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Parlons des abus

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Parlons des abus

Il faut oser en parler même si c’est triste mais ça ne concerne pas que les autres. Nous pouvons être concernés à titre personnel ou connaitre des personnes qui l’ont vécu. En tout cas la Bible en parle. Je pense à un des fils de David qui a abusé d’une de ses sœurs. Voilà un inceste. Il y a ce qu’on subit dans l’enfance ou dans la vie adulte. Cela peut être juste un harcèlement, des humiliations, des provocations, des tentatives de toutes sortes et là je pense au jeune Joseph, harcelé par la femme de son maitre. Quoi qu’il en soit, si une personne concernée directement par le sujet lit cette série de message, qu’elle sache que Jésus est la solution à cette triste réalité.

Esaïe 6v4 : « Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, ils relèveront d’antiques décombres, ils renouvelleront des villes ravagées, dévastées depuis longtemps ». Les personnes abusées sexuellement ont été complètement détruites par leur agresseur. Le texte parle de rebâtir sur d’anciennes ruines et de relever d’antiques décombres. Cela montre que le travail de restauration commence souvent très longtemps après que le mal ait été fait. Notons les trois verbes : « rebâtir, relever et renouveler ». Telle est l’œuvre que le Seigneur accomplit en nous. Il rebâtit les dévastations du passé, guérit les cœurs brisés, répare les vies gâchées par le péché. Soulignons maintenant les mots « anciennes » et « antiques » ainsi que l’expression « depuis longtemps ». Avec le Seigneur il n’est jamais trop tard. Même après des années de souffrance, il est capable d’intervenir et de nous guérir.

Amos 9v11 : « En ce temps-là, je relèverai de sa chute la maison de David, j’en réparerai les brèches, j’en redresserai les ruines, et la rebâtirai comme elle était autrefois ». En ce temps-là ! Il existe un temps de Dieu pour chacun de nous. Cela peut être aujourd’hui.

Esaïe 51v14 : « Bientôt celui qui est courbé sous les fers sera délivré, il ne mourra pas dans la fosse, et son pain ne lui manquera pas ». Courbé sous les fers… La fosse ! Image de celui qui, au quotidien subit une forme de harcèlement constant de la part de son agresseur. L’espoir est là : « Bientôt… Il ne mourra pas… Son pain ne lui manquera pas ». « Bientôt » est ce mot auquel nous nous accrochons car il nous dit que le temps de Dieu approche et que son intervention va changer radicalement la situation.

Esaïe 51v22-23 : « … Tes oppresseurs, qui te disaient : courbe-toi et nous passerons ! Tu faisais alors de ton dos comme une terre, comme une rue pour ses passants ». Dieu défend les victimes et n’est pas indifférent à leurs souffrances. Il a vu, a été témoin de ces crimes et les auteurs devront en rendre compte, tôt ou tard. En tout cas, il se révèle à ceux qui souffrent. Le dos courbé qui sert de terre ou de route pour les passants me fait penser à quelqu’un sur qui des gens se sont allongés et on devine pour quoi ! C’est choquant mais Dieu ne nous a pas créé pour qu’une partie de notre corps serve de boulevard et d’objet de plaisir pour satisfaire les passions infâmes des pervers. L’œuvre de Dieu sera donc la délivrance des victimes de ces actes odieux et scandaleux. La victime doit reconnaitre qu’elle est effectivement victime, qu’elle n’a pas à se culpabiliser pour ce qu’elle a subi car elle n’en est pas responsable. Elle peut dire la parole qui libère, ouvrir son cœur, confesser qu’elle a mal. Dieu interviendra pour la consoler, l’encourager, faire son œuvre en elle… 

Définissons l’abus : c’est l’usage excessif ou injustifié de quelque chose, une exagération, un dépassement des bornes, des limites. L’abus sur une personne est considéré comme un crime, c’est un viol. La violence sexuelle survenant pendant l’enfance et l’adolescence peut être la cause de problèmes sexuels dans la vie adulte mais aussi d’anxiété, de dépression et de faible estime de soi plus tard dans la vie. Toute activité sexuelle forcée est un acte d’agression sexuelle et constitue donc un crime. La violence sexuelle n’est pas dictée par le plaisir mais par le désir de pouvoir. Celui qui agresse l’autre veut prendre le pouvoir sur lui et le dominer. C’est donc bien un acte de violence infligé de force qui entraîne des destructions. Si les blessures produites restent sans soins, elles vont s’infecter. L’abus est vraiment un fait qui a démoli nos frontières personnelles, nos sécurités. Il faut tout reconstruire. Cela prend du temps.

Entrons alors dans le processus de guérison en invitant Jésus à prendre possession de notre cœur, à régner sur notre vie. Confions-lui les clés de nos caves intérieures, de nos greniers, de nos chambres secrètes, des lieux dans lesquels nous avons cachés et enfouis toutes nos souffrances, nos peines, nos souvenirs douloureux. Il est à la porte et il frappe. Laissons-le entrer. Nous ne le regretterons jamais. Laissons la présence de Jésus pénétrer dans les endroits blessés comme les souvenirs, les émotions, les fausses croyances qui se sont formées autour de la blessure. Pour cela il faut avoir beaucoup confiance en lui, en sa compréhension de notre histoire, en son amour envers nous, en son désir de nous aider, en sa capacité à pouvoir nous en sortir.

Que le Seigneur nous aide aussi à refuser toute forme de dépendance sexuelle qui pourrait être de faux refuges et de nouvelles prisons…

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Lecteur TopMusic
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