La simplicité dans l’Église

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La simplicité dans l’Église

Bonjour Mon ami(e),

“Ils étaient chaque jour ensemble au temple, ils rompaient le pain… avec joie et simplicité de cœur” (Actes 2 :46).

Lorsque nous parcourons le livre des Actes, et les épîtres, nous pouvons observer que l’Église primitive exprimait sa foi, vivait sa foi, dans la simplicité, comme le souligne le verset de ce jour.

La simplicité de cœur leur évitait de tomber dans des formes religieuses sclérosées, dans des rituels immuables, dans un formalisme paralysant, ils vivaient la foi avec simplicité de cœur. Le protocole n’existait pas, bien qu’un réel respect unissait les croyants.

Comment se faisait le partage du pain ? Fallait-il attendre le top départ d’un ecclésiastique dûment reconnu ? Fallait-il le faire au début du rassemblement, au milieu, à la fin ? Rien ne nous est dit à ce sujet si ce n’est qu’ils le faisaient dans les maisons et avec simplicité de cœur. Quand nous voyons comment Philippe a baptisé l’eunuque Ethiopien dans Actes 8 :36/38, nous sommes émerveillés par la simplicité de la scène. Pas de local, pas de temple, pas de lieu de culte où aller, pas de pasteur ordonné pour faire ce baptême (Philippe était un diacre évangéliste), pas de chorale ni de musique spéciale, pas de longue préparation au baptême, pas de conditions particulières concernant la vie privée de cet homme, pas de cérémonie liturgique. Tout est spontané, naturel et simple. Les seuls éléments nécessaires étaient la foi au Christ, et la présence de l’eau. Quelle simplicité !

Certes il faut de l’ordre et de la bienséance, mais on peut se demander si à la longue la liturgie n’a pas remplacé la simplicité et la spontanéité du début ?

Les règlements ont été établis pour éviter des abus et des dérives, mais tout cela nous a éloignés de la simplicité et nous a fait tomber dans un péril extrême : l’absence de vie ou une vie sclérosée.

Une de mes petites filles me disait dernièrement : “Je suis allée dans la maison de ma voisine, mais tout était si bien rangé, si propre qu’on voyait qu’il n’y avait pas de vie, ça sentait la mort !”

Lorsque la simplicité fait défaut, nous perdons la liberté d’expression dans la prière, dans la louange, dans la manifestation des dons spirituels. L’absence de simplicité enlève la possibilité d’une libre participation de tous. Un groupe de louange, un prédicateur… doivent être des instruments qui favorisent l’implication de tous. Leur rôle n’est pas de monopoliser le service mais de créer un climat de simplicité qui permet à chacun d’être acteur et non spectateur.

La simplicité nous est demandée par Jésus : “Soyez simples comme des colombes” (Matthieu 10 :16).

Un conseil pour ce jour :

Église de Jésus ne te laisse pas enfermer dans des règlements dogmatiques ou religieux paralysants mais vis dans la simplicité, car c’est à cela que tu as été appelée.

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