneur que nous infligeons à la gloire de Dieu fait de nous des objets dignes de sa sainte colère. La Bible dit que nous sommes « par nature des enfants de colère » (Éphésiens 2.3). Ce qui signifie que Dieu serait saint et juste de nous refuser sa bonté. 

Le coronavirus, par conséquent, n’indique pas un manque de sainteté, de justice ou de bonté de la part de Dieu. Notre Rocher, en ces jours troublés, n’est pas injuste. Il ne cesse pas d’être saint. « Nul n’est saint comme l’Éternel il n’y a point de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2.2). Notre Rocher n’est pas un mirage.

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