Histoire de puits

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Histoire de puits

Bonjour Mon ami(e),

“Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité.” (Genèse 26.4).

Après qu’Ésaü ait vendu son droit d’aînesse, nous entrons dans le chapitre 26 du livre de la Genèse, dans lequel, Jacob n’est jamais mentionné. Or, ce passage couvre une période de vie d’environ vingt ans. Que fait Jacob pendant ce temps ? Selon toute vraisemblance, il connaît une vie de nomade au rythme des déplacements d’Isaac, son père.
Il va voir et partager ce que vit son père. Pour fuir la famine, la famille ira à Guérar, chez les Philistins. Là, l’Eternel va apparaître à Isaac, et la promesse faite à Abraham lui sera renouvelée. Jacob espère, maintenant qu’il a le droit d’aînesse, que cette bénédiction passera aussi par lui.

Jacob sera le témoin du mensonge de son père, auprès d’Abimélec, concernant Rebecca. Même si le péché des autres n’est jamais une excuse à nos propres fautes, Jacob ne trouvera-t-il pas dans ce contre-exemple une justification à ses futurs mensonges ?
Jacob sera également le témoin de la persévérance de son père à creuser de nouveaux puits, au fur et à mesure qu’ils doivent s’éloigner du territoire des Philistins. L’occasion est offerte à Jacob de réfléchir sur les risques qu’il y a à vouloir creuser des puits sur le territoire ennemi. A deux reprises, Isaac est obligé d’abandonner les puits qui ont été creusés. Les puits : “Esek” (c’est à dire “dispute”), et “Sitna” (c’est à dire “ennemi”) seront rendus aux Philistins. Que d’énergie perdue ! Que de disputes qui auraient pu être évitées, si Isaac était allé plus loin, dès le départ !

L’eau du puits est le symbole de la Parole, et de la Parole faite chair, c’est-à-dire : Christ. Chercher Christ, tout en demeurant sur le territoire de l’ennemi, c’est courir le risque d’entrer dans des conflits stériles, qui en plus nous éloignent de la source.
Ce n’est que lorsqu’ils sont sortis du territoire des Philistins qu’ils ont creusé des puits que plus personne ne pouvait leur ravir. Le puits “Réhoboth” (c’est à dire “être au large”) sera un tournant capital dans le pèlerinage d’Isaac et de sa famille. Ainsi, Jacob va apprendre que pour être au large, il faut éviter la compromission.
Le dernier puits que va creuser Isaac, c’est celui de Beer-Shéba. C’est le puits du serment. Là, le roi des Philistins vient sceller la paix avec Isaac. Là, Abimélec reconnaît que Dieu est avec Isaac. Quelle merveilleuse leçon pour Jacob ! Il va voir de ses yeux, que lorsqu’on fuit la dispute et le conflit, que l’on quitte le terrain de la compromission, Dieu dispose favorablement même nos ennemis.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, que je sache retenir les leçons que tu as données à Jacob ; je veux me garder de la compromission pour que mon âme soit au large. Amen !

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