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Le Père nous guérit des blessures de la sexualité

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Le Père nous guérit des blessures de la sexualité

Hier nous parlions de la restauration de notre sexualité en rapport aux péchés que nous avons commis, que ce soit contre notre propre personne ou les autres.

Aujourd’hui, parlons des blessures subies à cause de notre propre péché et surtout du péché des autres contre nous. Le péché sexuel est aussi horrible qu’un tsunami, qu’un violent ouragan. Quand nous sommes frappés, ça laisse des dégâts affreux dans notre vie.

Il existe des souffrances tellement affreuses et intolérables que nous n’osons à peine en parler. Le problème est là : nous nous enfermons dans le silence, restons muets. Suite à ces événements subis, nous allons continuer à vivre comme s’il ne s’était rien passé. La vérité est que, dans ces circonstances, nous ne vivons plus, nous survivons. Quelque chose est irrémédiablement détruit en nous. La blessure est là, certes cachée mais néanmoins présente. Si elle n’est pas soignée, comme pour toute blessure, elle s’infectera et causera des dommages terribles dans notre vie. Il est pourtant très difficile d’exposer ces faits à la lumière car il s’agit d’actes intimes profondément inscrits dans notre chair. Cependant, il faudra bien faire face un jour à la réalité. Si nous la fuyons, elle nous rattrapera tôt ou tard, au moment où peut-être nous ne nous y attendrons pas. C’est un peu comme le phénomène de la cocotte-minute : le couvercle est solidement scellé mais, à l’intérieur, le contenu est en ébullition. La soupape de sécurité se met à tourner en sifflant très fort et de la vapeur sort. On peut chercher à maintenir la pression aussi longtemps que possible en l’enfouissant, en vivant dans le déni. Mais voilà : un jour le couvercle cède et la cocotte explose. Son contenu saute dans toutes les directions et, du sol au plafond, la pièce est souillée. Le volcan est rentré en éruption. La lave est sortie du cratère, crachée des profondeurs de la terre. La situation est alors catastrophique. Les dégâts sont nombreux. Les réparations et le nettoyage prendront donc beaucoup de temps. 

La Bible nous dit qu’il existe un temps pour tout sous le soleil : un temps pour se taire mais aussi un temps pour parler. Maintenant est venu le temps d’ouvrir la bouche et de parler de ce qui nous fait si mal. Exprimons ce que nous ressentons. Crions à l’injustice, disons que nous avons mal, mettons des mots sur des maux. Ce n’est pas facile, je le sais mais Dieu nous aide dans cette démarche. Arrêtons aussi de nous culpabiliser et entendons cette vérité essentielle pour le commencement de la guérison : « vous êtes victimes, non responsables du mal que votre agresseur vous a fait, que vous avez subi ». En effet, le problème qui s’ajoute à cette souffrance est que nous nous en rendons souvent responsables ; nous nous en accusons, allant parfois jusqu’à nous en punir.

J’ose à peine écrire les mots qui suivent tellement ils sont douloureux : abus, viols, incestes. Les lire me donne des frissons et une bizarre impression d’envie de vomir. C’est tellement plus facile de les éliminer de notre vocabulaire avec leur signification et les réalités dramatiques qu’hélas ils représentent. La blessure a eu lieu. Le mal est fait. Peut-être l’action s’est-t-elle répétée ou bien s’est-elle produite une seule fois dans notre vie. Pourtant, à partir de ce moment-là, plus rien ne sera jamais comme avant.

Cette question me hante soudainement : qu’avons-nous fait de notre blessure ? Voici la vérité : dans cette circonstance, bien souvent, nous l’avons très certainement cachée, niée pendant si longtemps. Nous n’en avons pas pris soin. Nous n’avons pas nettoyé la plaie, pas mis de bandage, pas agit à temps pour nous sortir de là. Ces autres questions arrivent dans mon esprit : qu’avons-nous fait à partir de cette blessure ? Comment nous sommes-nous comportés ? Que nous sommes-nous dit à partir de là ? Ces interrogations ne sont pas seulement les miennes, elles ne m’appartiennent pas. Je les partage, ose les poser pour aider à réfléchir car nous avons forcément fait un choix quelconque pour nous protéger suite à l’agression. Était-ce le bon choix ? Nous ne sommes pas responsables du mal que les autres nous ont fait mais le sommes de ce que nous avons-nous-mêmes fait par la suite. Certainement que, sans trop nous en rendre compte, nous nous sommes enfermés, isolés et avons rendu notre blessure inaccessible aux autres, à ceux qui avaient le pouvoir de nous aider, de nous soigner. Il a fallu alors inventer des stratégies de survie, adopter des comportements particuliers pour camoufler le mal subi. Nous avons emprunté des chemins que nous pourrions qualifier de fausses routes parce qu’elles ne mènent à rien et surtout pas à la guérison.

A partir de la Parole de Dieu, réfléchissons à ce qui pourrait nous aider à trouver le chemin de la libération, de la délivrance. J’emploie ces deux mots volontairement parce que la blessure devient un véritable fardeau, un boulet que nous traînons derrière nous et qui s’alourdit de jour en jour. La délivrance pourrait concerner par exemple les pensées de vengeance que nous pouvons nourrir contre l’auteur de notre blessure ; la rancune, la haine, le ressentiment, etc. 

Il nous faut alors parler maintenant et vider notre cœur devant Dieu, nous entourer de personnes de confiance qui savent écouter, conseiller et surtout prier pour et avec nous…  

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