Pourquoi la souffrance ou bien pour quoi la souffrance ?

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Pourquoi la souffrance ou bien pour quoi la souffrance ?

Cher(e) Mon ami(e),

"Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse ? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse ?" (Jérémie 15.18).

Pourquoi la souffrance ? Le prophète Jérémie, il y a près de trois mille ans, se posait déjà cette question. N’est-ce pas également la question que se posent tous les hommes sur cette terre ? Ceux qui croient en un Dieu vont même jusqu’à se demander : "Pourquoi, si Dieu est bon, permet-il la souffrance ? Pourquoi, s'il est tout puissant, n'arrête-t-il pas la guerre ? Pourquoi permet-il que des enfants innocents meurent de faim, naissent handicapés…". D’une manière plus personnelle certains disent "Pourquoi a-t-il permis que cela m'arrive ? Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?" Nous pourrions multiplier à l’infini les "pourquoi" et cependant n’avoir aucune réponse satisfaisante. En toute humilité nous devons reconnaître que nous n’avons pas de réponse absolue à nos "pourquoi". La souffrance est certes une conséquence directe de la chute, mais elle reste en partie mystérieuse. Nous avons, au cours des jours précédents, essayé de donner quelques réponses à nos "pourquoi", mais il se peut que nous restions encore sur nos questionnements.

La souffrance a fait couler beaucoup d'encre. J’aime bien ce que l’académicien Paul Claudel a écrit à ce sujet : "Dieu n'est pas venu pour supprimer la souffrance, il n'est même pas venu pour l'expliquer, il est venu pour la remplir de sa présence."

A nos "pourquoi" sans réponse, Dieu répond par des "pour quoi ?" Pour quel but, pour quel objectif, pour nous amener où, pour faire quoi dans nos vies et dans la vie des autres au travers de nos vies ? Ainsi au lieu de lancer des "pourquoi" incessants vers le ciel, regardons vers notre cœur et posons-nous cette question : Pour quoi ?

Que veux-tu que j’apprenne Seigneur ? Que veux-tu faire en moi ? Quelle leçon dois-je tirer de ces circonstances négatives et douloureuses ? Que puis-je faire de constructif dans ce chemin de douleur ?

Un conseil pour ce jour :
N’oublions jamais que Dieu partage aussi nos souffrances, qu’il est avec nous, près de nous, c’est ce que proclamait David : "Quand je marche dans la vallée de l’ombre et de la mort, tu es avec moi, ta houlette et ton bâton me rassurent" (Psaumes 23.4).

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