Relations, relations, relations

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Relations, relations, relations

Bonjour Mon ami(e) !

Hier, j’ai insisté sur le mot relation. Nos aînés, chrétiens plus âgés, hésitent à adopter l’expression « relation d’aide » et utilisent souvent les termes, « cure d’âme » pour décrire le soin apporté aux personnes en difficultés ou encore « accompagnement spirituel », « conseil personnel ». Bien que ces termes puissent être synonymes de relation d’aide, ils font abstraction de la notion de relation qui est si importante lorsque nous aidons quelqu’un.

La relation met en perspective les rapports entre les individus. Or, dans le présent contexte, il faut être conscient non seulement de l'action de Dieu, mais aussi de l'implication des gens les uns par rapport aux autres. Avez-vous remarqué que l’expression «les uns les autres» apparait 35 fois dans le Nouveau Testament. La plupart du temps de façon positive, mais aussi en d’autres occasions de façon assez négative. L’Église primitive mettait une certaine emphase sur les relations. De ce fait, des communautés se réunissaient dans les maisons et, en particulier dans les temps de persécution, se supportaient mutuellement. L’église n’aurait pas pu survivre sans ces liens tissés très serrés.

Prenez quelques instants pour répondre à cette question suivante : est-ce que vous vous confieriez à n’importe qui ?

Évidemment, j’imagine que votre réponse est un NON bien affirmé. Pourquoi ? La réponse est bien simple et est partagée par tous les êtres humains sans exception : nous avons peur ! Peur du regard et du jugement de l’autre, peur du rejet. Nous avons également peur que la personne ne nous respecte pas et qu’elle divulgue tout ce que nous lui avons confié.

Cette peur est non seulement de l’autre, mais de nous aussi. Nous avons peur de dire ou d’exprimer ce que nous ressentons et de révéler ainsi nos zones sensibles. Nous avons peur de pleurer. Nous nous sentons vulnérables. Dans ces moments, il est plus facile de se retourner sur soi-même et de s’isoler avec ses problèmes. Voilà pourquoi, encore une fois, chercher de l’aide est un acte de courage.

Il en de même pour les gens que nous aidons. Cela ne se voit pas toujours avec évidence, mais tout au fond d’eux-mêmes ils éprouvent les mêmes sentiments que nous éprouverions si nous étions à leur place. Une personne qui veut aider doit être sensible aux vécus réels de ces personnes. Voilà pourquoi, lors de l’établissement, il doit se manifester 3 choses importantes :

Démontrer de la compassion Exprimer le respect Inspirer la confiance

Je me souviendrai toujours de cette dame qui s’était présentée à moi. Elle était à la mi- cinquantaine et son fils s’était suicidé quelques semaines auparavant. Elle connaissait le Seigneur depuis longtemps et avait tenté d’élever sa famille chrétiennement, malgré un mari incroyant. Et voilà qu’au cœur de l’adolescence, son fils s’était pendu par suite d’une peine d’amour.  Son visage était marqué par la douleur. Ses yeux étaient bouffis par les pleurs.

Que dire dans ces moments-là ? Il n’y a rien à dire, sinon d’éprouver la compassion de façon à ce que la personne la perçoive, d’exprimer notre compréhension de manière mesurée puisque nous ne sommes pas à sa place et que nous devons respecter sa douleur. Enfin, tenter d’inspirer confiance que nous l’accompagnerons sur ce chemin du deuil et de la douleur.

Ainsi, l’amour que nous témoignons devient le pont entre Dieu et elle. Un proverbe africain dit qu’il n’y a pas de blessures que le ciel et un frère (une sœur) ne peuvent guérir. C’est tellement vrai !

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