Ce qui caractérise la pensée de groupe

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Ce qui caractérise la pensée de groupe

Bonjour Mon ami(e),

“Étant parti de là, Jésus entra dans la synagogue. Et voici, il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche. Ils demandèrent à Jésus : Est-il permis de faire une guérison les jours de sabbat ? C’était afin de pouvoir l’accuser … Combien un homme ne vaut-il pas plus qu’une brebis ! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat. Alors il dit à l’homme : Étends ta main. Il l’étendit, et elle devint saine comme l’autre. Les pharisiens sortirent, et ils se consultèrent sur les moyens de le faire périr” (Matthieu 12.9/14).

Ce texte de l’Écriture nous montre, qu’au sein du groupe religieux des pharisiens, il y avait une pensée qu’ils partageaient sans la remettre en cause : l’observation stricte du sabbat. Jésus, au sein du monde juif auquel il appartient, va proposer une nouvelle approche de la pratique du sabbat. Jésus aurait pu guérir ces malades un autre jour. Pourquoi a-t-il choisi ce jour ? Parce qu’il voulait provoquer une réflexion au sein du groupe des pharisiens. L’observation du sabbat en était arrivée à annihiler la loi supérieure de l’amour du blessé, du malade, du faible. Certes la loi du respect du sabbat était inscrite dans les dix commandements, mais la lecture qu’ils en faisaient était tellement rigide qu’ils en oubliaient la loi de la miséricorde. Le groupe des pharisiens était unanime dans l’interprétation qu’ils faisaient du texte biblique. Jésus introduisant une nouvelle lecture du texte biblique devient dangereux pour le groupe. C’est pourquoi ils veulent l’éliminer, le faire périr.

Nous pouvons transposer cette pression qui existait au sein de ce groupe religieux à toutes sortes de pressions au sein de communautés contemporaines. Supposons que dans une église évangélique les personnes se recueillent et prient assises sur leur chaise et qu’un des membres se mette spontanément à genoux, ou bien debout, pour prier, il peut alors paraître comme suspect.
Si l’un des “gardiens” du groupe considère ce comportement comme inacceptable, il va accuser d’orgueil la personne qui a agi d’une manière différente. Il va rassembler autour de lui une large majorité du groupe, il va vouloir que la personne en question reconnaisse qu’elle a eu tort d’agir ainsi et si elle ne le reconnaît pas il va monter le groupe contre cette personne, générant ainsi une attitude de rejet.

La pensée unique, lorsqu’elle fonctionne dans un groupe, devient une puissance de manipulation extrêmement pernicieuse. Jésus n’a pas accepté cette pression de la part des religieux, il a gardé sa liberté de pensée. L’unité de pensée, différente de la pensée unique, ne doit pas provenir d’une pression exercée par un groupe mais doit être le résultat d’une action du Saint-Esprit.

Un conseil pour ce jour :

Si dans une communauté religieuse quelle qu’elle soit, votre liberté de penser différemment est remise en cause, et que vous êtes mis à l’index, c’est qu’il existe une forte pression à tendance sectaire.

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