Autorité et communion fraternelle

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Autorité et communion fraternelle

Bonjour Mon ami(e),

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle… » (Actes 2.42).

Si l’enseignement des apôtres constituait une base importante pour l’exercice de l’autorité, ce verset nous indique que la deuxième base sur laquelle l’autorité dans l’Église se manifestait, était celle de la communion fraternelle.
Certains pourraient se demander quel lien il peut y avoir entre l’exercice de l’autorité et la communion fraternelle. En fait, il est facile de le comprendre lorsqu’on considère l’exercice de l’autorité au sein de la famille. Dans une famille saine, où les relations mari femme, tout comme les relations parents enfants sont respectueuses, et chargées d’amour, l’autorité se vit et s’établit autour de l’amour et du respect que chacun porte à l’autre.
En l’absence de cet amour véritable et de ce respect mutuel, il pourra exister de la subordination, de la domination, de l’autoritarisme, de la manipulation, et parfois même de l’oppression ou de la violence.
Toutes ces formes déformées de l’autorité se retrouvent dans les institutions qui ont remplacé la communion fraternelle sincère par des systèmes hiérarchisés.

Si nous reprenons l’exemple des apôtres Pierre et Paul, qui ont à tour de rôle, et dans des circonstances différentes, exercé une forme d’autorité l’un sur l’autre, cela a pu fonctionner, sans crise majeure, tout simplement par le fait, de la communion fraternelle qui les liait dans le respect et l’amour.

Ainsi une femme qui est aimée et sécurisée par l’amour et le respect de son mari n’aura aucun mal à accepter l’autorité bienveillante de son mari sur sa vie.
De même si nous voulons être des disciples par lesquels l’autorité se manifeste dans l’Église, il est indispensable que nous cultivions l’amour fraternel. L’autorité selon Dieu trouve sa place dans l’Église, grâce à la communion fraternelle, mais jamais dans la subordination.

Dans l’épître aux Philippiens, nous sommes informés qu’une réelle tension existait entre deux collaboratrices de Paul et de ses compagnons d’œuvre (Philippiens 4.2-3). Evodie et Syntyche traversaient une crise relationnelle tendue.
Pour que cette situation soit réglée, nous voyons que l’apôtre préconise le chemin de l’amour fraternel. Il s’abstient de toute mesure coercitive, il n’impose pas la soumission, il demande qu’un travail de restauration de la communion soit effectué. Il n’impose pas, à ces deux personnes de se réconcilier, au nom de son titre apostolique, il les exhorte à se retrouver sur le terrain de la communion.

Lorsque la relation au sein d’une communauté, entre les pasteurs et les disciples, ou entre les disciples, est tendue, ce ne sont pas des mesures autoritaires qui vont régler durablement ces tensions, mais le développement d’une saine communion fraternelle.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, toi qui as prié pour que tes disciples soient un, donne-moi d’être un artisan de paix, et de réconciliation. Que l’amour fraternel sincère balaye toute forme d’autorité malsaine. Amen !

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